De retour vers Stonetown, nous croisons un marché au plastique, couleurs vives des innombrables articles ménagers bas de gamme « made in China ».
Plus loin un chantier naval de construction de felouques où s’exercent encore des savoir-faire ancestraux de charpentiers de marine.
12h30 : Flo et moi sommes attablés au café Livingstones donnant sur la plage d’embarquement-débarquement de Stonetown où, en continu, d’énormes cargo-barges chargent et déchargent produits manufacturés et denrées nécessaires aux habitants de l’île. Désordre indescriptible mais pour tout dire très distrayant. Le clou du « spectacle » est lorsqu’il s’agit de faire monter ou sortir des véhicules sur les bateaux. Imaginez la scène : les barges sont littéralement posées sur la plage, proues abaissées en de large plateforme d’accès. De l’autre côté, en haut de la plage, les conducteurs partent plein gaz vers la gueule béante sensée les recevoir, et restent immanquablement plantés à quelq
Flo qui n’y tient plus se lève de sa chaise prête à prendre la direction des opérations en déclarant tout de go a qui veut l’entendre :
- Franchement il n’y aurait qu’à mettre quelques plaques métalliques de l'armée !
(Pourquoi pas Chérie, mais où est l'armée ? Heureusement que personne ne comprend, nous sommes en pays anglophone…)
Puis d’ajouter un peu laconique :
- Après tout ils s’y mettent tous seuls dans la m…
(Reconnaissons ici la touche très personnelle d'une grande spécialiste du "désablage" devant l'éternel...)
Un gars du coin qui regarde la scène se retourne vers moi tout sourire :
- No problem Sir, no problem!
L’Afrique a parfois des cotés qui échappent à notre logique rationnelle d’Européens.
…
Nous roulons vers le nord de l’île. Petite route en mauvais état pleine de « rustines » pour tenter de contenir l’épidémie de nid de poule qui ne sont d’ailleurs ici pas bien dodues.
Les villages se fond plus rares.
A notre droite une dense forêt de palmiers, tandis qu’à notre gauche nous apercevons la mer au détour des courbes du ruban de ma