dimanche 21 août 2022
Biens temporels contre biens célestes
vendredi 19 août 2022
Plus léger que l'air
n’aurait pas démentie, et dont les gagnants ont été les plus rapides : les avions. Mais pas seulement. Sans doute ont-ils aussi été victimes des circonstances, le cataclysme du régime Nazi auquel Von Zeppelin et ses successeurs s’étaient clairement opposés, l’accident (ou le sabotage) du Hindenburg à son arrivée dans le New-Jersey en 1937, et la 2ème guerre mondiale au sortir de laquelle la monde avait changé.
lundi 15 août 2022
Douceur Slovène
Tout juste descendu des nuées d’altitude des Dolomites, nous rejoignons Lubiana, capitale de la Solvénie, où nous enfourchons nos vélos pour une découverte de la ville en musardant (pas tout à fait) au hasard.
charme agit et l’on se laisse porter par l’atmosphère de cette ville (et de ce pays) qui, bien que modeste et discret, aurait sans doute à nous apprendre sur une certaine manière du bien vivre ensemble, cette valeur essentielle qui semble s’évanouir dans les fractures de notre société peut-être trop gâtées pour simplement se rendre compte de la chance de vivre dans une « grand pays » comme le nôtre.
vendredi 12 août 2022
Le 8ème jour Dieu créa Les Dolomites
Randonner dans les Dolomites est une expérience sensorielle dont je doute pouvoir vous restituer toute l’intensité, tant elle est puissante du point de vue esthétique qu’émotionnelle.
Partir au petit matin permet de profiter de la caresse des premiers rayons du soleil et de leur incroyable mise en lumière du chef œuvre naturel qui nous attend. Se lever tôt, prendre un café et démarrer sans tarder dans la fraîcheur d’altitude. Le corps se met doucement en mouvement, stimulé par la marche d’approche engagée nous conduisant à près de 3000 m vers les "Tre Cime di Lavaredo", merveilles géologiques de ces montagnes crayeuses dont l’érosion a sculpté les massifs en une multitude de cimes acérées comme des flèches de cathédrales.
Sur 360°, entre ombre et lumière les
reliefs se superposent tel les décors d’un théâtre géant. Les masses calcaires
illuminées par les premières lumières prennent alors les couleurs chaudes du
levant, tandis que les nuages vaporeux qui s’y accrochent ajoutent un mystère
presque surnaturel au panorama.
On ne sait plus où donner de la tête tant il y a voir. Tout semble si parfait avec l’ascension de l’astre du jour qui fait tourner les ombres en dissipant les dernières brumes matinales...
Nous franchissons un petit col ouvrant la perspective sur les les 3 cimes. Telles les tours d’un château fort elle se dressent face nous, majestueuses, dominant le paysage de leur masse imposante dans un équilibre parfait.
La course se poursuit de refuge en refuge. Comme de la neige légère ajoutant une touche de poésie au paysage, des crêtes s’écoulent
l'érosion calcaire formant des congères dans les cicatrices rocheuses. Plus loin l’artiste
a posé un lac émeraude reflétant les nuages, nouvelle perspective
inattendue au tableau. S’arrêter pour admirer. Subjugués par tant de beauté on
en perd la notion du temps. Seul l’instant compte, suspendu par la puissance
esthétique de cet environnement unique. On ne parle pas. Et d’ailleurs que
pourrait-on (se) dire ?
Reprendre la progression vers un petit col où a été installé un mât soutenu par 3 haubans ornés de drapeaux à prières dispersant leurs songes vers l’univers. Impossible de ne pas s’y arrêter pour rendre grâce à cette nature et au moment qui nous est offert.
Le soleil est maintenant haut dans l’azur d’un bleu profond. L’indigo unique des montagnards et des aviateurs qui ont la chance de le voir à chaque vol lorsque l'avion transperce la couche nuageuse.
Quel jour sommes-nous ? Quelle heure est-il ? Tout cela n’aurait plus d’importance si nous ne devions reprendre bientôt le cours habituel de nos existences.
mercredi 10 août 2022
Dolce Vita
lundi 8 août 2022
Gratitude
dimanche 7 août 2022
La fin du monde...
vendredi 5 août 2022
Du Matrimandir à l'Abbatiale de Conques...
A peine remis de nos pérégrinations Indiennes que nous voilà repartis pour un road-trip Européen à bord de notre fabuleux Gemini (camion de voyage aménagé sur base Mercedes Sprinter 4x4. Une merveille pour les ballades au long cours en totale autonomie...)
Comme un fait exprès, la première étape nous fait arriver à Conques, où un ami nous attend pour une visite de l’Abbaye, haut lieu des chemins de Compostelle, nichée dans l’Aveyron au creux de l’étroite vallée du Dourdou.
La porte principale de la solide abbatiale de pierres rouges donne sur une petite place pavée circulaire autour de laquelle s’enroulent de jolies maisons moyenâgeuses à colombage. L’unité architecturale simple et remarquable a été préservée de l’outrage du temps. Et il ne fait aucun doute qu’aujourd’hui encore les bâtisseurs retrouveraient l’esprit de leurs constructions. Imaginer revoir l’arche de la Défense dans son environnement à « l’identique » en l’an de grâce 2922...
Si l’abbatiale construite sur 8 générations est en tant que telle remarquable, le tympan – sculpture ornant sa porte principale – est un rare chef d’œuvre qui nous plonge en deux dimensions dans la mythologie profonde de la chrétienté : de gauche à droite « le bien » et « le mal » représentés par les saints élus au paradis et les damnés de l’enfer. De bas en haut le passé et l’avenir. Et bien sûr Jésus, Dieu le rédempteur bienveillant, au-dessus de tout.
Comme un miracle, cette sculpture d’une remarquable précision a traversé les siècles sans une égratignure. S’y dégage une vraie joie, comme dans une bande dessinée simple et expressive à l’attention des pèlerins de passage pour la plupart illettrés. Juste regarder pour comprendre l’histoire illustrée et colorisée - dont il reste d’ailleurs encore quelques traces polychromes - avant d’entrer dans le lieu de culte. Aujourd’hui exposée dans une annexe sécurisée, y trônait en majesté la statue-reliquaire de Sainte Foy. L’impression devait être tout à fait saisissante. Depuis la jolie place claire inondée de soleil, on entrait dans la pénombre de l’imposante abbatiale. Par différence il y faisait presque noir. On avançait religieusement entre les hautes piles, le regard très certainement aimanté par la statue en or rehaussée de pierre précieuses scintillantes sous le faible éclairage de bougies en appoint des rayons lumineux tombant des vitraux.Que pouvaient ressentir ces pèlerins devant tant de magnificence ? Eux qui pour la plupart vivaient dans de rudes conditions sans la moindre idée des beautés du vaste monde.
De tels moments ne pouvaient que conforter leurs croyances, cette foi chrétienne prônée par un clergé qui, à l’époque, en récoltait pleinement les fruits par le truchement d’un modèle économique parfait : se faire payer les peines de la vie terrestre contre l’assurance du paradis.