Ce n’est pourtant pas faute de nous
en avoir rabattu les oreilles, obscures conjectures s’appuyant sur un codicille
Maya – nombres magiques extraient de la conjonction de leurs deux calendriers et
correspondant parait-il au 21 décembre 2012 – ténébreuse prédiction reprise à
bon compte par quelqu'oiseau de mauvaise augure pour annoncer l’apocalypse.
Et quel buzz pour une histoire à
laquelle personne n’a vraiment cru, sauf peut-être quelques illuminés subjugués
par ce funeste oracle !
Cela me fait un peu penser aux contes
que l’on raconte à nos têtes blondes, des histoires de loups, d’ogres et autres
dragons mangeurs d’enfants qui les font frissonner dans les bras protecteurs des
parents à l’heure du couché. Comme si, avec ces histoires de fin du monde, nous
les humains, avions besoin de cette émotion collective pour nous rapprocher, nous
réchauffer, nous sentir vivre ensemble dans un monde instable au futur par
définition incertain.
Alors on se raconte des fictions de « grands »
qui, sous des airs pseudo-scientifiques, relayées par des réseaux sociaux
friands de ce type de rumeur universelle, parcourent notre petite planète comme
un grand frisson.
Mais pourquoi est-ce type d’histoire qui, monté en épingle, joue sur nos peurs plus ou moins conscientes alors
qu’il y a tant de choses positives à envisager ?
Imaginez un peu ce que pourrait devenir
le monde si nous relayions principalement les bonnes nouvelles plutôt que d’envisager
le pire ?
Et là vous vous dites peut-être que la période de fêtes me tape un peu sur le système... Pourquoi pas,
mais j’aime ces moments un peu particuliers où les femmes et
les hommes se retrouvent pour passer un moment ensemble autour de belles
valeurs universelles.
Alors joyeux Noël à tous !
Au
fait, la prochaine prédiction de fin du monde est annoncée pour le 13 avril
2036, et porte le nom d’Apophis – Dieu maléfique de la mythologie Egyptienne –
un astéroïde géocroiseur qui menacerait la terre.
Brrr…