<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076</id><updated>2012-01-31T20:12:06.474+01:00</updated><title type='text'>Carnets de Voyages</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>148</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-6746332648829931550</id><published>2012-01-26T04:27:00.005+01:00</published><updated>2012-01-31T20:07:51.791+01:00</updated><title type='text'>Réchauffement climatique</title><content type='html'>&lt;a href="https://encrypted-tbn2.google.com/images?q=tbn:ANd9GcQixH-xcD6bixYEtziGEjb6pe7DQkU9iHZRYKZqZn-E5p7cnEVHSQ"&gt;&lt;img alt="" border="0" src="https://encrypted-tbn2.google.com/images?q=tbn:ANd9GcQixH-xcD6bixYEtziGEjb6pe7DQkU9iHZRYKZqZn-E5p7cnEVHSQ" style="cursor: pointer; float: left; height: 196px; margin: 0pt 10px 10px 0pt; width: 299px;" /&gt;&lt;/a&gt;Partant de la maison sous la grisaille humide d’un jour de Janvier, alors que l’hiver n’avait pas encore démarrée – déjà le 20 et seulement un jour de gel depuis le début de l’hiver – je me faisais un plaisir de retrouver les paysages urbains hivernaux de ces grandes villes américaines où l’air glacé et vivifiant s’engouffre dans les larges avenues bétonnées entre les buildings de verre, et que la lumière froide se diffracte dans les vapeurs des bouches d’égout, étranges volutes telles la respiration d’un énormes dragon sous-terrain.&lt;br /&gt;Mais il n’en est rien.&lt;br /&gt;Comme si cette année, ici aussi le thermomètre ne voulait pas descendre. Et comme de notre côté de l’Atlantique, à Atlanta la température moyenne de Janvier atteint des records de chaleur pour la saison.&lt;br /&gt;Etrange sensation que de se promener ici en bras de chemise, dans un environnement minéral entièrement artificiel, où rien d’autre que la date du 25 Janvier ne peut indiquer que nous sommes en hiver : des enfants jouent sous les jets d’eau de "la Fontaine aux Anneaux" du « Centennial Olympic Park », les livreurs de Fedex en short, roulent porte coulissante de leur fourgon grande ouverte, et au Starbuck Café on entend les mêmes brèves de comptoir qu’au zinc du bar de Saint Macaire en Mauges :&lt;br /&gt;- Y’a plus de saison mon bon Monsieur… (en anglais évidemment)&lt;br /&gt;- Tu parles, la faute au réchauffement climatique…&lt;br /&gt;- T’as raison mon vieux !&lt;br /&gt;Et là je me permets d’en rajouter :&lt;br /&gt;- Surement à cause à tous ces « Spoutniks » qui ont percé l’atmosphère ; dans mon accent typiquement Frenchy…&lt;br /&gt;3 ou 4 paires d’yeux me tombent dessus et je me sens alors obligé de préciser :&lt;br /&gt;- Ben oui, les « Spouniks », les satellites Russes…&lt;br /&gt;- Sure, la faute aux Russes, confirme sans plus un doute l’un des gaillards en train d’engouffrer un énorme muffin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois tout est simple.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-6746332648829931550?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/6746332648829931550/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=6746332648829931550&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/6746332648829931550'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/6746332648829931550'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2012/01/rechauffement-climatique.html' title='Réchauffement climatique'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-4794829764787631141</id><published>2012-01-24T02:57:00.002+01:00</published><updated>2012-01-24T03:09:52.967+01:00</updated><title type='text'>J moins 8...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="https://encrypted-tbn0.google.com/images?q=tbn:ANd9GcSX1zoO-UIlqYtqpAMeG7rMgGFH2kqbJpzJqnESsjGUmwzsarSF"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 282px; height: 196px;" src="https://encrypted-tbn0.google.com/images?q=tbn:ANd9GcSX1zoO-UIlqYtqpAMeG7rMgGFH2kqbJpzJqnESsjGUmwzsarSF" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Plus qu’une semaine avant notre départ pour tenter l’ascension de l’Aconcagua.&lt;br /&gt;Côté matériels tout est prêt, check-listes lues et relues pour ne rien oublier.&lt;br /&gt;Côté forme physique j’ai connu mieux : un genou récalcitrant suite à quelques jours de ski à Noël m’empêche de courir quotidiennement. J’ai des fourmis dans les jambes, or il faut garder le repos sans pour autant perdre la condition physique indispensable au succès de l’expédition. La quadrature du cercle au centre duquel tourne en boucle le stress de « la panne mécanique » synonyme d’échec. Et j’en arrive à me demander si ce n’est pas tout simplement le corps qui adresse quelques signaux d’attention avant ce type d’aventure.&lt;br /&gt;Pour me rassurer je me rappelle l’ascension du Kilimandjaro où, le premier jour de montée, ce même genou gauche s’était rappelé à mon bon souvenir, où bien encore lors de préparations marathon où il fait aussi des siennes de temps en temps. Allez, n’y pensons pas trop. Reste 8 jours pour se refaire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assis en place 44H du vol AF 262 je vole vers Atlanta pour une semaine de salon professionnel à « Coca Cola City ». Pas le bon numéro ce siège : au fond de l’avion, courant d’air glacé sur la nuque et écran vidéo qui ne fonctionne pas, coude à coude avec un voisin corpulent. C’est le risque quand on part aux Etats-Unis…&lt;br /&gt;Encore 4 heures de vol. Nous sommes en retard d’une heure trente sur l’horaire, problème technique du contrôle aérien sur l’Atlantique Nord au moment de partir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous approchons des côtes Canadiennes. Allez savoir pourquoi, une pensée me traverse l’esprit, celle de « L’Oiseau Blanc », l’avion mythique de Nungesser et Coli disparu au large de Terre-Neuve, seulement 12 jours avant la traversée de l'Atlantique Nord réussie dans l’autre sens par Lindbergh en 1927. Il s’en ait sans doute fallu de très peu pour que la postérité de ce 1er vol transatlantique légendaire fût française. Mais le destin a voulu que ces 2 pilotes rejoignent le paradis des pionniers de l’aviation aux côtés d’autres grands noms disparus en vol : « L’Arc-Ange Mermoz », « Saint Ex l’ancien », Amélia… officiellement perdus corps et biens en mer. A moins que de l’azur ils aient trouvé le chemin direct au paradis, celui des aviateurs, de ces hommes et femmes épris de liberté pour qui « le ciel est le plus bel endroit de la terre », et qu’ils aient décidé d’y rester pour l’éternité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-4794829764787631141?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/4794829764787631141/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=4794829764787631141&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/4794829764787631141'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/4794829764787631141'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2012/01/j-moins-8.html' title='J moins 8...'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-2056842926278529437</id><published>2011-12-30T15:14:00.006+01:00</published><updated>2012-01-01T19:01:08.060+01:00</updated><title type='text'>"Une brève histoire de temps"</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTVEb7XIsXY2G3IdndwKjzkC2fC7uKrnOZxHZzjHdRGgQ7j0Cd7bQ"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 313px; height: 196px;" src="http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTVEb7XIsXY2G3IdndwKjzkC2fC7uKrnOZxHZzjHdRGgQ7j0Cd7bQ" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Une année vient de s’écouler sur la grande horloge universelle qui tourne inexorablement au rythme de 365 jours par an, 24 heures par jour, 60 minutes par heure… rythme cosmique contre lequel rien ni personne ne puisse faire quoi que ce soit pour en ralentir la cinétique, impossible quête du Graal de l’immortalité, chimère heureusement intouchable qui hante l’imaginaire de l’espèce humaine.&lt;br /&gt;Einstein avait bien réussi à mettre une partie de ce merveilleux mystère en équation dans sa théorie de la relativité générale résumée par la géniale équation E = MC², dont l’une des vertigineuses applications est le lien de la 4ème dimension – le temps – aux 3 dimensions déjà connues de l’espace : où comment un voyageur interstellaire voyageant à une vitesse proche de la lumière et revenant à son point de départ aurait gagné du temps sur celui de son port d’attache... Mais ça, ce n’est pas encore pour demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ô temps, suspend ton vol ! » écrivait Lamartine  à la recherche du plaisir de l’instant dans ses « Méditations Poétiques ». Profiter du moment présent, savourer chaque seconde comme une gorgée d’un délicieux élixir, plutôt que croire que le bonheur finira par arriver. Certainement une partie du secret...&lt;br /&gt;Mais n’y aurait-il pas une approche complémentaire dans cette recherche de la félicité ?&lt;br /&gt;A défaut de pouvoir ralentir la course du temps, en remplir chaque instant pour en augmenter la densité, lui donner le maximum de consistance et dilater autant que possible chaque seconde pour en profiter pleinement. Faire ce que l’on souhaite, plutôt que croire que cela viendra un jour, plus tard, au risque d’arriver au bout du parcours sans avoir pu vivre ses rêves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la nouvelle année, je vous souhaite sincèrement « tout le bonheur du monde » :&lt;br /&gt;- La santé pour vous permettre d’allonger autant que possible votre propre flèche du temps (jusqu’à 100%...) et disposer des moyens physiques de réaliser vos projets les plus chers !&lt;br /&gt;- Des projets magnifiques pour dilater à l’infini chaque seconde !&lt;br /&gt;- Le Bonheur enfin, cette faculté de savourer goulument tous les instants !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sûr, 2012 sera une année exceptionnelle pleine d’opportunités qu’il ne faudra pas manquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci à vous tous, les quelques 3000 lecteurs réguliers de ces petites chroniques sans autre prétention que de vous donner, de temps en temps, quelques minutes de plaisir autant qu’elles m’en procurent à les écrire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-2056842926278529437?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/2056842926278529437/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=2056842926278529437&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/2056842926278529437'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/2056842926278529437'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/12/une-breve-histoire-de-temps.html' title='&quot;Une brève histoire de temps&quot;'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-8399789790225425132</id><published>2011-12-06T19:14:00.005+01:00</published><updated>2011-12-08T22:24:00.739+01:00</updated><title type='text'>Objectif Aconcagua !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.loveofmountains.com/images/aconcagua_80.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 388px; height: 257px;" src="http://www.loveofmountains.com/images/aconcagua_80.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;D’un clic je viens de valider la résa du billet d’avion, point de non retour pour une nouvelle aventure dont je ne mesure pas encore tout à fait les dimensions. Objectif Aconcagua ! Du haut de ses 7000 m, point culminant du continent Américain au cœur de la Cordillère des Andes et plus haut sommet de la planète en dehors du massif Himalayen. Même pas peur…&lt;br /&gt;Départ le 1er février 2012 en compagnie de Bruno, mon frère, et Claude un ami.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela a commencé en 2009, lorsque j’ai découvert l’ivresse « des hautes solitudes » en atteignant avec un groupe de grimpeurs le sommet du Kilimandjaro, 6000 m, sommet du continent Africain, indélébile expérience tant physiologique que psychologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adolescent, comme tout le monde j’avais lu les récits de montagne de Frison Roche et Maurice Hertzog, restés enfouis comme des fantasmagories extraordinaires hors de portée du commun des mortels. Il y a quelques années un reportage télé sur l’ascension du Kili dont l’ascension semblait accessible avait réveillé une petite voix dont la musique devint rapidement un irrésistible refrain. Pas de doute, il fallait y aller voir. Alors bien sûr, rien à voir avec les exploits cosmiques des Grands Alpinistes ; juste la satisfaction d’effleurer leurs sensations, respirer quelques unes des rares molécules d’air qui à ces altitudes auraient pu irriguer leur poumons, et finalement attraper le virus, contaminé par cette irrésistible envie d’y retourner fouler un monde étrange, presque en apesanteur entre ciel et terre : lumière cristalline, maîtrise de la respiration, le corps et l’esprit au ralenti dans un air glacé au milieu de titanesques cahots géologiques.&lt;br /&gt;L’été dernier l’ascension du Mont-Blanc fut la rechute fatale à cette étrange addiction, de celle des amoureux des déserts ou des immensités polaires où l’homme ne peut être qu’un éphémère et modeste invité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans deux mois nous y serons et je vous ferai partager l'aventure.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-8399789790225425132?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/8399789790225425132/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=8399789790225425132&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/8399789790225425132'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/8399789790225425132'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/12/objectif-aconcagua.html' title='Objectif Aconcagua !'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-9184376032589854090</id><published>2011-12-03T19:48:00.005+01:00</published><updated>2011-12-04T10:01:51.807+01:00</updated><title type='text'>Foz do Iguacu</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/97/Foz_de_Igua%C3%A7u_27_Panorama_Nov_2005.jpg/800px-Foz_de_Igua%C3%A7u_27_Panorama_Nov_2005.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 395px; height: 294px;" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/97/Foz_de_Igua%C3%A7u_27_Panorama_Nov_2005.jpg/800px-Foz_de_Igua%C3%A7u_27_Panorama_Nov_2005.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;8h30 du matin. Le Boeing 737 de la compagnie brésilienne Gol décolle de la piste 14 du petit aérodrome de Foz do Iguaçu. Sur fond de ciel indigo l’appareil s’incline doucement, large virage à droite dans la belle lumière de ce début de journée striant la cabine de rayons dorés à travers les rangés de hublots. Puis le capitaine annonce :&lt;br /&gt;- Mesdames, Messieurs, à la droite de l’appareil les chutes d’Iguaçu,&lt;br /&gt;avant d’incliner l’avion avec élégance pour permettre à chacun d’admirer le spectacle, et quel spectacle ! Un enchevêtrement de dizaines de cataractes vertigineuses – au confluent de la rivière Iguaçu et du fleuve Parana – dont les chutes vaporisent une brume humide diffractant la lumière en de multiples arcs en ciel sur fond de forêt tropical. Juste magique.&lt;br /&gt;Nous sommes exactement à la frontière du Brésil, de l’Argentine et du Paraguay. La nature a développé ici des forces vives extraordinaires et les hommes ne s’y sont pas trompés, se regroupant là pour finalement se retrouver sur trois pays.&lt;br /&gt;Je profite du spectacle en me promettant d’y revenir pour le redécouvrir les pieds sur terre, puis retombe insensiblement dans une agréable torpeur, bercé par le ronron des moteurs…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- What  would you like to drink Sir ? me demande gentillement l’hôtesse poussant dans l’allée centrale son chariot chargé de boissons en tout genre.&lt;br /&gt;- Water please, no ice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je bois à petites gorgées en repensant à la conversation d’hier soir avec notre client Roberto, chaleureux et volubile entrepreneur Brésilien, la cinquantaine bien entretenue, affichant sans retenue une belle réussite professionnelle construite avec audace : grosse berline sportive, jet privé…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le diner il me reconduit à l’hôtel à bord de sa rutilante Mercedes AMG. Ca change de la Logan de location… Même s’il est déjà tard, nous ne rentrons pas directement. Vitres teintées grandes ouvertes il m’emmène « faire le centre ville » de Cascavel où il est visiblement connu comme le loup blanc, saluant ses connaissances à renfort d’appels de phares et de grands gestes amicaux.&lt;br /&gt;- Tu vois, dit-il en pointant du doigt un bar bien placé le long de l’avenue principale ? Et bien il est à moi.&lt;br /&gt;Le « Wood’s bar », un bar à concert où des musiciens et chanteurs se produisent chaque semaine.&lt;br /&gt;Je ne peux évidemment que le féliciter pour son initiative, même si je m’étonne toujours de ce mélange des genres, et tandis que nous continuons « la parade » sur la grande avenue, Roberto prend soudainement un air plus profond :&lt;br /&gt;- Dis moi Fred, que ce passe t-il en Europe ?&lt;br /&gt;- A quel point de vu ?&lt;br /&gt;- La crise ! Ou allez-vous ? Que va-t-il se passer ? me demande t-il le regard marqué d’une pointe d’inquiétude que je ne lui connaissais pas.&lt;br /&gt;Je réponds en expliquant que notre système est en train de se gripper, que « L’avenir n’est plus ce qu’il était » mais que personne ne veut regarder la vérité en face, chacun s’accrochant à ses acquis, ou du moins ceux qu’il croyait être acquis.&lt;br /&gt;Et d’ajouter :&lt;br /&gt;- Je crois que nous touchons les limites d’un système social mis en œuvre dans une période de forte de croissance économique, basé sur la consommation de biens d’équipement soutenu par une démographique dynamique.&lt;br /&gt;- Or vous avez déjà tout et vous ne faites plus beaucoup d’enfants… me lance t-il tout de go.&lt;br /&gt;- C’est un peu vrai dois-je bien reconnaître.&lt;br /&gt;- Regarde chez nous ajoute t-il. Les gens rêvent tous d’un avenir meilleur et travaillent durs pour cela.&lt;br /&gt;- Qu’est ce que veux dire pour eux un avenir meilleur ?&lt;br /&gt;- Et bien vivre comme chez vous, en Europe. Que chacun dispose du confort moderne et de la « sécurité sociale ». Mais tu vois Fred, ce qui m’inquiète, c’est que si votre système devait s’écrouler, cela pourrait totalement changer les perspectives, non seulement les vôtres, mais aussi les nôtres. Et alors il faut imaginer autre chose dès maintenant, avant que nous ne nous retrouvions dans la même situation.&lt;br /&gt;- T’as une idée ?&lt;br /&gt;- Pas vraiment une idée, plutôt une réflexion. Pendant des décennies les pays occidentaux se sont développés et enrichis sur le dos des pays du sud (nous entre autres…). Et vous en avez bien profité n’est ce pas ? Et bien nous, les « nouvelles puissances », il va falloir imaginer construire notre développement économique durable tout en soutenant le vôtre. Sinon je crains que nous allions au devant de risques majeurs dans un monde où chacun serait alors tenté de ne défendre que ses intérêts particuliers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entrepreneur - philosophe réaliste le Roberto…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-9184376032589854090?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/9184376032589854090/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=9184376032589854090&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/9184376032589854090'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/9184376032589854090'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/12/foz-do-iguacu.html' title='Foz do Iguacu'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-8314915577286433316</id><published>2011-11-28T05:11:00.003+01:00</published><updated>2011-11-28T05:21:59.341+01:00</updated><title type='text'>Baja California</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-gk9sKhsgrps/TtMKSBsG8uI/AAAAAAAAAto/csxga3Oqqoo/s1600/IMAG0578.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 239px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-gk9sKhsgrps/TtMKSBsG8uI/AAAAAAAAAto/csxga3Oqqoo/s400/IMAG0578.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5679894859851690722" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Au bout du ponton de planches de bois blanc incrustées de sel, un cormoran se sèche paresseusement les ailes dans une brise légère.&lt;br /&gt;Ancré à quelques encablures, un yacht semble comme posé sur un lit de paillettes étincelantes dont les reflets se perdent sur la ligne d’horizon marquée par une fine bande de terre ocre sous un ciel d’un bleu profond.&lt;br /&gt;Bordée de cactus géants poussant entre les rochers du désert, la plage de sable blanc où nous sommes attablés sous une paillotte, dégustant des palourdes géantes crues, un verre de téquila à la main, ressemble un peu au paradis. Il faut dire qu’ici le soleil d’hivers a des allures d’été, dans un microclimat où il ne pleut que 5 jours par an : Baja California, Mexique.&lt;br /&gt;L’ambiance est détendue. C’est dimanche après-midi et après seulement un jour et demi de discussions, nous venons de signer un protocole d’accord prometteur avec de futurs partenaires pour le lancement d’un projet stratégique en génétique aquacole. De jeunes entrepreneurs enthousiastes animés d’un ardent désir de construire quelque chose d’innovant et d’utile. Deux frères magnifiquement complices : Carlos, le plus jeune, grand et fin garçon aux cheveux brins coupés courts ; Gustavo, l’ainé, look de surfeur Californien à la corpulence plus épaisse et au visage poupin éclairé d’un éternel sourire en coin. Il ait des gens avec lesquels les ondes passent tout de suite, ils font parti de ceux-là. Gageons que ce soit de bon augure pour la suite.&lt;br /&gt;Nous parlons pêche, montagne, sports, femmes (les nôtres évidemment), enfants, voyages, gastronomie, sautant d’un sujet à l’autre sans véritable fil conducteur, profitant juste du plaisir d'un moment magique où l’on démarre une nouvelle entreprise pleine de promesses. L’heure n’est pas encore à la confrontation parfois ingrate avec la réalité économique, toutes ces bonnes raisons que nous aurions pour ne pas y aller. Nous sommes ici dans notre rôle d’entrepreneurs : imaginer un avenir radieux, puis tout faire pour le rendre possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De nouveau mon regard se perd dans le paysage : - d’un côté le ponton, la mer scintillante, le ciel bleu dégagé - de l’autre le désert, les rochers anguleux, les cactus - illustrations naturelles d’un projet d’entreprise que l’on engage pour le meilleur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-8314915577286433316?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/8314915577286433316/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=8314915577286433316&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/8314915577286433316'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/8314915577286433316'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/11/baja-california.html' title='Baja California'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-gk9sKhsgrps/TtMKSBsG8uI/AAAAAAAAAto/csxga3Oqqoo/s72-c/IMAG0578.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-978723691018315146</id><published>2011-11-18T21:21:00.004+01:00</published><updated>2011-11-18T21:33:55.708+01:00</updated><title type='text'>"Spock à Entreprise ?"</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcT9g5-yYIL8RnESE9155BOa5iHhzW_jrjuBUPlJHqCj7mfFmyxD"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 268px; height: 214px;" src="http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcT9g5-yYIL8RnESE9155BOa5iHhzW_jrjuBUPlJHqCj7mfFmyxD" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Quand j’étais enfant il m’arrivait parfois de regarder sur la télé noire et blanc de la maison, Star Treck, la fameuse série de science- fiction crée dans les années 60 (du siècle dernier…), dans laquelle l’humanité du XXIIIème siècle part en exploration spatiale à bord du fabuleux vaisseau « Entreprise », à la rencontre d’autres civilisations extra-terrestres.&lt;br /&gt;Si je me souviens bien, tous les épisodes étaient prétextes au développement d’histoires aux valeurs humanistes dans un sympathique cocktail d’effets spéciaux aujourd’hui très « vintage ». Les protagonistes disposaient alors d’incroyables outils de communications qui à l’époque paraissaient totalement improbables. Nous étions émerveillés par ces petits appareils qui tenaient au creux de la main et permettaient de communiquer instantanément en direct avec sa communauté tant par la voix que par l’image ; et nous pensions que ça n’arriverait jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Presque un demi-siècle est passé et nous n’avions à priori pas encore rencontré d’extra-terrestres (du moins c'est ce qu'on nous dit...) ni même quittés notre petite planète ; alors qu’à l’époque les promesses de la conquête spatiale semblaient presque sans limite. La réalité est que depuis la dernière mission lunaire Appolo 17, il y 40 ans, les hommes ne sont plus sortis de l’orbite terrestre, et que seuls des robots se sont rendus sur Mars. Le progrès n’est pas toujours celui attendu…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cet instant vous vous demandez peut-être où je veux en venir.&lt;br /&gt;En fait je devais cette semaine faire un saut aux Etats-Unis et, comme à d’habitude, profiter de l’occasion pour partager avec vous une petite rubrique de voyage. Des circonstances douloureuses m’ont obligé à annuler ce déplacement où je devais notamment retrouver d’importants clients Chinois. Du coup, nous avons monté au dernier moment une téléconférence. Rien de bien extraordinaire me direz-vous. Certes, sauf que cette téléconférence n’a nécessité rien d’autre qu’un simple ordinateur portable connecté à la box de la maison. Deux 2 clics et me voilà en direct avec Des Moines, dans l’Iowa (16h pour eux, 23h pour moi), où mes équipiers Américains accueillent physiquement nos amis Chinois. Nous nous présentons par écrans interposés, puis je pilote depuis mon ordi, le diaporama de présentation du groupe sur leur vidéoprojecteur. Magique ! D’autant plus que chacun peut en faire autant via Skype, et que ça ne coûte rien de plus que votre abonnement internet. Plus fort que Monsieur Spock !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très franchement, qui aurait pu imaginer qu’une telle avancée technologique soit réellement possible, disons… il y a seulement 10 ans ?&lt;br /&gt;Alors bien sûr, et fort heureusement ce type de communication ne peut complètement remplacer les vraies rencontres, celles où l’on « se touche », où les ondes émotionnelles passent vraiment. Mais quant même, quel progrès extraordinaire où la réalité a parfaitement rejoint la fiction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand nous étions enfants nous rêvions d’un futur excitant et prometteur en regardant Star Treck.&lt;br /&gt;Certains rêves se sont réalisés presqu’avant l’heure, d’autres pas. Mais la réalité dépasse par bien des aspects le champ alors imaginé des possibles dans des domaines tout à fait inattendus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, de quel avenir prometteur rêvons-nous ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-978723691018315146?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/978723691018315146/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=978723691018315146&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/978723691018315146'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/978723691018315146'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/11/spok-entreprise.html' title='&quot;Spock à Entreprise ?&quot;'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-3127024227983382589</id><published>2011-09-24T13:36:00.003+02:00</published><updated>2011-10-11T19:32:32.265+02:00</updated><title type='text'>"L'avenir n'est plus ce qu'il était !"</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.routard.com/images_contenu/communaute/photos/publi/021/pt20240.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 296px; height: 222px;" src="http://www.routard.com/images_contenu/communaute/photos/publi/021/pt20240.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Par les temps qui courent, voyager au Vietnam procure une incomparable sensation de sérénité.&lt;br /&gt;Je ne parle évidemment pas des déplacements erratiques, englué dans le flot vrombissant d’essaims de petites motos - bien que l’ambiance reste toujours très bonne enfant - mais du contact avec les gens d’ici, comme s’ils avaient quelque chose de plus, un supplément d’âme exprimant naturellement le goût du bonheur, plaisir simple d’être ici et maintenant, traduit sans plus de manière par des relations non seulement toujours souriantes et courtoises, mais aussi joyeuses. Cela est d’autant plus frappant que ce peuple aurait de bonnes raisons d’en vouloir à l’occident qui l’a si souvent mal traité. Mais il n’en est rien apparemment. Et leur sens de l’accueil n’a d’égal que leur gentillesse spontanée. De là à imaginer que certains l’aient interprété comme de la faiblesse voir de la soumission ?&lt;br /&gt;Tant les français que les américains ont à leur époque chèrement payé cette grossière erreur de jugement qui, remise en perspective, ne donne que plus de valeur à ce peuple magnifique capable de résister puis de dépasser les agressions.&lt;br /&gt;Ne toucherions-nous pas ici à la vraie sagesse ?&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;Dans le lobby de l’hôtel quelques écrans diffusent en « live » les nouvelles du monde, successions de courbes en dents de scie descendantes montant l’effondrement spectaculaire des bourses occidentales, images de salles de marché où des traders surexcités semblent perdre les pédales, analyses de la situation par des spécialistes bien coiffés en costumes sombrent et cravates rouges ou bleues, Rolex au poignet gauche agitant de la main droite leur stylo Mont-Blanc telle une baguette magique. Puis ce sont les politiques occidentaux qui défilent pour expliquer qu’il n’y a aucune raison de paniquer, qu’il faut rester confiant tout en se serrant la ceinture ; sans aucun courage pour dire très clairement que le monde change vraiment, qu’en occident nous avons vécu au dessus de nos moyens, qu’il s’agit maintenant de payer la note tout en acceptant de partager la richesse avec le reste du monde dont nous avons bien profité. Ceux-là même qui nous regardent maintenant avec un peu de mansuétude, peut-être pas tout à fait fâchés par ce qui « nous » arrive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le futur n’est plus ce qu’il était » a dit un jour Yogi Berra (très grand joueur Base Ball américain des années 60) signifiant, dans son style inimitable, que l’avenir ne se dérou&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://www.graphic-evolution.fr/photos/actualite/actualite-1530_0.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 269px; height: 233px;" src="http://www.graphic-evolution.fr/photos/actualite/actualite-1530_0.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;le plus selon les attentes du passé. Il avait sacrément raison.&lt;br /&gt;Nous sommes dans une période de ruptures majeures où les modèles issus du passés n’apporteront pas la réponse aux défis qui nous attentent. Et le pire, c’est que personne ne semblent vouloir en parler franchement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Préparons-nous à changer, à reconstruire sur de nouvelles bases un modèle économique et social capable de prendre en compte les nouveaux enjeux d’un plus grand partage de la richesse au niveau mondial, tout en gérant de manière mieux raisonnée la consommation des ressources disponibles.&lt;br /&gt;Car je suis tout fait convaincu que c’est bien de cela dont il s’agit.&lt;br /&gt;Le reste n’est que spéculation financière parfois immorale dont les principaux bénéficiaires prennent aujourd’hui une raclée. Devrions-nous vraiment les plaindre ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-3127024227983382589?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/3127024227983382589/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=3127024227983382589&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/3127024227983382589'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/3127024227983382589'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/09/lavenir-nest-plus-ce-quil-etait.html' title='&quot;L&apos;avenir n&apos;est plus ce qu&apos;il était !&quot;'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-4958759355650675619</id><published>2011-09-10T20:59:00.004+02:00</published><updated>2011-09-10T21:10:35.256+02:00</updated><title type='text'>Tango ou Samba ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSG9flQqI5rk7Oy6eQLswzXnGKPSRNtG-Js7MEI5lOFFibCUJTUbw"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 223px; height: 274px;" src="http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSG9flQqI5rk7Oy6eQLswzXnGKPSRNtG-Js7MEI5lOFFibCUJTUbw" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Buenos Aires est de ces villes qui ont une âme et dont on ne peut rester indifférent. Pas vraiment belle, ni moche non plus, mais avec ce je ne sais quoi de charme un peu suranné.&lt;br /&gt;Ici la « 5ème Avenue » s’appelle « L’Avenue du 9 juillet » (jour de l’indépendance). Il y avait la plus belle Avenue du monde, la plus longue aussi, alors les argentins ont inventé la plus large et l’affiche fièrement. Il faut bien dire qu’ils n’y sont pas allés de main morte : mieux vaut retenir sa respiration pour traverser, avec pas moins de 8 files de voitures, 4 dans chaque sens, plus les contres allées et les larges trottoirs scrupuleusement entretenues chaque matin par les résidents des pas de porte avec force jets d’eau, ballets brosse et huile de coude. Au moins ici il ne reste ni mégot, ni papiers gras, ni crotte de chien. Pour autant l’avenue ne présente pas de grand intérêt, sauf peut-être une curieuse obélisque érigé au milieu.&lt;br /&gt;C’est plutôt du coté des passants qu’il faut regarder. Le matin des « nounous pour chiens » promènent en laisse de véritables meutes très éclectiques avec toute sorte de représentants de l’espèce canine - du plus gros au plus petit et de toutes les couleurs - que les maîtres leur ont confié pour la journée ; assez étonnant. Le soir on retrouve les maîtres sur leur 31 marchant tranquillement bras de dessus bras dessous, comme s’ils se rendaient à un bal de tango Argentin, Messieurs en costumes italiens cheveux gominés coiffés en arrière, Mesdames fardées et perchées sur des talons hauts cliquetant sur le pavé. Drôle de représentation façon sud européenne très années 30.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’arrêter dans un café est ici un plaisir : commander un cortado (expresso à la mode espagnole) et le siroter tranquillement juste en observant les gens commentant l’actualité dans la langue de Cervantes soutenue de gestuelles latines très expressives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trafic intense dans les rues ou des bus hors d’âge aux chromes encore rutilants chargent et déchargent des grappes de passagers pressés. Dans le flot de la circulation, des milliers de petits taxis jaunes et noirs sillonnent la ville en tous sens, au gré des courses commandés&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}   catch(e) {}" href="http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcS-sgHq6PLCFdHYsk8pAmRu7I0pWFfGGLi1BFWtlY9HYK_2VLA9"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 211px; height: 317px;" src="http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcS-sgHq6PLCFdHYsk8pAmRu7I0pWFfGGLi1BFWtlY9HYK_2VLA9" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; par les passagers souvent entassés à 3 sur l’étroite banquette arrière. Quelques vieilles Ford Falcon, très joli modèle fabriqué ici dans les années 70 continuent d’assurer le service de conducteurs désargentés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ville de nombreux théâtres aux façades défraîchies présentent des spectacles de tango commercial aux touristes essentiellement venus de pays voisins. Ah le tango Argentin, danse de séduction certes, mais surtout hymne à la virilité locale que la gente masculine ne se prive pas ici d’exhiber : cheveux gominés, costumes à l’Italienne, chaussures lustrées impeccables - ou chemises ouvertes sur torses velus, ceinturons de cuir et bottes - selon que l’on soit citadin ou gaucho venu faire sont petit tour en ville. Plutôt rigolo, même si je force un peu le trait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le foot est ici une deuxième religion, entretenue par la rivalité avec le grand voisin Brésilien. Il faut dire que les relations entre les deux pays a parfois quelque chose de grand guignolesque pour qui voit cela de loin. C’est Tango contre Samba et les plaisanteries fusent entre les deux pays à la matière de celles entre Belges et Français. Sauf que nous n’avons ni tango, ni surtout Samba, dommage…  et que la musette ne fait plus fantasmer grand monde.&lt;br /&gt;Mais pour en revenir sur les relations tumultueuses entre Argentins et Brésilien, je me demande s’il n’y aurait pas derrière tout cela qu’une histoire de jalousie entre deux cultures latines hautes en couleurs ? D’un côté les Brésiliens envieux de la virilité Argentine quelque peu machiste exprimée  dans le Tango, de l’autre les Argentins envieux (on les comprend) de la sensualité féminine brésilienne exprimé dans la samba.&lt;br /&gt;Théorie « à 2 balles », je vous l’accorde, qui bien sûr n’engage que moi ; et encore…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-4958759355650675619?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/4958759355650675619/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=4958759355650675619&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/4958759355650675619'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/4958759355650675619'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/09/tango-ou-samba.html' title='Tango ou Samba ?'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-1272247037412639483</id><published>2011-09-04T22:30:00.004+02:00</published><updated>2011-09-04T23:08:39.821+02:00</updated><title type='text'>Vol de jour</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-Y9xZvGl3_OM/TmPiqnU5nvI/AAAAAAAAAtg/MeSWduopXVw/s1600/CIMG2542%2Bcompress%25C3%25A9e.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 365px; height: 273px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-Y9xZvGl3_OM/TmPiqnU5nvI/AAAAAAAAAtg/MeSWduopXVw/s320/CIMG2542%2Bcompress%25C3%25A9e.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5648607579391762162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Samedi fin d’après-midi, nouveau départ vers l’Amérique Latine : 45 minutes de voiture jusqu’à l’aéroport de Nantes pour un petit vol vers Paris attraper la connexion du vol de nuit vers Sao Paulo. Pas vraiment envie de partir en plein week-end, mais les « optimisations d’agenda » sont parfois (souvent) nécessaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps est à l’orage, ciel chargé de spectaculaires cumulonimbus bourgeonnant verticalement, tel des choux fleurs géants dont le sommet se heurte à la stratosphère en dessinant de gigantesques enclumes. L’avion zigzague doucement entres ces énormes usines électriques volantes qu’il faut mieux éviter si l’on veut ne pas se faire secouer violemment. La lumière décroissante de cette fin d’après-midi ajoute au spectacle, belle partie de pilotage pour ceux qui ont la chance de tenir les commandes.&lt;br /&gt;Atterrissage agité sous les trombes d’eau à Charles de Gaulle. Au freinage les aérofreins moteurs propulsent une gerbe de bruine épaisse vers l’avant de l’appareil, comme s’il se trouvait piégé dans une tornade d’où il ne parvenait pas à s’extraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour au calme dans l’aérogare. Sans plus d’explication un SMS m’indique que le vol pour Sao Paulo prévu ce soir est reporté à demain matin 8h. Merde ! Le programme déjà tendu va se compliquer et il va falloir se taper un vol de jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soirée sans intérêt dans un hôtel sans âme aux frais d’Air-France. La moindre des choses. En fait l’appareil que nous devions prendre serait resté en Asie pour problème technique, et il a fallu en préparer un autre. D’accord, mais dans ce cas ils auraient quant même pu prévenir plus tôt.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;Chargement particulièrement lent de l’appareil, par bus, au large de l’aérogare 2F.&lt;br /&gt;Nous finissons par décoller à 9h.&lt;br /&gt;C’est parti pour un long vol de jour contre le temps, 11 heures pour dessiner une belle trajectoire vers le sud-est croisant l’équateur au dessus de l’Atlantique.&lt;br /&gt;A travers le hublot, loin sous l’appareil,  les petits cumulus clairsemés ressemblent à de délicates fleurs de coton flottant au dessus de l’océan qui projettent leurs ombres furtives sur les flots moutonneux.&lt;br /&gt;De temps à autre on distingue un navire laissant derrière lui un sillage d’écume telle une fléchette sur la mer, comme une réponse à l’éphémère trainée de condensation dessinée dans l’azur par notre triple 7.&lt;br /&gt;A l’horizon, ciel et mer se confondent dans un dégradé laiteux marqué d’une fine ligne brune semblable à la tranche d’une galaxie photographié par Hubble.&lt;br /&gt;A bord quelques hublots restés ouverts diffusent d’éblouissants rayons de lumineux, tel des rayons laser illuminant la cabine. Nous ne sommes plus vraiement sur terre, envahis par une douce torpeur, bercés par le ronronnement régulier des moteurs de notre  beau « vaisseau » blanc.&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;Heure d’arrivée 14h57 indique le moniteur de contrôle. Encore 6 heures de vols tandis que nous fonçons à 900 km/h vers le Brésil sans réelle impression d’avancer, paradoxe du voyageur aérien pour qui, malgré la vitesse de déplacement, le temps continue de s’écouler lentement.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-1272247037412639483?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/1272247037412639483/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=1272247037412639483&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/1272247037412639483'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/1272247037412639483'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/09/vol-de-jour.html' title='Vol de jour'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-Y9xZvGl3_OM/TmPiqnU5nvI/AAAAAAAAAtg/MeSWduopXVw/s72-c/CIMG2542%2Bcompress%25C3%25A9e.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-8517992993458844149</id><published>2011-08-29T19:17:00.008+02:00</published><updated>2011-08-30T20:00:43.010+02:00</updated><title type='text'>"La fleur de lotus vient au milieu de la boue"</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-h73W6ob5aII/TlvMiZc8MtI/AAAAAAAAAtQ/ucyKtyKTa-Q/s1600/IMAG0426%2B-%2BCopie.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 191px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-h73W6ob5aII/TlvMiZc8MtI/AAAAAAAAAtQ/ucyKtyKTa-Q/s320/IMAG0426%2B-%2BCopie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5646331449158939346" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Si vous êtes lecteur régulier de mes petites chroniques, peut-être vous souvenez-vous de celle titrée : « Ne jamais vendre la peau du panda… » (juin dernier), complainte du businessman embourbé dans des négociations chinoises qui semblaient ne jamais devoir aboutir.&lt;br /&gt;Reprenons donc où nous en étions restés, disons au jogging de ce matin sous une pluie légère délicieusement tiède, agréable sensation de courir sous sa douche. Serait-ce un bon présage ?&lt;br /&gt;Cela fait tout de même 2 jours que je suis là en embuscade, planqué dans l’hôtel à quelques centaines de mètres des bureaux de notre contact, près à sortir de ma boite pour essayer d’emballer l’affaire sitôt que Huang, mon coéquipier Chinois me fera signe. En attendant c’est lui qui bosse en face à face avec ses compatriotes selon les « coutumes » locales, échangeant seulement avec moi quelques SMS pour calibrer les termes finaux du contrat. Situation un peu surréaliste. Et à voir sa tête au retour des séances de discussion ça na pas l’air facile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous en sommes maintenant au troisième et dernier jour. Aujourd’hui doit avoir lieu la rencontre décisive avec le Président de l’entreprise. Huang a prévenu :&lt;br /&gt;-	Soit nous signons, soit nous échouons définitivement !&lt;br /&gt;Deux autres coéquipiers arrivent spécialement en renfort : un de Shanghai, l’autre de France.&lt;br /&gt;Petit déjeuner de concertation avant le rendez-vous capital prévu à 10h.&lt;br /&gt;9h55, coup de fil de nos interlocuteurs sur le portable de Huang. Ils veulent le revoir seul dans un premier temps. Soit ! Nous le laissons donc repartir seul à la bataille.&lt;br /&gt;Je ronge mon frein installé dans la chambre à lire l’excellent bouquin de Nicholas Taleb « Le Cygne Noir » - sur la puissance de l’imprévisible - en espérant que le titre ne soit pas ici prémonitoire d’une nouvelle désillusion.&lt;br /&gt;10h55, coup de fil de Huang :&lt;br /&gt;-	Vous pouvez venir.&lt;br /&gt;Nous partons sans un mot vers le lieu du rendez vous situé  au 3ème étage de l’immeuble au coin de la rue suivante.&lt;br /&gt;Salutations chaleureuses suivies d’une tasse de thé. Tout de go on nous colle sous les yeux le contrat imprimé en anglais-chinois pour relecture. Deux petites corrections puis signature expresse ! Photo souvenir et sans plus attendre tout le monde dans le minibus vers le restaurant pour le déjeuner de clôture. Bien que stupéfaits nous sommes évidemment très heureux. Mais qu’avait-il bien pu ne pas marcher la dernière fois ?&lt;br /&gt;-	Rien, nous dit Huang. Le Président voulait juste ne pas aller trop vite et tester notre résistance et motivation.&lt;br /&gt;Tu parles, cela faisait tout de même la 3ème fois que nous nous rencontrions. Il est parfois des subtilités qui m’échappent. Mais ne boutons pas notre plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous arrivons au restaurant pour un grand numéro :&lt;br /&gt;Tout le monde est en joie. Connaissant assez bien les usages en de pareilles circonstances, je propose amicalement une règle du jeu prudente :&lt;br /&gt;-	Chers amis, pour cette occasion exceptionnelle, je porte un toast à notre nouveau partenariat sans aucun doute porteur d’avenir.  Et d'ajouter avec humour : au fait, que diriez-vous qu’à cette occasion nous buvions tous la même chose et surtout au même rythme ? (ceci pour éviter que nos amis Chinois ne nous fasse boire à tour de rôle sans avoir eux-mêmes à accompagner systématiquement les toasts...)&lt;br /&gt;Approbation générale dans une franche rigolade.&lt;br /&gt;A peine installé le Président disparait, laissant ostensiblement ses clés et son portable à sa place. Je suis à droite de la place vide, David à gauche, tandis que nos collègues Chinois sont installés à suivre avec nos clients autour de la table ronde.&lt;br /&gt;Alors que nous attendions du vin, on nous sert au raz bord un premier verre d’alcool de Lotus à 52°. Pas de ces petits verres à eau de vie généralement utilisés pour le digestif, mais un verre à eau. Et si la couleur peut faire illusion, les seules vapeurs suffisent à désinfecter l’atmosphère ambiante. Et on commence à trinquer dans un premier temps doucement en attendant le retour du Président. Nous en sommes à la moitié du deuxième verre lorsqu’un gars fait irruption dans la salle, l’air consterné, expliquant que le Président, retenu pour un instant dans une autre salle avec des officiels, a été contraint de faire cul-sec à un verre entier, et qu’indisposé par ce geste héroïque il n’était plus en mesure de nous rejoindre immédiatement… C’est cousus de fil blanc ; nous sommes piégés mais n’avons pas d’échappatoire. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur nous descendons le deuxième verre entre les plats qui arrivent sans discontinuer.&lt;br /&gt;-	Mange me dit David. Mange, ça aide à faire passer.&lt;br /&gt;-	Tu parles…&lt;br /&gt;La température monte et nous sommes déjà « bien avancés » lorsque le Président revient dans la pièce, s’assoit frais comme un gardon, et fait resservir une tournée générale. Le bougre !&lt;br /&gt;La suite est plus difficile, voire confuse : si je me souviens bien, à la tournée générale en a succédé une autre, puis nous sommes partis pour une petite marche digestive &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-1aiVlicunR0/TlvMqss1KSI/AAAAAAAAAtY/AQjyBiJGNeo/s1600/IMAG0437%2B-%2BCopie.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 183px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-1aiVlicunR0/TlvMqss1KSI/AAAAAAAAAtY/AQjyBiJGNeo/s320/IMAG0437%2B-%2BCopie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5646331591764814114" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;dans un jardin de lotus, un peu titubants, essayant tant bien que mal de ne pas tomber dans les bassins boueux où s’épanouissent ces fleurs magnifiques… Puis retour à l’hôtel, retrouvant le Vice Président, qui avait étrangement disparu, allongé de tout son long et dormant comme un bébé sur la banquette arrière du minibus… effort « surhumain » pour ne pas vomir pendant de trajet, avant que je ne m’effondre enfin sur le lit dans un état que je ne saurais décrire, perdu dans des vapeurs éthyliques nauséeuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La fleur de Lotus vient au milieu de la boue » a dit un jour le poète Chinois.&lt;br /&gt;Faisait-il allusion à la manière dont les plus belles affaires se traitent ici ?&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-8517992993458844149?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/8517992993458844149/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=8517992993458844149&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/8517992993458844149'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/8517992993458844149'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/08/la-fleur-de-lotus-vient-au-milieu-de-la.html' title='&quot;La fleur de lotus vient au milieu de la boue&quot;'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-h73W6ob5aII/TlvMiZc8MtI/AAAAAAAAAtQ/ucyKtyKTa-Q/s72-c/IMAG0426%2B-%2BCopie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-5060665693908936698</id><published>2011-08-26T15:51:00.004+02:00</published><updated>2011-08-26T15:59:06.550+02:00</updated><title type='text'>Beer Festival à Qingdao</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-l8JAyTL6YLs/Tlelrer02XI/AAAAAAAAAtI/vq142rDcOv8/s1600/IMAG0420.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 333px; height: 185px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-l8JAyTL6YLs/Tlelrer02XI/AAAAAAAAAtI/vq142rDcOv8/s320/IMAG0420.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5645162824322046322" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Sans doute y a-t-il quelques buveurs de bière réguliers dans les lecteurs assidus de mes petites chroniques. A ceux-là je suggère de ne pas poursuivre la lecture de celle-ci. Ils pourraient être déçus et ne plus revenir sur le blog. Ce qui serait dommage pour une simple histoire de bière, cas particulier dont il n’y a vraiment aucune raison de tirer de généralités. Quoi que…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’action se déroule à Qingdao, sympathique cité balnéaire de 8 millions d’âmes sur la côte nord-est de la Chine donnant sur la Mer Jaune.&lt;br /&gt;C’est encore l’été et dans la journée les familles en villégiature profitent des lieux dans une ambiance bonne enfant.&lt;br /&gt;On s’étale sur la plage ensoleillée d’où émerge la guérite du maître nageur surveillant les baigneurs. Les enfants construisent les châteaux de sable ou jouent au cerf-volant. Au large quelques hors bords rebondissent sur la houle dans des gerbes d’écumes. Ici et là on s’amuse à des jeux de raquette où de ballon, tandis que les garçons roulant les mécaniques reluquent discrètement les jeunes filles aux maillots très pudiques. Peut-être d’ailleurs la seule vraie différence avec la plage de St Brévin les Pin où, au grand plaisir des observateurs attentifs, chacune fait de son mieux pour minimiser les marques de bronzage. Et je ne vous parle pas du front de mer de Copacabana où il devient parfois carrément difficile de distinguer le maillot. Comme si plus on allait vers l’ouest, plus le centimètre carré de bikini coûtait cher. C’est à n’y rien comprendre, sauf à imaginer que payer cher une ficèle libère les filles de toute inhibition…&lt;br /&gt;Mais là je m’rends compte que je m’éloigne du sujet et que les buveurs de bière dont l’intérêt commence à monter sont toujours là. Ce qui, soyons parfaitement honnêtes, n’a rien à voir avec la bière… Tant pis. Vous l’aurez bien cherché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque année se déroule ici la fête de la bière. Pas une p’tite fête de quartier comme on en trouve fréquemment. Non, du lourd, du solide, du germanique ! Il faut dire que Qingdao fut une enclave Allemande au début du siècle dernier, jusqu’à ce que les Japonais les en délogent manu militari puis qu’elle redevienne chinoise dans les années 20. C’est sous initiative Allemande qu’a été installée une brasserie industrielle, puis est née la fameuse « Tsingtao Beer », célèbre à travers tout l’Empire du Milieu et au-delà vers le Levant.&lt;br /&gt;Si, comme nous l’avons vu, il existe des inégalités culturelles pour les observateurs des filles sur la plage, et que de ce point de vu mieux vaut être Brésilien que Chinois, tous sont égaux devant la bière ; surtout après…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous payez donc 20 Yuans (environ 2 €), et accédez à l’enceinte du festival. Au début ça ressemble à une ambiance de fête foraine, mais à y regarder de plus près il y a des signes qui ne trompent pas :&lt;br /&gt;Tout d’abord toutes ces grandes tentes arborant fièrement une marque de bière où l’on fait tout son possible pour retenir le chaland en lui présentant des shows pitoyables, pin-up se dandinant sur des talons aiguille à contre rythme de musiques « traditionnelles » ou du dernier tub à la mode, concours de beuverie (qui boira la pinte en un minimum de temps), vente aux enchère de lots minables, dons de gadgets beaufs en tout genre, tout cela pour le fixer une bonne fois pour toute sur des bancs de bois autour de tables crasseuses et lui faire ingurgiter un maximum de breuvage, sans doute histoire de fidéliser le client. Marques de bières Chinoises bien sûr, mais aussi Allemandes, Hollandaise, Tchèques, sur de ridicules airs de musiques bavaroises ici totalement hors de propos. Mais il faut bien reconnaître qu’après quelques chopes ça n’a plus vraiment d’importance.&lt;br /&gt;Entre les tentes, bien qu’il y ait des stands toilettes, ayant perdu toute notion de dignité, on se soulage comme on peut : messieurs debout se pissant sur les pieds en chantant… mesdames accroupies par terre sans plus de façon…&lt;br /&gt;Plus loin les stands de fête de foraine où ceux qui ont pu aller jusque là vont se faire secouer sur des manèges, histoire de vérifier qu’ils ont l’estomac bien accroché, à moins qu’il ne s’agisse de faciliter une évacuation forcée histoire d’y retourner. Tout cela dans un bruit assourdissant. Vous pensez que l’exagère ?&lt;br /&gt;Histoire de ne rien manquer à la fête, j’achète quant même une canette de bière blanche Allemande à deux jeunes filles déguisées en lapin (allez savoir pourquoi) tenant le stand de la marque. Elle est tiède et je n’arrive pas à finir. M’approchant d’une poubelle pour la jeter, un mince filet de liquide s’écoule à côté. Dans la pénombre une petite fille est en train de faire pipi sous l’œil bienveillant de sa maman…&lt;br /&gt;En ayant assez vu je sorts de l’enceinte du « festival » et tombe sur les mendiants, fait rare en Chine, faisant la manche. Je lâche 10 yuans en me disant qu’eux ont tout compris, presque certains de soudoyer quelques sous aux festivaliers éméchés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En marchant vers l’hôtel à un kilomètre de là, de la viande saoule hurle des chansons entrecoupées d’invectives incompréhensibles. Vous me direz que c’est normal pour qui ne parle pas le Chinois. On parie que ça n’a rien à voir ?&lt;br /&gt;Ici et là la police tente de gérer une circulation chaotique, entre crissements de pneus et coups de klaxonnes intempestifs. Même s’il est vrai que la législation contre l’alcool au volant s’est ici considérablement renforcée (et je peux réellement témoigner de la sobriété des chauffeurs parmi nos clients) je préfère ne pas avoir à prendre de voiture ce soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les couloirs de l’hôtel le personnel tente avec difficulté de calmer quelques individus complètement ivres.&lt;br /&gt;Entrant dans ma chambre au 10ème étage du Kilin Crown j’ouvre la fenêtre. Des notes de musique montent jusqu’à la chambre, airs repris en cœur tel des hurlements sortant du Karaoké provisoire installé au coin de la rue sous le chapiteau d’une brasserie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sacrée soirée !&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-5060665693908936698?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/5060665693908936698/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=5060665693908936698&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/5060665693908936698'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/5060665693908936698'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/08/beer-festival-qingdao.html' title='Beer Festival à Qingdao'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-l8JAyTL6YLs/Tlelrer02XI/AAAAAAAAAtI/vq142rDcOv8/s72-c/IMAG0420.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-6593353432058339724</id><published>2011-08-23T15:24:00.005+02:00</published><updated>2011-08-26T10:41:30.297+02:00</updated><title type='text'>Petite conversation sur l'économie du monde...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.novethic.fr/novethic/images/upload/sweatshopchina.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 270px; height: 176px;" src="http://www.novethic.fr/novethic/images/upload/sweatshopchina.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Bangkok est l’une de ces villes étouffantes où se précipitent en masse les touristes. Je me suis souvent demandé pourquoi, alors qu’il y a tant de lieux de villégiature tellement plus agréables.&lt;br /&gt;Certes il y a le soleil « garanti », l’exotisme bon marché d’une Asie amicale et accessible bien orchestré par les tours opérateurs, les fantasmes de certains hommes… et aussi cette propension qu’on les humains à se regrouper ; dans les villes pour travailler où sur la plage de Saint de Mont pour les vacances. Alors pourquoi pas Bangkok en effet ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après les Européens de l’Ouest, ce sont maintenant les Russes qui débarquent en masse. Non pas la riche nomenklatura, ceux que l’on retrouve dans les palaces Parisiens,  Londonien, de Nice ou Monaco, mais la classe moyenne, « populaire », tous ces gens pour qui un tel voyage représente déjà une aventure, loin de leurs repères habituels, totalement assistés dans un « tour package » sans surprise où ils en auront pour leur argent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Terminant la discussion business de notre rencontre, mon interlocuteur - que j’appellerai Robert - et moi nous attablons pour un rapide déjeuner au restau Italien du coin. Pourquoi se priver de valeurs sûres à l’autre bout du monde. Spaghetti aux fruits de mer, peut-être pas très original mais vraiment délicieux. Tandis que nous devisons sur l’état de l’économie mondiale, entre un gros Russe bruyant accompagné d’une « poupée » locale, presqu’une enfant. Ca me coupe l’appétit…&lt;br /&gt;Nous devisions donc sur l’économie mondiale ne pouvant que constater le marasme dans lequel s’englue le monde dit développé face à la montée en puissance de pays émergeants, et le déplacement du centre de gravité vers l’Asie. Evidemment indiscutable cette tendance lourde amenait Robert à quelques remarques intéressantes. La quarantaine rondouillarde, cheveux roux vifs et peau claire, Robert est Américain d’origine Irlandaise mais vit en Asie depuis maintenant 18 ans ; d’abord au Vietnam où il a rencontré sa femme puis maintenant en Thaïlande avec leurs 2 jeunes enfants. Ce métissage culturel lui donne un point vu intéressant sur la marche du monde qui bien que subjective mérite attention.&lt;br /&gt;-	Tu sais me dit-il en substance, je ne suis pas si optimiste que cela concernant les économies émergeantes, et pas si pessimiste que cela concernant l’Europe et les USA. Il reste aux pays émergeants encore énormément de chemin à parcourir.&lt;br /&gt;Et tandis que j’opine, d’ajouter :&lt;br /&gt;-	Les racines profondes, la culture générale, l’ouverture ou monde, ils sont encore loin. Bien sûr ils voient leurs conditions matérielles s’améliorer, mais il reste une importante marche à franchir.&lt;br /&gt;J’étais en Angleterre il y a quelques semaines. Dans une usine de transformation de volaille je discutais avec les opérateurs. Et il me rappelait ce que nous leur devions à eux, les « ouvriers ». Et bien tu vois, ici ça peut pas arriver. Faute d’éducation les gens sont trop dociles au travail. Ils exécutent mais ne réfléchissent pas. Une bêtise, même s’ils la voient, ils la reproduiront 100 fois si personne ne leur demande de corriger, de peur de prendre une initiative malheureuse.&lt;br /&gt;-	Et où veux-tu en venir ?&lt;br /&gt;-	Et bien je veux dire qu’en Europe ça n’arrive plus. Les gens revendiquent, manifestent, protestent en défendant leurs prérogatives – là les français vous êtes champion du monde – mais sont concernés par ce qu’ils font, le font savoir et veulent en toucher les dividendes. C’est toute la différence. Et tu vois, nous en sommes encore ici au « servage ». Quelques dirigeants d’entreprises « intelligents » l’ont bien compris et en profitent, voir en abusent à leur avantage. C’est ce qui se passait en Europe il y a un siècle.&lt;br /&gt;-	Je suis d’accord, mais en quoi cela doit nous permettre de rester optimiste de l’autre coté du monde ? Car il est bien évident qu’ils n’en resteront pas là.&lt;br /&gt;-	Et bien tu vois, nous sommes ici l’usine du monde ou des centaines de millions de petits bonshommes exécutent en masse des taches de bases à faible valeur ajoutée. Le seul avantage se situe au niveau du coût horaire. « L’intelligence » est encore de l’autre coté du monde, là où sont imaginés et conçus tout ces produits et services innovants.&lt;br /&gt;-	C’est vrai lui dis-je, mais en même temps tous ces petits bonshommes s’enrichissent, consomment et contribuent à faire tourner la machine économique.&lt;br /&gt;-	D’accord ajoute Robert, le concept d’Henri Ford, faire que ses propres ouvriers deviennent ses meilleurs clients. Et pendant ce temps là, pendant qu’ici nous produisons, en Europe et aux USA de plus en plus de gens prennent le temps de réfléchir et d’inventer l’avenir. A ton avis où se trouve la vraie valeur ajoutée ?&lt;br /&gt;-	Tout à fait d’accord avec toi Robert, encore faut-il que chacun en ait bien conscience et veuille faire l’effort d’aller dans cette voie de la valeur ajoutée par l’innovation, la culture, la formation, l’effort intellectuel !&lt;br /&gt;- Hé Fred, que faites-vous dans votre Groupe ? Que viens-tu me vendre ? Des canards, des poulets, où le travail génétique que vous y faite ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je réponds d’un sourire entendu, et sur ce nous concluons le rendez-vous.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;Repartant vers mon hôtel je me dis que nous tenons là un partenaire convaincu et que peut-être notre groupe est sur une bonne direction.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-6593353432058339724?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/6593353432058339724/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=6593353432058339724&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/6593353432058339724'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/6593353432058339724'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/08/petite-conversation-sur-leconomie-du.html' title='Petite conversation sur l&apos;économie du monde...'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-2760074123203764997</id><published>2011-08-21T17:48:00.003+02:00</published><updated>2011-08-21T17:58:20.342+02:00</updated><title type='text'>Un américain à Shanghai</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSnxG-4o5FoCQPv46KS1yOq0OiSKqrZiFSEE8nehDZQxnS_8JTzgA"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 225px; height: 225px;" src="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSnxG-4o5FoCQPv46KS1yOq0OiSKqrZiFSEE8nehDZQxnS_8JTzgA" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Shanghai a quelque chose de New-York ou San-Francisco, mégapoles côtières où des gens du monde entier se croisent dans une sorte de frénésie trépidante, mélange de cultures, incroyable melting-pot où se côtoient habitants de la cité, businessmen pressés, touristes en tout genre, dans une ambiance électrique dégageant une incroyable énergie positive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’y retrouve mes équipiers européens et américains pour une importante négociation avec un très grand groupe agro-alimentaire Asiatique (20 milliards de $ de chiffre d’affaires). Le Président en personne sera là, il s’agit de ne pas se louper. Nous avons tous un peu la pression, mais peut-être moins que nos interlocuteurs habituels au sein de la société pour qui le venue de leur Président est un enjeu considérable…&lt;br /&gt;-	Selon son intérêt, notre Président peut participer à la réunion une demi-heure ou trois heures nous avait t’on prévenu !&lt;br /&gt;Nous étions avertis. A la surprise et satisfaction générale il restera six heures avec nous, preuve de son grand intérêt pour le projet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que nous avions été briefé sur le « dress code » requis pour la rencontre – costume cravate (je ferai personnellement l’impasse sur la cravate) – arrivant de Chicago un peu décalés et pensant faire un court arrêt à l’hôtel avec la réunion, sans le savoir nos collègues américains rejoignent directement le meeting à leur sortie de l’avion, pas rasés, en jeans froissés.&lt;br /&gt;La surprise s’ajoutant à la fatigue ils ressemblent à deux adolescents qui auraient fait une grosse bêtise. Pas de lézard, tout le monde a bien compris la situation plutôt cocasse qui ajoute à la décontraction de l’atmosphère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Mark, solide Américain débarquant de l’Iowa, c’est le premier voyage en Chine. Tandis que nous allons dîner avec nos hôtes il se confond en excuses. J’ai beau lui expliquer qu’il n’y a vraiment aucun problème, je crois qu’il pense que j’en rajoute.&lt;br /&gt;Pendant le repas je ne peux m’empêcher de sourire de ses yeux d’enfant découvrant un monde aux antipodes de ses repères habituels. Manger à la baguette légumes croquants, poisson et crevettes  à la vapeur n’a rien de commun avec le sirloin steak de 400 grammes accompagnée de la grosse pomme de terre à la crème engloutis au steak-house de son quartier ; mais il s’en sort plutôt bien.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;Le lendemain, au terme d’une excellente matinée de travail entre notre équipe et celle de nos partenaires, nous décidons de rentrer à l’hôtel à pied, convaincus que c’est « la porte à côté » ; Pieter et moi en tête, Jim et Mark suivant derrière.&lt;br /&gt;Arrêt au Starbuck Café du coin. Mark reprend des couleurs dans cet environnement qu’il connait. Nous allons même jusqu’à manger un hamburger au Mac’Do face à la Pearl Tower (l’équivalent local de notre Tour Eiffel) pour le mettre parfaitement à l’aise. Du coup il est complètement sous le charme, fasciné par cet environnement ultra moderne aux antipodes de l’image de la Chine traditionnelle, véritable révélation de ce qui se passe ici, lui qui débarque de sa toute puissante Amérique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous marchons depuis plus d’une demi-heure sous un soleil de plomb, avec 90% d’humidité, transpirant comme des coureurs de 10 000 m. Bien que convaincus de ne pas être bien loin de l’objectif, entre les spectaculaires perspectives verticales se reflétant sur les façades de verre cristallin des tours du quartier d’affaire, à l’évidence nous sommes bel et bien perdus. Je sens Mark légèrement stressé par cette situation plus comique qu’autre chose lorsque nous essayons avec difficulté de demander notre route à quelques jeunes gens passant par là.&lt;br /&gt;-	It’s amazing (c’est étonnant) ne cesse t-il de répéter. Amazing ! Amazing !&lt;br /&gt;Nous finissons par retrouver l’hôtel…&lt;br /&gt;C’est vrai que c’est étonnant et il n’est pas au bout de ses surprises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir je propose à mon équipe une petite sortie sur Nanjing Road, les Champs Elysée local.&lt;br /&gt;-	Taxi ? propose prudemment Mark…&lt;br /&gt;Je lui réponds métro et observe avec amusement son étonnement.&lt;br /&gt;Tandis qu’à la borne automatique nous achetons les tickets pour la station « People Square », j’entends les commentaires étonnés et admiratifs sur la propreté des lieux de mes amis Américains.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;People Square Station : direction la sortie par un dédale de couloirs impeccables. Quelques marches puis sortie sur l’esplanade donnant sur Nanjing Road.&lt;br /&gt;Mark est sous le choc, ébloui par les flashes électriques de milliers d’enseignes lumineuses mutlicolores.&lt;br /&gt;-	Ouah, plus impressionnant que Time Square (à New York) lâche t-il !&lt;br /&gt;Avant d’ajouter :&lt;br /&gt;-	Et tous ces gens. Ils sont des dizaines de milliers, des centaines de milliers ! Tous jeunes. T’as vu, dans cette foule on compte les vieux sur les doigts de la main !&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;Le lendemain après-midi nous roulons vers l’aéroport. Je partage le taxi avec Mark qui rentre vers Chicago tandis que je poursuis mon voyage asiatique vers Bangkok.&lt;br /&gt;Mark a le mot de la fin :&lt;br /&gt;-	Fred, la puissance change de côté, c’est ici que ça se passe maintenant.&lt;br /&gt;Même pas peur de Jackie Chan Mark !&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-2760074123203764997?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/2760074123203764997/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=2760074123203764997&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/2760074123203764997'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/2760074123203764997'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/08/un-americain-shanghai.html' title='Un américain à Shanghai'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-7114595317706204515</id><published>2011-07-21T23:25:00.004+02:00</published><updated>2011-07-21T23:39:16.035+02:00</updated><title type='text'>Epilogue</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_66EHYP2RoIM/Sr-izxDPpVI/AAAAAAAAANA/oXt0l-mYhDo/s400/img_Jardin-Zen_Peter-SAMUELS_ref%7ECABE020_mode%7Ezoom.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 182px; height: 182px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_66EHYP2RoIM/Sr-izxDPpVI/AAAAAAAAANA/oXt0l-mYhDo/s400/img_Jardin-Zen_Peter-SAMUELS_ref%7ECABE020_mode%7Ezoom.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Etourdis pas l’ivresse des hauts sommets nous redescendons un peu hagards. Surtout rester concentré pour éviter l’accident toujours possible. Je pense à nos équipiers restés au refuge du Goûter. Sans eux non plus nous ne serions pas montés. Ce « succès » est aussi le leur. Nous y sommes allés par ce que nous sommes partis à 5, ce n’est pas discutable.&lt;br /&gt;Nous les retrouvons autour d’un thé brulant, moment de joie partagé sans effusion. Il y a des regards qui en disent long et ça suffit.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;Et maintenant, what’s next?&lt;br /&gt;L’appel des « hautes solitudes » ressemble à celui du désert et des océans : grands espaces, nature absolue, beauté brute, puissance des éléments.&lt;br /&gt;Et cette petite voix qui recommence :&lt;br /&gt;- Tu ne vas pas t’arrêter là, il y encore tant à découvrir…&lt;br /&gt;En foulant le sommet de l’Afrique j’avais abordé une nouvelle dimension.&lt;br /&gt;Toucher celui de l’Europe fut une confirmation.&lt;br /&gt;Dans le champ des possibles il y a Mera Peak au Népal, 6500 m, ou l’Aconcagua en Argentines, 7000 m, mais il faut au moins 30 jours et il n’y a pas que cela dans vie.&lt;br /&gt;Les rêves font avancer. Il en reste tant…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-7114595317706204515?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/7114595317706204515/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=7114595317706204515&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/7114595317706204515'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/7114595317706204515'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/07/epilogue.html' title='Epilogue'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_66EHYP2RoIM/Sr-izxDPpVI/AAAAAAAAANA/oXt0l-mYhDo/s72-c/img_Jardin-Zen_Peter-SAMUELS_ref%7ECABE020_mode%7Ezoom.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-5406978038561586032</id><published>2011-07-19T19:17:00.016+02:00</published><updated>2011-08-04T17:54:23.985+02:00</updated><title type='text'>Merveilleux enfer</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-VsprX6X0Hkw/TiW8iRHK4EI/AAAAAAAAAsI/ilar8oSxIyY/s1600/IMGP0763.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 286px; height: 221px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-VsprX6X0Hkw/TiW8iRHK4EI/AAAAAAAAAsI/ilar8oSxIyY/s320/IMGP0763.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5631114205991723074" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Bien qu’inoubliable la nuit au refuge du Goûter est à oublier : Didier allongé en chien de fusil sur une petite table, Pierrot sous la table sur un tapis de camping, Pascal et moi assis sur les petits bancs de part et d’autre de la même table et Jean-Louis dehors dans sa petite tente. Ca ressemble un peu au Radeau de la Méduse façon montagne…&lt;br /&gt;Inutile de préciser que dans ces conditions, à presque 4000 m d’altitude et sans acclimatation, nous ne fermons pas l’œil et comptons les quarts d’heure.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;1h30 du matin. Le responsable du refuge déboule dans le réfectoire en gueulant :&lt;br /&gt;- Debout la d’dant. Vous avez 5 minutes pour dégager !&lt;br /&gt;Avec Pascal nous ingurgitons à la hâte quelques barres de céréales, buvons un peu d’eau froide et nous équipons pour tenter l’ascension. Le ciel est clair. Il va faire froid c’est sûr.&lt;br /&gt;De leur côté Didier et Pierrot trouvent un place inconfortable dans le sas d’entré avant de pouvoir squatter un dortoir lorsqu’ils seront libérés.&lt;br /&gt;…&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}   catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-6-kCFMF4cpM/TiW8rS-ffcI/AAAAAAAAAsQ/Eku7_jkLP6o/s1600/IMGP0777.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 286px; height: 214px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-6-kCFMF4cpM/TiW8rS-ffcI/AAAAAAAAAsQ/Eku7_jkLP6o/s320/IMGP0777.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5631114361111018946" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Dehors la pleine lune illumine le paysage d’une lumière argentée et glaciale. Le vent se lève amplifiant le froid Sibérien. Combien peut-il faire ? Moins 10, moins 15 ? Nous chaussons nos crampons de glacier, vérifions une dernière fois l’équipement, nous encordons, puis entamons doucement la montée à petits pas cadencés, au rythme de notre respiration et du crissement des crampons dans le neige gelée, Pascal en tête de cordée.&lt;br /&gt;Est-ce bien la réalité ? Je profite de l’instant, marchant comme dans un rêve vers le toit de l’Europe sous le ciel étoilé. Instant de grâce.&lt;br /&gt;La première partie de l’ascension, assez facile, rejoint un premier mamelon par une large pente glacée assez raide avant de longer une étroite ligne de crête à environ 4350 m. A notre droite une vue vertigineuse sur les vallées piquetée des éclairages des agglomérations. Où est le ciel ? Où est la terre ? Nous voguons dans une autre dimension.&lt;br /&gt;Nous redescendons un peu dans une vallée avant d’entamer la longue montée finale. L’effet venturi du aux reliefs renforce le vent et le froid avec. Courte pause ravitaillement. A cette altitude et par ce froid manger et boire demande un effort pourtant indispensable. Pascal n’est pas au mieux, ne parvient pas à se réchauffer et demande de faire un pause intermédiaire au refuge de Vallot. Nous y sommes presque. Arrêt d’une demi-heure. Certes, ici  il n’y a pas de vent, mais sans exercice l’organisme ne se réchauffe pas. Il faut repartir.&lt;br /&gt;Nous ressortons de l’abri de fortune. Allez, c’est maintenant que ça se joue !&lt;br /&gt;Je me sens très bien, presque euphorique. A l’est le ciel grise doucement annonciateur de l’aube. Après quelques minutes Pascal se retourne pour me lâcher :&lt;br /&gt;- Ce ne va pas Fred. J’arrête !&lt;br /&gt;- Hors de question Pascal. C’est l’occasion de ta vie. Tu as déjà du renoncer une fois à 4500 m (pour raison météo). Cette fois-ci c’est la bonne. Allez Pascal ! Dans 45 minutes le soleil va se lever. Tu verras ça ira mieux.&lt;br /&gt;Nous repartons. Devant Pascal est en difficulté c’est évident. Il n’avance plus, titube légèrement. Je l’invective.&lt;br /&gt;- Allez Pascal, accroche-toi ! Nous allons le faire ensemble.&lt;br /&gt;- Non Fred, je n’en peux plus.&lt;br /&gt;Mais il s’accroche et continue d’avancer.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}    catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-sjYeRgn8bAM/TiW9XQovKlI/AAAAAAAAAso/kfMPohx0uhg/s1600/IMGP0772.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-sjYeRgn8bAM/TiW9XQovKlI/AAAAAAAAAso/kfMPohx0uhg/s320/IMGP0772.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5631115116397144658" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il est environ 6 heures lorsque le soleil pointe à l’horizon, illuminant le paysage d’une chaude lumière orangée projetant nos ombres à l’infini tels des géants. Nous sommes à 4500 m et la pente est forte. Les crampons scintillent au soleil. Pascal se retourne. Je lis l’épuisement dans son regard et passe en tête de cordée.&lt;br /&gt;- Ne lâche pas Pascal. On y est presque.&lt;br /&gt;A partir de cet instant nous ne faisons plus qu’un, sachant pertinemment que nos destins sont liés. Impossible de monter ou de descendre l’un sans l’autre.&lt;br /&gt;Les premiers rayons du soleil nous réchauffent imperceptiblement mais le vent se renforce. Nous progressons doucement, s’arrêtant quelques secondes toutes les 2 ou 3 minutes. Je me sens parfaitement bien et tente de passer une partie de mon énergie à mon coéquipier.&lt;br /&gt;4600 m, nous voyons le sommet, marchant prudemment sur une fine arrête glacée. Pascal repasse en tête pour mieux gérer son effort. Je sais que maintenant rien ne pourra l’arrêter.&lt;br /&gt;4700 m, nous y sommes presque&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}   catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-BjFE2rm9zWo/TiW9pWN9L0I/AAAAAAAAAsw/PJkCKItF16g/s1600/IMGP0773.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 267px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-BjFE2rm9zWo/TiW9pWN9L0I/AAAAAAAAAsw/PJkCKItF16g/s320/IMGP0773.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5631115427133075266" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; mais perdons le sommet de vu.&lt;br /&gt;4750 m, la pente devient moins forte. Je ne marche plus, je vole, euphorique, jubilation intérieure, satisfaction personnelle d’être là, ici et maintenant.&lt;br /&gt;4840 m indique mon altimètre. Nous y sommes ! Je regarde Pascal fixement en le remerciant du fond&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}   catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-GZKxOmelOAA/TiW-HWSemNI/AAAAAAAAAs4/sTs787SxsI4/s1600/IMGP0769.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 211px; height: 158px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-GZKxOmelOAA/TiW-HWSemNI/AAAAAAAAAs4/sTs787SxsI4/s320/IMGP0769.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5631115942548117714" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; du cœur pour son effort. Il est ailleurs. A quoi pense t-il ? Je sais que sans lui je ne serais pas là. Lui sait également qu'il ne le serait pas sans moi. Nous ne parlons pas, profitant juste de l’instant magique au sommet de l’Europe. Je fais un 360° : La France, l’Italie, la Suisse. Si Dieu existe, à cet instant précis il est avec nous.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-5406978038561586032?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/5406978038561586032/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=5406978038561586032&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/5406978038561586032'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/5406978038561586032'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/07/merveilleux-enfer.html' title='Merveilleux enfer'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-VsprX6X0Hkw/TiW8iRHK4EI/AAAAAAAAAsI/ilar8oSxIyY/s72-c/IMGP0763.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-8172863111483333830</id><published>2011-07-18T22:57:00.012+02:00</published><updated>2011-08-04T17:56:18.588+02:00</updated><title type='text'>Premiers vertiges</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-FUvhampNUe0/TiSe1mFdvaI/AAAAAAAAArY/9T16drIGRxc/s1600/IMGP0736.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 269px; height: 202px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-FUvhampNUe0/TiSe1mFdvaI/AAAAAAAAArY/9T16drIGRxc/s320/IMGP0736.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5630800077713685922" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Petite nuit entrecoupée de rêves étranges, histoires d’expéditions alpines ayant mal tourné, fantasmagorie de ce fascinant inconnu que, dans un demi-sommeil, l’imaginaire tente d’appréhender sans rationalité.&lt;br /&gt;Et s’il ne faisait pas beau, nous ne pourrions pas monter ! Plate excuse, histoire de ne pas y aller sans avoir à se dégonfler…&lt;br /&gt;Et pourquoi faire cela alors personne ne nous y oblige ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6h : je jette un œil pas la fenêtre. La couche nuageuse se déchire laissant apparaître un ciel cristallin entre les cimes immaculées. Ventre serré je m’oblige à ingérer un copieux petit déjeuner en échangeant quelques mots avec Didier. Le trac est perceptible, inutile d’en rajouter.&lt;br /&gt;Nous retrouvons nos compagnons d’expédition au pied de l’immeuble, direction le Fayet pour prendre le petit train vers «  le nid d’aigle », début de l’ascension à 2400 m.&lt;br /&gt;Montant doucement sur la voie à crémaillère à des angles pour le moins inhabituel, nous traversons les bancs de brume matinale entre lesquels la montagne se dévoile furtivement comme pour mieux se faire désirer.&lt;br /&gt;Nous y sommes. Objectif de la journée rejoindre le refuge du Gouter que nous apercevons 1450 m plus haut au bord d’une impressionnante coulée rocheuse.&lt;br /&gt;L’ascension démarre tranquillement par un chemin rocailleux. Avec l’exercice, doucement « l’angoisse » se dissipe. Je cale ma respiration sur le rythme de ma &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-ce9hq4MCblw/TiSgU44zyoI/AAAAAAAAArw/YgSy7WlBvV8/s1600/IMGP0755.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 284px; height: 213px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-ce9hq4MCblw/TiSgU44zyoI/AAAAAAAAArw/YgSy7WlBvV8/s320/IMGP0755.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5630801714848451202" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;marche, une expiration tous les deux pas pour faciliter l’acclimatation de l’organisme à l’altitude.&lt;br /&gt;Sur notre droite un impressionnant glacier charriant des tonnes de glace et de roches mélangées descend de la montagne tel un bulldozer creusant un énorme sillon.&lt;br /&gt;Sur notre gauche l’Aiguille du Midi pointe sur une ligne de crêtes acérées, monde minéral à l’état brut, piquant et acéré défiant le ciel.&lt;br /&gt;Nous avançons doucement sous un soleil radieux, les yeux grands ouverts pour ne rien manquer du spectacle.&lt;br /&gt;3000 m, pause déjeuné. Didier a du mal à réguler sa respiration. 900 m plus haut le Refuge du Gouter nous domine, qu’il va falloir rejoindre par la coulée rocheuse après avoir traversé au pas de course une zone de chute de pierres particulière dangereuse. Régulièrement des éboulis se déclenchent. On attend le « retour au calme » puis nous lançons successivement dans la courte traversée sous le regard vigilant des compagnons à l’affut de toute nouvelle alerte. Tout se passe bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pente devient plus forte. Nous ne marchons plus mais progressons « à quatre pattes » sur les rochers vers l’objectif au dessus&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-ldrwYp1klJ4/TiSfRjLrAkI/AAAAAAAAAro/uKJzvH0G5TA/s1600/IMGP0753.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 279px; height: 209px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-ldrwYp1klJ4/TiSfRjLrAkI/AAAAAAAAAro/uKJzvH0G5TA/s320/IMGP0753.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5630800557970752066" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; de nos têtes. Pris de vertiges et de nausées Didier est à la peine. Après concertation nous décidons de scinder l’équipe en 2 groupes, en tête Pierrot, Pascal et moi, derrière Jean-Louis et Didier.&lt;br /&gt;Progression prudente sur un terrain impressionnant de part sa verticalité où la moindre erreur de prise peut être fatale. Je pense à mon camarade Didier en souffrance un peu plus bas qui n’a pas d’autre choix que de continuer d’avancer. Allez Didier !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus que 200 mètres. Au passage d’un goulet plus étroit en me contorsionnant je frotte mon sac à dos sur la paroi rocheuse et sens quelque chose se décrocher. Je me retourne et aperçois la tente tomber dans la pente. Merde, quel con ! Dans le meilleur des cas cette nuit la haut il fera moins 5°. A cette altitude impossible de dormir dehors sans tente. Les images se bousculent dans ma tête. Les options aussi dont la première de redescendre en espérant retrouver le petit sac de 3 kg couleur marron foncée arrêté parmi tous ces rochers. 250 mètres plus bas j’abandonne. Autant rechercher une aiguille dans une meule de foin. Il faut remonter calmement pour aviser. Je culpabilise « à mort » en pensant à mes compagnons, particulièrement Didier qui sera au bout du rouleau.&lt;br /&gt;Arrivé au refuge du Gouter nous tombons sur un cloaque infâme où quelques dizaines de grimpeurs tentent de trouver un réconfort dans des conditions dantesques. Evidemment toutes les couchettes sont réservées. Après palabre avec un responsable très désagréable j’obtiens le droit de rester dans le réfectoire jusqu’à 1h30 du matin.&lt;br /&gt;- Ca fait 145 euros et vous serez ensuite violemment expulsés juge t-il opportun d’ajouter !&lt;br /&gt;Sans commentaires. J’enrage, ne réponds rien et paye cash à l’avance « la prestati&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-VdZ9WUJmYJE/TiSg8clraQI/AAAAAAAAAsA/-2Q3EakUwUo/s1600/IMGP0758.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-VdZ9WUJmYJE/TiSg8clraQI/AAAAAAAAAsA/-2Q3EakUwUo/s320/IMGP0758.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5630802394446784770" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;on ».&lt;br /&gt;Avec Pierrot et Pascal nous tentons de nous installer dans un coin prenant grand soin de garder un peu de place pour Jean-Louis et Didier qui devraient finir par arriver dans ce bordel infâme.&lt;br /&gt;L’ambiance est indescriptible : imaginez une sorte de cabane en bois ou s’entassent quelques grimpeurs dont certains déjà au bout du rouleau ne se comportent plus vraiment comme des Hommes normaux. C’est glauque, sale, inconfortable, ça pue mais au moins il fait chaud.&lt;br /&gt;Une heure et demi plus tard nous nos deux compagnons nous rejoignent. Didier ressemble à un fantôme. Totalement épuisé il semble revenir d’outre tombe, d’un monde où il n’a pas eu d’autre choix que de s’échapper de la mort, mobilisant 120% de son énergie pour parvenir jusqu’ici. Emus aux larmes nous nous tombons dans les bras.&lt;br /&gt;Honteux j’explique la situation. Didier me dit gentiment que toutes façons il ne se serait pas vu bivouaquer ce soir dans la tente et d’ajouter qu’il en resterait là dans cette ascension. Pierrot qui a cassé une chaussure doit aussi renoncer au sommet. Nous mangeons vite fait quelques barres de céréales en tentant d’évaluer la situation : Pascal se sent capable d’y aller après avoir du renoncer à 300 m du sommet en septembre dernier, je ne me vois pas en rester là, et Jean-Louis qui l’a déjà fait propose avec élégance de rester au refuge avec Didier et Pierrot.&lt;br /&gt;Nous partirons donc à deux pour tenter l’assaut final et décidons de profiter du ciel clair pour une approche de nuit sous la  pleine lune en partant dès 1h30.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-8172863111483333830?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/8172863111483333830/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=8172863111483333830&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/8172863111483333830'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/8172863111483333830'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/07/premiers-vertiges.html' title='Premiers vertiges'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-FUvhampNUe0/TiSe1mFdvaI/AAAAAAAAArY/9T16drIGRxc/s72-c/IMGP0736.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-3557121342682944666</id><published>2011-07-14T23:53:00.006+02:00</published><updated>2011-07-18T23:47:44.104+02:00</updated><title type='text'>Camp de base n°1</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQ6k7tD3UCZMLhQJGKkWeMo8xlyOUvFihz9mBTY6cK_vE082xwOAg&amp;amp;t=1"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 241px; height: 173px;" src="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQ6k7tD3UCZMLhQJGKkWeMo8xlyOUvFihz9mBTY6cK_vE082xwOAg&amp;amp;t=1" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Chamonix était d’abord pour moi le nom des petits gâteaux à l’orange que mon père achetait de temps en temps quand nous étions enfants et que nous dégustions avec délectation comme de gros bonbons un peu collants.&lt;br /&gt;Au pied du Mont-Blanc et de la mer de glace c’est surtout un charmant village, point de départ des grandes courses vers les plus hauts sommets alpins.&lt;br /&gt;Nous y sommes. La météo du jour n’est pas très engageante, une épaisse couche de nuageuses plombant tout le paysage encadrant la vallée.&lt;br /&gt;Nous sommes accueillis chez Michel, passionné de montagne vivant seul dans un minuscule studio en sous sol d’un joli chalet. Victime d'un récent accident de parapente, à regret il ne pourra nous accompagner. Il y a là Jean-Louis, notre sympathique chef d’expédition, ami d’enfance de Didier mon coéquipier d’aventures, ainsi que deux autres compagnons qui nous accompagnerons pour cette tentative d’ascension du toit de l’Europe en totale autonomie sans passer par les refuges.&lt;br /&gt;Le briefing improvisé semble au premier abord un peu approximatif, entrecoupé d’anecdotes de montagnards racontant risques et péripéties de leurs précédentes courses en montagne, histoire d’exorciser les dangers non négligeables de ce type de tentative. Et il faut bien reconnaître que la pression monte pour les apprentis que nous sommes, comme un léger trac accompagné de très perceptibles signaux mettant le corps en alerte avant d’attaquer l’ascension. Des images d'aventures de montagne reviennent alors à l'esprit, récits de Frison-Roche lors de ces magnifiques expéditions alpines payées parfois au prix fort.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;Matériels rassemblés après une escale au magasin du coin pour louer piolets et crampons de glacier, nous préparons les sacs à dos dans une légère excitation.&lt;br /&gt;Pour l’ascension l’ennemi c’est le poids et le froid, quadrature du cercle au moment de fermer les sacs : prendre ou ne pas prendre la paire de chaussette supplémentaire ? 3 litres d’eau ou seulement 2,5 ? Et cette satanée tente qui pèse 3 kilos à elle toute seule ; sans parler de la popote, du casque et tout l’accastillage nécessaire pour monter encordés… Pas possible de faire moins de 15 kg !&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;23h45 : pas vraiment sommeil et pourtant il faut dormir. Réveil demain à 6h pour un départ à 7h. Les prévisions météo sont bonnes. J’ai déjà les jambes qui gigotent.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-3557121342682944666?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/3557121342682944666/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=3557121342682944666&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/3557121342682944666'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/3557121342682944666'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/07/camp-de-base-n1.html' title='Camp de base n°1'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-8751782970779730489</id><published>2011-07-13T23:13:00.006+02:00</published><updated>2011-07-13T23:41:10.326+02:00</updated><title type='text'>Prêt, partez !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRwiNRX03bHeWgz0l9xOdJ1DPiEs-Y0sMoxRfr47Gn_nsXekANl"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 225px; height: 225px;" src="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRwiNRX03bHeWgz0l9xOdJ1DPiEs-Y0sMoxRfr47Gn_nsXekANl" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Mercredi matin 9h30 : après avoir consulté la météo Suisse, un dernier mel de Jean-Louis confirme le probable créneau météo pour tenter l’ascension du Mont-Blanc vendredi et samedi. C’est décidé nous partons donc vers Chamonix en espérant que l’instabilité atmosphérique de la semaine ne vienne pas contrarier le plan à la dernière minute. Nous verrons bien…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Partir est déjà une libération : cela fait des semaines que nous parlons de l’expédition et la pression commençait à monter, entre excitation et légère appréhension.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cruise control calé à 135 km/h, nous traversons la France en diagonale vers le sud-est, profitant de somptueux paysages le long de nos belles mais chères autoroutes. Agréable road-movie dans le flot des vacanciers descendant vers le soleil.&lt;br /&gt;Conduite à l’Américaine du pick-up Nissan chargé à raz bord – matériel de camping, d’escalade, de randonné, de plongé, d’astronomie – pour 2 semaines de vacances itinérantes au contact de nature. Pour une fois nous n’irons pas loin, histoire le découvrir quelques merveilles de notre « douce France », tout de même la première destination touristique au monde. Il doit bien y avoir une raison : d’accord les françaises sont charmantes, la cuisine délicieuse et les vins parfois excellent, mais serait-ce suffisant ?&lt;br /&gt;L’autre jour un client américain me disait qu’il adorait notre pays « par ce que sur un si petit territoire on découvrait tous les paysages du monde habités par un peuple de râleurs cultivant la douceur de vivre ». Pas mal résumé Harley !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-8751782970779730489?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/8751782970779730489/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=8751782970779730489&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/8751782970779730489'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/8751782970779730489'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/07/pret-partez.html' title='Prêt, partez !'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-7344759394620793695</id><published>2011-06-19T12:29:00.006+02:00</published><updated>2011-08-27T15:18:46.078+02:00</updated><title type='text'>Ne jamais vendre la peau du panda...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://essentielle.lalibre.be/fr/wp-content/uploads/2011/04/panda.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 202px; height: 343px;" src="http://essentielle.lalibre.be/fr/wp-content/uploads/2011/04/panda.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Confiants nous en étions aux dernières virgules du contrat.&lt;br /&gt;Il faut dire nous l’avions bien mérité. Trois ans de travail commercial en équipe, systématique, appliqué, laborieux. A écouter, comprendre, faire valoir nos arguments puis enfin convaincre.&lt;br /&gt;Il en avait fallu des visites, en Chine bien sûr, mais aussi l’accueil des correspondants dans nos installations tant européennes qu’américaines.&lt;br /&gt;Trois ans de patience pendant lesquels nous mangions comme eux, buvions comme eux, parlions des mêmes choses qu’eux, ne manquions aucune attention, histoire de renforcer les liens et parvenir enfin à la conclusion d’un accord.&lt;br /&gt;Et cette fois devait être la bonne, nous n’en doutions pas. Nous étions donc venu en force mais décontractés finaliser un important accord tant pour nous que pour le client.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La salle de réunion était comme d’habitude parfaite : fleurs et fruits à chaque place nominative, panneau d’accueil personnalisé, vidéoprojecteur  réglé au petit poil, service de boisson servi par de charmantes hôtesses.&lt;br /&gt;On repasse donc à travers le contrat sans grande difficulté. Quelques détails à ajuster ici et là, mais rien de significatif. Les conditions commerciales semblent admises et avec David ne pouvons nous empêcher de parler de la bouteille de champagne à sabrer semaine prochaine avec notre équipe…&lt;br /&gt;Pause déjeuner. Au moment où nous quittons la salle le Président lâche une petite phrase sibylline :&lt;br /&gt;- Profitons du moment du déjeuner pour soumettre une dernière fois le document à nos partenaires.&lt;br /&gt;Ses partenaires ; quels partenaires ? N’aurions nous pas encore tout compris du deal potentiel ?&lt;br /&gt;Ambiance bonne enfant pendant le repas. On trinque, sans abuser, au succès de notre partenariat naissant.&lt;br /&gt;Retour en salle de réunion. Tien le président n’est plus là. Avec une légère appréhension nous repassons à travers le contrat soit disant revu par les partenaires. Fort heureusement, pas de changements significatifs.&lt;br /&gt;Courte interruption de séance avant l’impression papier pour signature pense t-on, quand l’un de nos interlocuteur revient un peu gêné à la table des négociations avec une revendication sur le prix.&lt;br /&gt;Ne manquait plus que ça, nous qui pensions le point clarifié lors de la séance de la matinée.&lt;br /&gt;On rediscute donc quelque peu contrariés par le procédé, faisant contre mauvaise fortune cœur en se disant que c’est finalement de bonne guerre. Il faut signer, nous arrondissons donc un peu les angles pour permettre enfin la conclusion.&lt;br /&gt;Nouvelle interruption de séance demandée par nos interlocuteurs. Ca devrait le faire pense t-on. Surprise, ils reviennent quelques minutes plus tard, mine défaite, avec de nouvelles revendications extravagantes soit disant demandées par le Président qui brille toujours pas son absence.  Ca ce complique…&lt;br /&gt;La fin de l’après midi n’est qu’une suite de marchandages incohérents digne des souks de Marrakech alors que nous parlons ici d’un important contrat stratégique sur 5 ans renouvelables, de plusieurs millions de dollars. Il se passe un truc que nous ne comprenons pas…&lt;br /&gt;18h, ici l’heure du dîner.  Ambiance pour le moins tendue. Tien, le Président est là avec sa tête des mauvais jours. Je mets les pieds dans le plat en lui faisant part avec diplomatie mais de manière claire de notre déception au moment où nous pensions avoir trouvé les termes d’un accord équilibré. Nos coéquipiers Chinois sont au troisième dessous et, malgré la tension, devons absolument éviter de faire perdre la face à qui que ce soit. A l’évidence il y a un os, et nous acquérons la certitude que l’argument du prix n’est que le moyen de retarder la conclusion de l’accord. Nous campons donc sur notre position tout en insistant sur notre volonté de garder le contact et rester « bon amis ». Notre attitude ferme mais toujours constructive semble soulager nos interlocuteurs.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;Retour à l’hôtel un peu frustrés. Tout cela n’aurait-il été qu’un grand jeu dont nous serions les objets ? Ici rien n’est impossible.&lt;br /&gt;Il est presque minuit et je ne parviens pas à fermer l’œil, tournant et retournant en boucle toute cette histoire, plus déterminé que jamais à conclure ce deal.&lt;br /&gt;5h du matin, le jour pointe. J’enfile mon short et mes Asics et descends courir le long de la plage. Dieu que c’est bon ! L’air frais, le corps en action, le stress qui s’évacue doucement et les idées se remettent en place. Une nouvelle journée qui commence.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-7344759394620793695?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/7344759394620793695/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=7344759394620793695&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/7344759394620793695'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/7344759394620793695'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/06/ne-jamais-vendre-la-peau-du-panda.html' title='Ne jamais vendre la peau du panda...'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-406820981998155855</id><published>2011-06-17T06:00:00.005+02:00</published><updated>2011-06-17T06:20:19.617+02:00</updated><title type='text'>48 heures chrono</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQFyML4pHu_SubbZ9ff4k0WGxw4jNeeIB6Knz2Y_Fz_C02QBJ7QzMSfmcUT"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 121px; height: 161px;" src="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQFyML4pHu_SubbZ9ff4k0WGxw4jNeeIB6Knz2Y_Fz_C02QBJ7QzMSfmcUT" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;A bord du vol Air China Paris-Pékin : à 12000 m le bel A340 croise au dessus d’une couche laiteuse de nuage éclairée par la lune presque pleine dont la lumière argentée se réfléchi sur l’aile droite de l’appareil. A bort tout est calme, et tandis que mon voisin dort déjà, bercé par le ronron des réacteurs filtré par mon casque antibruit (super trouvaille), je me laisse aller à quelques pensées sur la nature des choses, repensant au propos d’un ami qui me disait le week-end dernier :&lt;br /&gt;- Ca fait quelque chose de passer la soixantaine. On se rend compte que le temps qui passe devient plus précieux. Alors j’ai décidé de ne pas m’économiser comme le font trop souvent les gens d’un « certain âge », mais au contraire, de tout faire à fond !&lt;br /&gt;Il vient de reprendre la danse contemporaine…&lt;br /&gt;Et de me dire qu’il a vraiment raison, ma seule « angoisse » étant justement de ne pas avoir le temps de faire tout ce que j’aimerais entreprendre, poussé par cette inexorable flèche du temps à laquelle personne n’échappe. Alors oui, tout faire à fond pour ne rien manquer, au prix d’un engagement de tous les instants dont l’une des facettes est de parcourir le monde sans relâche, tant pour découvrir que réaliser des choses.&lt;br /&gt;Sur ce, aidé par un petit cachet, doucement la torpeur m’envahit, coincé pour encore 8 heures dans le siège 20B.&lt;br /&gt;- Would you like a breakfast sir?&lt;br /&gt;Une gentille hôtesse me réveille d’un léger mouvement sur l’épaule. Super, dans ma somnolence aérienne je n’ai pas trop vu le temps passer.&lt;br /&gt;- Omelette or noodles?&lt;br /&gt;- Omelette please.&lt;br /&gt;Bon, en guise d’omelette imaginez plutôt une sorte de mousse jaunâtre au fond d’une barquette en alu… Pas de quoi se régaler, mais on fait avec.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;9h heures du matin à pékin, le milieu de la nuit à mon horloge biologique. Je marche comme zombi vers les « domestic transfers ». Porte C24 vers Qingdao. 4 heures d’attentes et les yeux qui piquent à traiter péniblement quelques mels mon ordinateur sur les genoux.&lt;br /&gt;L’avion est bondé et l’espace entre les sièges au standard « S ». Et pourtant il serait bien que je dorme un peu en prévision du rendez-vous qui m’attend à l’arrivée. Pas moyen de trouver la bonne position, ce sera pour une autre fois.&lt;br /&gt;Je saute dans un taxi vers l’hôtel. 10 minutes de micro-sommeil réparateur. Vite une douche, un coup de rasoir et de brosse à dent, une chemise propre pour rejoindre les clients dans le lobby. 18h pile. Just on time ! Ni vu ni connu, on se salut tout sourire et partons vers un restaurant. Cela fait plus de 42 heures que je suis « debout » mais dois faire bonne figure alors que je n’aspire qu’à m’allonger dans un bon lit pour dormir pour de vrai. Les marathons ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Vivre à fond qu’il disait…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est ce qu’on picole ! Heureusement, depuis quelques années la mode est au vin rouge que l’on boit ici comme autrefois les alcools forts : fréquence élevée mais petite gorgées cul-sec. Ah, l’amitié Franco-Chinoise.&lt;br /&gt;On se quitte un peu saoul en se promettant de faire de bonnes affaires demain.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-406820981998155855?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/406820981998155855/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=406820981998155855&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/406820981998155855'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/406820981998155855'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/06/48-heures-chrono.html' title='48 heures chrono'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-3058286665910563543</id><published>2011-06-11T10:27:00.015+02:00</published><updated>2011-06-11T11:44:33.233+02:00</updated><title type='text'>American Express</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSo0VxS3nkdBpdVHcGGRXFp5FjF-rsuEEDimakxLsR66v3Ghucdzw"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 248px; height: 199px;" src="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSo0VxS3nkdBpdVHcGGRXFp5FjF-rsuEEDimakxLsR66v3Ghucdzw" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Retour à la maison, fin d’un sprint de 2 jours, voyage  façon « American-express » au cœur des Etats-Unis – Iowa morne plaine – au contact des opérateurs des filières de production porcine : topo devant un parterre de 200 professionnels, rencontre de nos banquiers locaux, diner pantagruélique  avec des clients (steaks d'une livre par personne, de quoi nourrir une famille toute entière...), coaching de nos équipes.&lt;br /&gt;Sûr, à l’heure qu’il est les piles sont presque à plat, mais le week-end arrive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le hub de Chicago est immense. Trafic incessant d’avions sillonnant l’Amérique en tous sens et connections de longs courriers avec le reste du monde.&lt;br /&gt;Des milliers de gens au format XXL circulent dans les kilomètres de couloirs de cet immense aéroport, baigné comme souvent ici d’effluves de junk-food locale, fragrance un peu écœurante de friture sucrée.&lt;br /&gt;Regard dans le vague je marche tranquillement vers la porte L8, vol American Airlines 42 vers Paris. Tien, la musique de fond est sympa. Du rythm’n blues. Le son devient plus fort. Puis un attroupement autour du Lorenzo Thompson Band jouant live « Sweet Home Chicago » : &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=vur_Zc5OEic"&gt;http://www.youtube.com/watch?v=vur_Zc5OEic&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Quelle énergie ! Franchement « ça dégage » et ça fait du bien. Entrainés par le rythme,  les gens bougent en cadence : imperceptibles déhanchement, pieds battant le mesure ou tapant franchement des mains. Sympa et rigolo à la fois. La musique a parfois quelque chose de magique : doucement les batteries se rechargent, comme celles des téléphones portables que l’on branche pour quelques minutes à la seule prise disponible, guettant la monté des barètes sur l’écran de contrôle. Tout sourire les regards se croisent. Moment agréable que l’on aimerait prolonger.&lt;br /&gt;Mais je dois y aller pour ne manquer mon vol sur « COP Airlines », comme dirait Pieter. Traduire « Chicken Or Pasta Airlines », expression caricaturant le piètre service des compagnies américaines…&lt;br /&gt;Au moment de tourner les talons un solide gaillard m’aborde spontanément :&lt;br /&gt;- Where are you from man?&lt;br /&gt;- I’m French and you?&lt;br /&gt;- From Missouri. And where are you going to?&lt;br /&gt;- Back home, in France.&lt;br /&gt;- Safe trip guy!&lt;br /&gt;- Thanks!&lt;br /&gt;Je suis toujours étonné par la gentillesse et la curiosité spontanée des Américains engageant naturellement la conversation avec des inconnus dans les lieux publics. L’autre soir en parlant justement de cela avec un collègue, il me disait que quelqu’un avait un jour comparé les américains à des pêches : doux et tendre au premier abord, mais avec un noyau dur au milieu...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’embarque pour une courte escale à la maison. Semaine prochaine de nouveau en Chine pour finalisation d’un important contrat. Le monde est parfois trop petit…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-3058286665910563543?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/3058286665910563543/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=3058286665910563543&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/3058286665910563543'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/3058286665910563543'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/06/american-express.html' title='American Express'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-2330580413678188573</id><published>2011-06-01T21:21:00.002+02:00</published><updated>2011-06-01T21:27:41.885+02:00</updated><title type='text'>Même pas peur !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.jmcreations.fr/images/orage.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 280px; height: 223px;" src="http://www.jmcreations.fr/images/orage.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;A bord du petit jet régional Delta Airlines nous volons vers l’aéroport régional de N.E Arkansas, zigzaguant entre d’énormes cumulonimbus. La nuit noire est striée de spectaculaires éclairs illuminant pour un instant les nuages comme en plein jour, comme si le ciel allait exploser d’un moment à l’autre. Il faut dire que depuis deux semaines les conditions météo sont exceptionnelles dans les états du sud soumis à d’impressionnantes tornades dévastatrices détruisant tout sur leur passage. Plus de 300 morts ! Du jamais vu de mémoire d’homme.&lt;br /&gt;A l’évidence ce vol agité se prolonge quand finalement le commandant de bord annonce :&lt;br /&gt;- Mesdames et Messieurs, comme vous avez pu vous en apercevoir, les conditions météo nous obligent à contourner les nombreuses zones d’orage et nous devons nous dérouter vers Oklahoma City pour refaire le plein.&lt;br /&gt;Soit ! Pas de commentaire dans l’avion, nous sommes aux Etats-Unis. Ici l’autorité du commandant ne peut être remise en cause.&lt;br /&gt;Nous nous posons donc à Oklahoma City sous les trombes d’eau. Il est déjà minuit, nous sommes loin d’être arrivés et demain une très longue journée de 4 rendez-vous qu’il ne faudrait pas manquer nous attend.&lt;br /&gt;45 minutes plus tard nous ré-embarquons.&lt;br /&gt;- Décollage pour un petit vol de 35 minutes annonce le commandant.&lt;br /&gt;Après 20 minutes l’avion recommence à zigzaguer entre les cumulonimbus chargés d’énergie. A travers le hublot je suis ébloui par les flashes incessants de spectaculaires éclairs illuminant les volutes nuageuses obscures, comme des déchirures vers les feux de l’enfer. Puis l’avion commence à s’agiter brutalement. Nous entrons dans une violente zone de turbulence, ballotés par d’impressionnantes embardées de tous côtés, à des angles effrayants, montant ou descendant comme une feuille d’automne au milieu des bourrasques. Cela dure depuis 15 interminables minutes. Dieu sait si j’aime voler et suis confiant en avion, mais je dois sincèrement avouer que là j’ai peur. En cabine les passagers sont également tétanisés, émettant à chaque embardé des cris retenus, quand le commandant resté jusque là étonnement silencieux – il faut dire qu’il avait fort à faire – annonce sans plus de précaution :&lt;br /&gt;- Nous sommes pris dans une violente zone de turbulences et allons ESSAYER de nous poser…&lt;br /&gt;- Essayer, essayer, mais t’as pas le choix mon pote me surprends-je à répondre tout de go !&lt;br /&gt;(Il doit aussi faire chaud dans le poste de pilotage).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le quart d’heure suivant est du même tonneau si j’ose dire. Je ne peux m’empêcher de penser que finalement nous n’étions pas si mal à Oklahoma City, quitte à louper les rendez-vous. J’ai la gerbe et pense à mes proches en me disant que ce serait tout de même trop bête de finir comme cela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au terme de 55 minutes d’un vol mémorable qui n’aurait du être que de 35, les roues touchent finalement le tarmac sous les bourrasques et les hallebardes d’une pluie diluvienne, atterrissage salué par les applaudissements des passagers et un « well done » spontané du pilote à la radio.&lt;br /&gt;Il est 2h30 du matin. La nuit va être courte.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-2330580413678188573?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/2330580413678188573/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=2330580413678188573&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/2330580413678188573'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/2330580413678188573'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/06/meme-pas-peur.html' title='Même pas peur !'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-7388966369597670543</id><published>2011-05-28T14:47:00.009+02:00</published><updated>2011-05-28T15:14:08.117+02:00</updated><title type='text'>American paradoxe</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://chronicle.augusta.com/images/headlines/090499/MENNONITES_2.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 311px; height: 266px;" src="http://chronicle.augusta.com/images/headlines/090499/MENNONITES_2.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Aéroport d’Atlanta, en attente devant le tapis automatique de sortie des bagages du vol en provenance de Paris, je croise le regard d’une femme déjà âgée mais encore pleine de charme. Ce visage souriant aux jolies rides d’expressions me dit quelque chose. Cheveux courts châtains clairs savamment ébouriffé, yeux cachés derrières une paire de lunette légèrement fumée… Jane Fonda. Nous sommes Lundi et c’était hier la clôture du festival de Canne. Elle rentre à la maison et je vais vendre de poulets. Chacun son business.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;Le sud des Etats-Unis a parfois quelque chose de nostalgique. Campagne tranquille où les « farmers » survivent sur des fermes modestes de polyculture-élevage : granges hors d’âge devant lesquelles pourrissent vieux matériels agricoles et carcasses de voitures rouillées.&lt;br /&gt;De part et d’autre de grandes avenues qu'il est "impossible" de traverser à pied tant elles sont larges, les petites villes concentrent les commodités d’usage : bars, motels, super-store, banques, fast-food, églises et stations service ; ambiance très seventies.&lt;br /&gt;13h, nous stoppons sur le parking du « Wooden spoon » (cuillère de bois) entre vieux pick-up et énormes trailers, semi remorques sillonnant les Etats-Unis de part en part pour acheminer le fret sur ce territoire immense.&lt;br /&gt;Devant le restaurant, bâtisse en bois défraichis, une petite terrasse du même acabit sur laquelle sont exposés toute une série de barbecues en fer forgé massif ; de quoi faire griller en même temps toutes les côtes d’un bœuf.&lt;br /&gt;En entrant une jeune femme souriante, fine (ici ça se remarque), habillée d’une sobre robe à la mode 19ème siècle, type européenne du nord, cheveux tirés en arrière mis en chignons sous une petite coiffe en dentelle nous accueille. La salle à manger est bondée, client attablés autour de solides tables de bois massif et assis sur de rustiques chaises au format XXL permettant d’accueillir des postérieurs au même standard.&lt;br /&gt;Demandant notre nom la jeune femme l’inscrit sur la liste des entrées en attendant qu’une table  se libère. Incongru : elle porte des Nike de couleur verte assorties à sa robe façon Madame Ingalls dans "La petite maison dans la prairie".&lt;br /&gt;Nous sommes chez les Nennonites, petite communauté chrétienne anabaptiste traditionaliste exilée de Hollande, proches des Amish, qui au 21ème siècle vivent encore selon des principes simples, vieux de plus de deux siècles, dont certains se traduisent par le refus de progrès techniques tels que la voiture (ils se déplacent encore en carriole à cheval), l’électricité non utilisée à la maison, ou encore la mode vestimentaire figée telle qu’elle était il y 200 ans. Drôle d’ambiance dans cette Amérique profonde ou deux mondes se côtoient comme si de rien n’était, illustration parfaite des valeurs profondes de liberté et de tolérance de ce grand pays aux paradoxes parfois surprenants.&lt;br /&gt;Une fois n’est pas coutume, la nourriture est réellement délicieuse, cuisine paysanne simple aux proportions raisonnables : poulet grillé, quelques légumes verts et bien sûr l’inévitable purée, suivis d’un dessert à tomber par terre : crumble de fruit rouge à la crème. Je ne vous dit que ça… Même aux USA la tradition à parfois du bon, et vu l’affluence les clients ne s’y sont pas trompés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-7388966369597670543?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/7388966369597670543/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=7388966369597670543&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/7388966369597670543'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/7388966369597670543'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/05/american-paradoxe.html' title='American paradoxe'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-3481344101317331591</id><published>2011-05-14T01:57:00.004+02:00</published><updated>2011-05-14T02:19:16.731+02:00</updated><title type='text'>"La France d'ailleurs"</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.decitre.fr/gi/93/9782858158393FS.gif"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 267px; height: 351px;" src="http://www.decitre.fr/gi/93/9782858158393FS.gif" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il s’agit d’un petit morceau d’hexagone comme sortie d’un autre temps où quelques « notables » portent la voix de la France façon grand siècle.&lt;br /&gt;Ne vous y trompez pas, je parle ici de gens tout à fait charmants et même de bonne volonté, certainement issus des meilleures écoles d’administration françaises – il faut bien reconnaitre que là au moins nous sommes très forts – et que l’on a chargé de représenter les intérêts du pays, servir les ressortissants et promouvoir les intérêts commerciaux, via je cite : « le dernier des grands réseaux consulaires au monde, Monsieur ».&lt;br /&gt;Aïe, aïe, aïe, typiquement français ce complexe de supériorité lorsqu’on essaie de faire valoir la Grandeur de la France dans des envolées lyriques quelque peu dépassées. Comme si « la grandeur » tenait plus du système que des résultats. On ne leur a sans doute pas bien expliqué. Et le problème c’est que la plupart d’entre eux ne semblent jamais avoir été confrontés à la réalité de la compétition économique internationale, comme s’ils habitaient un monde à part. Il y avait « la France d’en haut », « la France d’en bas », c’est un peu ici la France d’ailleurs…&lt;br /&gt;… Et pendant ce temps les japonais et les Allemands travaillent de manière remarquablement efficace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais revenons-en à notre petite histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Consulat, consuls, ça vous dit ?&lt;br /&gt;A ne pas confondre avec ambassade explique t-on. Tout de même, n’y aurait-il pas ici un peu double emploi ? Mais c’que j’en dis…&lt;br /&gt;Imaginez donc une « petite » administration, disons plutôt moyenne, 150 personnes pas moins, confortablement installées dans de jolis bureaux au sommet d’une tour moderne du cœur d’une grande ville Chinoise, avec hygiaphone à l’accueil, comme à la SNCF, et vue imprenable sur la citée depuis le bureau panoramique du Consul Général, comme dans les films Américains ! Ca en jette lorsque vous venez exposer vos petites affaires.&lt;br /&gt;On bavarde alors poliment autour d’un thé servi par de charmantes assistantes et évoquons les problèmes locaux en termes très diplomatiques. Et de se faire expliquer fort courtoisement que l’on a déjà parlé du sujet en question avec les autorités locales lors d’une réception officielle au cours de laquelle un courrier à été remis en main propre au ministre – rendez-vous compte – mais qu’il s’agit de faire bien attention de ne pas en faire trop pour ne pas choquer. A ce train là, sûr on n’est pas sorti de l’auberge, quand il faudrait parfois faire preuve – comment dire – d’un peu plus de « fighting spirit » comme diraient les anglais… Mais là nous risquerions d’aller trop loin en froissant nos interlocuteurs, alors qu’il est si confortable de rester bon amis pour le prochain dîner officiel.&lt;br /&gt;On se quitte aimablement deux heures plus tard en se disant qu’on va se tenir informé de la suite… Tu parles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En prenant l’ascenseur je ne peux m’empêcher de penser que c’est tout de même un peu nous qui entretenons cette petite société très policée de qui l’on serait légitimement en droit d’attendre plus, et qu’une nouvelle fois on va se débrouiller tout seul. J’aurais vraiment envie d’y retourner pour leur dire :&lt;br /&gt;- Hé, les gars, sortez un peu de votre gentille torpeur. Le monde change !&lt;br /&gt;Mais là franchement ce serait abuser.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-3481344101317331591?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/3481344101317331591/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=3481344101317331591&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/3481344101317331591'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/3481344101317331591'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/05/la-france-dailleurs.html' title='&quot;La France d&apos;ailleurs&quot;'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-8574370153380177708</id><published>2011-04-20T18:32:00.012+02:00</published><updated>2011-04-21T08:01:06.070+02:00</updated><title type='text'>Vertige stellaire</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.futura-sciences.com/img/lune_brillance.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 236px; height: 209px;" src="http://www.futura-sciences.com/img/lune_brillance.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;1 heure du matin. Curieusement quelques oiseaux gazouillent encore au beau milieu de la nuit. Il fait juste un peu frais et la lune formée au deux tiers donne au jardin des couleurs argentées. Moment de calme absolu.&lt;br /&gt;L’œil rivé à l’oculaire du télescope comme à travers le hublot d’un vaisseau spatial je suis déjà loin, volant au dessus de notre satellite, saisissantes images de la surface constellée de cratères d’impacts météoriques entourant de vastes plaines basaltiques appelées mers par les anciens, du temps où l’observation sans instruments pouvait en effet laisser imaginer les taches sombres comme des océans.&lt;br /&gt;Par le petit bout de la lorgnette, simplement assis là sur un tabouret je suis comme avalé par ces grands espaces sélènes où l’esprit s’évade, extrême sensation de liberté, de celle ressentie au sommet d’u&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}   catch(e) {}" href="http://www.jeandijon.com/images/Images%20Saturne/saturne11.02.06%20at%2022hTU.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 155px; height: 108px;" src="http://www.jeandijon.com/images/Images%20Saturne/saturne11.02.06%20at%2022hTU.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ne montagne lorsque le regard se perd vers les vallées lointaines, où bien assis sur la dune au milieu du désert encore glacé, quand, face au levant, il s’agit de ne pas manquer la caresse du premier rayon de soleil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’Est un astre brillant à la jolie couleur jaune se distingue des étoiles ordinaires, Saturne vers laquelle je pointe l’instrument pour plonger au cœur du système solaire. Captivant spectacle des anneaux donnant à la planète un air de soucoupe volante si souvent déclinée dans les jeux d’enfants. Un peu au large, le point orange de son satellite principal Titan tourne inexorablement avec ses petites sœurs autour de l’astre annelé dans un ballet cosmique bien réglé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au nord-ouest le grand W de la con&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}   catch(e) {}" href="http://www.aeaac.org/album/Objets%20du%20Ciel%20Profond/Autre/slides/Double%20amas%20de%20Pers%C3%A9e.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 239px; height: 161px;" src="http://www.aeaac.org/album/Objets%20du%20Ciel%20Profond/Autre/slides/Double%20amas%20de%20Pers%C3%A9e.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;stellation de Cassiopée domine la voute céleste au cœur de la voie lactée. En cherchant un peu on trouve assez facilement le double amas ouvert de Persée. A cet endroit situé à des années lumières, des milliers d’étoiles convergent dans un gigantesque emballement gravitationnel qui m’aspire aux confins du cosmos. Le corps parcourus de frissons, je suis pris d’un indicible vertige où le temps se confond avec l’espace, incroyable sensation d'apesanteur, de totale liberté simplement assis là, au milieu de mon jardin.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-8574370153380177708?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/8574370153380177708/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=8574370153380177708&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/8574370153380177708'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/8574370153380177708'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/04/vertige-stellaire.html' title='Vertige stellaire'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-4472713516601155181</id><published>2011-04-10T13:25:00.003+02:00</published><updated>2011-04-10T13:28:03.661+02:00</updated><title type='text'>Dolce Vita</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.italien-pasta.com/FOTO%20GELATI/INSALATA%20DI%20PASTA.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 250px; height: 188px;" src="http://www.italien-pasta.com/FOTO%20GELATI/INSALATA%20DI%20PASTA.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Tandis que le soleil tombe sur l’horizon, l’Embraer 145 de Régional caresse le sommet de l’Europe pour redescendre paresseusement vers Venise, glissant dans l’air calme et cristallin de ce début de printemps.&lt;br /&gt;A la gauche de l’appareil, déjà étincelantes de mille feux, en longue finale nous apercevons la cité des Doges à travers les petits hublots de l’étroit fuselage avant un parfait kiss landing sur le tarmac du modeste aéroport.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout sourire Giovanni nous accueille chaleureusement. Il est déjà tard et nous allons manger la pasta dans l’un de ces merveilleux petits restaurants du Nord de l’Italie, où tout juste entré c’est comme si l’on faisait parti de la famille : gentillesse du patron, sourire de la serveuse, prévenance du garçon de salle.&lt;br /&gt;Dans un décor simple mais soigné, on s’installe sans plus de manière avant d’ouvrir la carte des menus, partition d’une symphonie culinaire aux milles saveurs ensoleillées, plats simples dont la seule lecture (bien que très approximative pour qui ne pratique pas la langue de Léonardo) aiguise l’appétit comme aucune autre.&lt;br /&gt;Ne sachant où donner des papilles je confie le choix des plats à notre hôte, certain du plaisir de déguster des plats exceptionnels : 3 sortes de pâtes fraîches fondantes accompagnées de petits légumes de saison, une joue de veaux confite aux herbes aromatiques – à tomber par terre – accompagnée d’un parfait Cabernet-Sauvignon, puis, pour terminer, quelques douceurs autour d’un expresso que seul les Italiens savent faire – concentré de nectar de café d’une force et douceur incroyable aux des notes de chocolat et de noisette.&lt;br /&gt;- On est bien ! lance Giovanni.&lt;br /&gt;Tu parles qu’on est bien… comme des coqs en pâte. Et Giovanni l’Epicurien de se lancer dans un français customisé de jolies notes Italiennes sur sa théorie des incomparables vertus du « bien manger » pour faciliter la conclusion des affaires, expliquant avec force convictions et arguments choisis le rationnel de l’approche :&lt;br /&gt;- Tou comprendes, quand on mange biene on prend dou plaisir...&lt;br /&gt;Argument évidemment indiscutable.&lt;br /&gt;- Et quand tou prends dou plaisir tou te détends…&lt;br /&gt;… alors les tensions éventuelles, tou vois, elles diminouent tout doucement…&lt;br /&gt;- Je te suis Giovanni,&lt;br /&gt;- Et en prenant dou plaisir les rapports de force d’estompent…&lt;br /&gt;Et si tou bois en même temps oune bone vino, ça facilite encore les choses. Tout ça c’est natural, tou comprends ?&lt;br /&gt;Si je comprends…&lt;br /&gt;- Et alors seulement tou peux commencer les affaires.&lt;br /&gt;Tou vois, on ne devrait jamais regarder les dépenses de repas…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien à ajouter ni à enlever. Tout est parfait et la démonstration imparable.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-4472713516601155181?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/4472713516601155181/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=4472713516601155181&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/4472713516601155181'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/4472713516601155181'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/04/tandis-que-le-soleil-tombe-sur-lhorizon.html' title='Dolce Vita'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-1341194802070930706</id><published>2011-03-19T08:44:00.009+01:00</published><updated>2011-03-19T09:04:38.230+01:00</updated><title type='text'>Terre nourricière</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.google.fr/url?source=imgres&amp;amp;ct=img&amp;amp;q=http://bossanovabrasil.fr/wp-content/uploads/2009/11/sao-paulo-c-est-grand.JPG&amp;amp;sa=X&amp;amp;ei=KGGETbeLA5CH5Aboy8XJCA&amp;amp;ved=0CAQQ8wc&amp;amp;usg=AFQjCNFcQg0KNuqlozeBj9IJMMc_pGiaRg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 395px; height: 295px;" src="http://www.google.fr/url?source=imgres&amp;amp;ct=img&amp;amp;q=http://bossanovabrasil.fr/wp-content/uploads/2009/11/sao-paulo-c-est-grand.JPG&amp;amp;sa=X&amp;amp;ei=KGGETbeLA5CH5Aboy8XJCA&amp;amp;ved=0CAQQ8wc&amp;amp;usg=AFQjCNFcQg0KNuqlozeBj9IJMMc_pGiaRg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Quittant l’Asie encore sous le choc du terrible séisme au Japon, courte escale à la maison,  tendresse de Flo, joie de vivre de Nina et plaisir de retrouver les amis pour une crêpes partie improvisée, avant de poursuivre ma remontée contre le temps, traversée de l’atlantique sur une belle trajectoire oblique vers le Brésil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sao Paulo, mégapole tentaculaire asphyxiée sous l’énorme bulle de carbone des millions de véhicules circulant difficilement sur des avenues congestionnées.&lt;br /&gt;Sans transition 4 heures de voiture vers le Nord-Est. Nous finissons par sortir du chaudron. Conditions de circulation épouvantables sous des trombes d’eau telles des murs de pluie, comme si l’on passait sous des cataractes célestes.&lt;br /&gt;Puis, en cette fin d’après-midi, instant magique où le ciel s’éclaire de flamboyantes rayons de lumières éblouissants sur fond de ciel indigo entre d’énormes cumulus tropicaux. Je rejoints l’hôtel et m’effondre sur le lit.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;A bord de son pick-up 4x4 Francisco roule à vive allure. 30 kms de piste après avoir quitté la route secondaire asphaltée mais trouée d’énormes nids de poules. Sur la banquette arrière nous rebondissons comme sur un trampoline. Lui s’amuse visiblement plutôt bien, piquant des pointes à 100 km/h sur les courtes portions de lignes droites avant de brutales coups de frein…&lt;br /&gt;Nous arrivons enfin sur un impressionnant plateau cultivé à perte de vue, alternance d’immenses parcelles de soja n’attendant plus que d’être récoltées sitôt que les machines pourront rouler sur le sol encore détrempé, et de « trognons » de maïs en train de pourrir avant la prochaine plantation.&lt;br /&gt;- Voilà, c’est ici chez moi ! nous dit fièrement Francisco, petit homme jovial approchant la soixantaine aux yeux rieu&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-z7UcXnoMLzc/TYRgOfKOteI/AAAAAAAAAqs/jXKLzsAD8Ro/s1600/IMAG0299.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 397px; height: 191px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-z7UcXnoMLzc/TYRgOfKOteI/AAAAAAAAAqs/jXKLzsAD8Ro/s320/IMAG0299.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5585695239845098978" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;rs et la peau tannée de ceux qui vivent dehors.&lt;br /&gt;Et il a toutes les raisons d’être fier notre homme.&lt;br /&gt;En toute simplicité il nous raconte son histoire, ralentissant du même coup le rythme de conduite pour adopter le style promenade coude à la portière, toutes vitres ouvertes pour profiter du bon air des grands espaces, de SES grands espaces. Rendez-vous compte, une exploitation agricole de quelques 8000 hectares. Rien que ça !&lt;br /&gt;En arrivant avec son frères jumeaux dans le Minas Gerais il ya plus de 30 ans, ils n’avaient rien d’autre qu’une formidable envie de travailler. Attirer par cette  terre, allez savoir pourquoi ils commencèrent à la gratter ici, au milieu de nulle part au plutôt au bord du rio charriant u&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-jYqhDPCCMvA/TYRgcnw_VrI/AAAAAAAAAq0/GMb7oGOXaQM/s1600/IMAG0300.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 191px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-jYqhDPCCMvA/TYRgcnw_VrI/AAAAAAAAAq0/GMb7oGOXaQM/s320/IMAG0300.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5585695482673321650" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ne terre rouge entre des arbres magnifiques.  Et la chance leur a souri : parmi les cailloux au bord de l’eau ils trouvèrent des diamants !&lt;br /&gt;Et que fait-on avec des diamants ?&lt;br /&gt;Et bien on les vend pour acheter cette fois-ci de la vraie terre, celle du haut plateau sur laquelle poussent dans un désordre apparent de maigres bosquets. Et on y met de l’ordre : on défriche, on l’enrichi en calcaire, on y sème ses premières graines de maïs et le miracle se produit : quelques mois plus tard l’association de l’eau du ciel et de l’énergie solaire produit des plantes magnifiques chargées d’épis aux grains dorées, illustration parfaite du potentiel de la terre nourricière lorsque l’homme s’en occupe.&lt;br /&gt;Et que fait-on avec des grains de maïs ?&lt;br /&gt;On les vend bien sûr pour en tirer profit, fruit mérité du  travail de la terre. Et quoi d’autre ? Et bien on peut aussi les utiliser pour nourrir des cochons par exemple, histoire de poursuivre le cycle de la vie et permettre aux hommes d’accéder à une source régulière de protéine animale de qualité, ce qui, ne vous a pas échappé, est la raison rationnelle de ma visite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous arrivons sur la Fazenda, sobre et belle construction basse recouverte d’épaisses tuiles rouges entourée de pelouses impeccables au bord d’un point d’eau naturel où s'ébattent quelques canards de barbarie.&lt;br /&gt;Il y a la le frère de Francisco, copie conforme au point de ne pouvoir les différencier, ses fils – deux solides gaillards à l’air sympa – son épouse au visage agréable.  Ils ne vivent pas là mais y passent leur fin de semaine, au milieu de cette terre dont ils ont si bien su tirer parti.&lt;br /&gt;En échangeant quelques mots avec la dame, je lui demande gentiment si elle porte quelque fois des diamants ?&lt;br /&gt;- Les diamants c’est pour le gens riches me répond t-elle avec un sourire entendu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-1341194802070930706?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/1341194802070930706/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=1341194802070930706&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/1341194802070930706'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/1341194802070930706'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/03/terre-nourricere.html' title='Terre nourricière'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-z7UcXnoMLzc/TYRgOfKOteI/AAAAAAAAAqs/jXKLzsAD8Ro/s72-c/IMAG0299.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-5670126406189363849</id><published>2011-03-12T07:36:00.004+01:00</published><updated>2011-03-13T14:01:42.885+01:00</updated><title type='text'>Tsunami</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.google.fr/url?source=imgres&amp;amp;ct=img&amp;amp;q=http://citizenkane.fr/wp-content/uploads/2011/03/jap.jpg&amp;amp;sa=X&amp;amp;ei=LxR7Tay9JMmJ4Ab54IjgBQ&amp;amp;ved=0CAQQ8wc4kwE&amp;amp;usg=AFQjCNFNBfvDuCNXNW1jBzd6p89npFqvLA"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 376px; height: 212px;" src="http://www.google.fr/url?source=imgres&amp;amp;ct=img&amp;amp;q=http://citizenkane.fr/wp-content/uploads/2011/03/jap.jpg&amp;amp;sa=X&amp;amp;ei=LxR7Tay9JMmJ4Ab54IjgBQ&amp;amp;ved=0CAQQ8wc4kwE&amp;amp;usg=AFQjCNFNBfvDuCNXNW1jBzd6p89npFqvLA" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;20h aéroport de Bangkok. Une rumeur émane de petits groupes de personnes agglutinées devant les écrans de TV. L’image est saisissante : une énorme vague déferle sur des paysages balayant tout sur son passage – les arbres comme des allumettes, les constructions telles des maisons de papiers, les voitures comme des jouets pour enfants, les bateaux tels des coquilles de noix. Un instant j’imagine un film catastrophe, puis reste pétrifié. Ces images me font l’effet de celles du 11 septembre 2001 lors de l’attentat sur les tours jumelles de New-York. Rien à voir entre ces deux évènements, sauf l’extrême violence des situations et la vulnérabilité d’innocentes victimes ayant eu la malchance de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment.&lt;br /&gt;A cet instant, dans cette aérogare des gens du monde entier regardent effarés les images diffusées en boucle par le programme live de BBC news :&lt;br /&gt;Un vieux couple d’indiens se tient la main comme hypnotisé par le « spectacle ».&lt;br /&gt;Les yeux exorbités et la main sur la bouche comme pour retenir un cri, l’air terrorisée une jeune femme occidentale regarde de gauche à droite comme à la recherche de secours.&lt;br /&gt;Un homme d’affaire Japonais pleure accroché à son téléphone cellulaire.&lt;br /&gt;Sans obtenir de réponse un petit garçon demande à son papa s’il s’agit d’un film ou si c’est bien vrai.&lt;br /&gt;Un peu à l’écart un petit groupe de touristes japonais prostrés et hagards…&lt;br /&gt;Et je suis là, le regard à contre sens, dévisageant ces femmes et ces hommes de toutes origines touchés au cœur, presque gêné de ne pas regarder dans la même direction qu’eux, bouleversé par leurs expressions d’émotions si personnelles mais tellement universelles. Des milliers de personnes sont en train de mourir en direct sous nos yeux, instant unique de douleur partagée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'instant où nous embarquons vers Paris, le vol pour Tokyo est annoncé retardé.&lt;br /&gt;Tandis que nous nous éloignons de l’horreur, dans quelques heures d’autres vont devoir affronter le chaos.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-5670126406189363849?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/5670126406189363849/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=5670126406189363849&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/5670126406189363849'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/5670126406189363849'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/03/tsunami.html' title='Tsunami'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-2552739426072836093</id><published>2011-03-05T08:46:00.005+01:00</published><updated>2011-03-05T12:14:05.692+01:00</updated><title type='text'>Face à la Mer</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.google.fr/url?source=imgres&amp;amp;ct=img&amp;amp;q=http://jdb.marine.defense.gouv.fr/public/dgs/Mission_Impartial_Behaviour/coucher_soleil.jpg&amp;amp;sa=X&amp;amp;ei=2RlyTfSEGZL34Abfp8HnDA&amp;amp;ved=0CAQQ8wc&amp;amp;usg=AFQjCNHo4A0kyfMdOo5TeHoEnc6EFJollQ"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 427px; height: 216px;" src="http://www.google.fr/url?source=imgres&amp;amp;ct=img&amp;amp;q=http://jdb.marine.defense.gouv.fr/public/dgs/Mission_Impartial_Behaviour/coucher_soleil.jpg&amp;amp;sa=X&amp;amp;ei=2RlyTfSEGZL34Abfp8HnDA&amp;amp;ved=0CAQQ8wc&amp;amp;usg=AFQjCNHo4A0kyfMdOo5TeHoEnc6EFJollQ" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;N’avez-vous jamais été étonnés par cette attirance qu’on les humains à s’assoir face à la mer ?&lt;br /&gt;Atlantique, Pacifique, Mer de Chine, Océan Indien ou Pacifique, où que nous soyons au bord de la mer nous ne manquons pas l’occasion d’aller la regarder.&lt;br /&gt;Et pourtant reconnaissons qu’il n’y a pas grand-chose à voir en comparaisons avec ce qui se passe derrière. Mais c’est un peu comme si c’était justement l’occasion de tourner le dos pour un moment au monde terrestre et son agitation, pour se plonger - le plus souvent sans se mouiller - dans une autre dimension propice à la réflexion face à cette immensité marine, attirés par quelque chose de très puissant, besoin irrépressible de retour aux sources de la vie terrestre en même temps que d’embrasser un horizon parfait. Et le plus étonnant est que nous pourrions y rester des heures, parfois même à plusieurs, à se parler assis en rang d’oignon, sans se regarder, les yeux tournés vers le large.&lt;br /&gt;Alors l’esprit se détend et l’on se dit des choses inattendues.&lt;br /&gt;Pour cette dernière matinée à Zanzibar, Flo et moi en étions là ce matin, assis sur la plage.&lt;br /&gt;En face de nous sur notre droite il y avait quelques jolis bateaux de tourisme au mouillage. L’un d’entre eux avait une allure très particulière, vieille coque métallique assez haute à l’étrave verticale et surmontée de 2 mats. De l’annexe débarquèrent sur la plage pour une descente expresse un couple d’un certain âge de type Européen accompagné d’un aide de couleur. Ils avaient le type de vieux loups de mer à la peau tannée et cheveux décolorés par le soleil. Après une demi-heure ils sont repartis en ayant chargé quelques caisses que j’imaginais être de la nourriture. Une heure plus tard ils appareillaient pour une autre destination. En les voyants partir je me demandais ce qu’ils pouvaient bien voir du monde en voyageant de la sorte, si ce n’est le leur ; et finalement ne les enviais pas. C’est bien sur terre que vivent les humains.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;En transit à Dar Es Salaam je regarde distraitement Aljazeera qui passe en boucle les évènements en Lybie, tout en traitant mes derniers e.mails de la journée, flot continu d’informations  et de questions à trancher, lien permanent avec l'entreprise des quatre coins du monde .&lt;br /&gt;Nous rentrons à la maison avec plaisir, impatients de retrouver les nôtres au terme de cette petite escapade.&lt;br /&gt;Courte escale. Semaine prochaine je vole de nouveau vers Bangkok et, promis, n’oublierai pas ma petite chronique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-2552739426072836093?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/2552739426072836093/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=2552739426072836093&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/2552739426072836093'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/2552739426072836093'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/03/face-la-mer.html' title='Face à la Mer'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-4428432045147124266</id><published>2011-03-03T17:23:00.005+01:00</published><updated>2011-03-03T17:27:20.529+01:00</updated><title type='text'>3 mars 1811</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-3UI1J8GUIMg/TW_A0Te0K1I/AAAAAAAAAqU/HRKLKQ0ugH4/s1600/IMGP0117.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-3UI1J8GUIMg/TW_A0Te0K1I/AAAAAAAAAqU/HRKLKQ0ugH4/s320/IMGP0117.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5579890468150586194" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Au terme de quelques tractations de bas étage dont je tairai les détails, où comment obtenir une moto pour la journée sans permis de conduire… ni d’ailleurs d’assurance… nous voilà fièrement partis sur une plus toute jeune Honda 250 XR. Peu importe le flacon du moment qu’il y a l’ivresse, mais je ne vous dit pas la tête de Flo en découvrant la monture.&lt;br /&gt;- Trop maigre ! qu’elle a dit… (le fantasme des femmes pour les grosses… motos).&lt;br /&gt;- Pas d’lézard, on va faire avec ! que j’lui ai répondu tout aussi sec. Non mais quant même.&lt;br /&gt;Ceci étant dit,  premier objectif, trouver de l’essence,  car bien entendu le petit réservoir est déjà sur la réserve ; on ne peut tout de même pas tout avoir du premier coup.&lt;br /&gt;Premier arrêt dans un village où un gars à priori bien intentionné nous fait signe de le suivre : lui courant dans les ruelles de terre battue et nous suivant derrière sur la moto, pour finalement ne pas trouver une goute du précieux liquide. Nous comprenons qu’il y aurait une station à une dizaine de km. Je roule donc sur un filet de gaz jusqu’à la dite station où le pompiste sympa mais désoeuvré m’explique qu’il n’y a plus d’essence à cause des tensions avec la Somalie - nous voilà bien, ou plutôt mal - et qu’il va falloir poursuivre jusqu’à la capitale. Là ça ne va pas le faire. On parlemente et il nous amène finalement - lui devant courant à pied, nous derrière suivant en moto - jusqu’à une échoppe on l’on vend l’élixir en bouteilles, mais beaucoup plus cher. Y aurait-il collusion ? On fait le plein et repa&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-XR4TwkwYFUY/TW_A7dj6g5I/AAAAAAAAAqc/tLmN7zImAJo/s1600/IMGP0127.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-XR4TwkwYFUY/TW_A7dj6g5I/AAAAAAAAAqc/tLmN7zImAJo/s320/IMGP0127.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5579890591115412370" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;rtons guillerets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10 km plus loin, aïe, un barrage de police. On s’arrête. Le gars demande mon permis de conduire. Allez donc expliquer que je n’en ai qu’une mauvaise copie noire et blanc par ce que l’original est détenu par ses collègues Français… Même pas la peine d’essayer. Il me sort un extrait du code civil du pays expliquant, qu’en grave défaut, je suis susceptible d’aller en court… mais que, « si je comprends bien ce qu’il veut dire, tout peut s’arranger amicalement ». Ca tombe bien, je le comprends bien et j’aime l’amitié.&lt;br /&gt;Fort d’un nouvel ami nous franchissons donc le barrage et plongeons dans une époque où la voiture n’existait pas, pas plus que l’électricité. Le long de la route, perdues dans une luxuriante végétation, de très simples maisons de terre crue recouvertes de palmes séchées, parfois regroupées en petits hameaux aux ruelles étroites, chemins de terre battue ocre entre les bananiers. De temps en temps de modestes étales où l’on peut trouver quelques fruits et légumes frais. Nous cherchons un endroit « publique » pour nous arrêter, un café ou quelque chose s’en approchant, histoire de se poser et tenter d’établir un contact avec les gens, même si la communication est difficile. Mais rien de ce qui pourrait y ressembler… Alors on continue d&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-sSpzF9yPWfc/TW_BK2NGB5I/AAAAAAAAAqk/1MZKzP3ecmc/s1600/IMGP0137.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-sSpzF9yPWfc/TW_BK2NGB5I/AAAAAAAAAqk/1MZKzP3ecmc/s320/IMGP0137.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5579890855428622226" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;e rouler doucement, achetons quelques petites bananes  à manger au bord de la route puis remontons tranquillement vers le nord.&lt;br /&gt;Nouveau barrage de police que nous franchissons fort d’un nouvel ami… et poursuivons jusqu’à la pointe nord de l’île pour tomber sur un incroyable chantier naval, où l’on construit des boutres en partant de troncs d’arbres soigneusement choisis puis travaillés à la main, sans aucun outil électrique, jusqu’à l’assemblage final avec de gros clous forgés sur place.&lt;br /&gt;Nous sommes bien le 3 mars 2011. Sûr que le 3 mars 1811 cette journée n’auraient pas été très différentes. Sans doute aurions nous juste chevauché à cheval plutôt qu’à moto.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-4428432045147124266?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/4428432045147124266/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=4428432045147124266&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/4428432045147124266'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/4428432045147124266'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/03/3-mars-1811.html' title='3 mars 1811'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-3UI1J8GUIMg/TW_A0Te0K1I/AAAAAAAAAqU/HRKLKQ0ugH4/s72-c/IMGP0117.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-6308850220180731473</id><published>2011-03-02T21:35:00.007+01:00</published><updated>2011-03-03T07:07:10.955+01:00</updated><title type='text'>Jardin d'Eden</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-AMCJuz6KbYM/TW6qSCUm4BI/AAAAAAAAAqE/8cAr7c2Cnm8/s1600/IMGP0106.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-AMCJuz6KbYM/TW6qSCUm4BI/AAAAAAAAAqE/8cAr7c2Cnm8/s320/IMGP0106.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5579584215196295186" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je me souviens des films documentaires du Commandant Cousteau que nous regardions enfants sur la télé couleur de mes grands-parents. C’était incroyable de voir tous ces « playmobiles » dans leur scaphandre noir et jaune nager parmi les poissons multicolores entre les coraux aux reflets orangés dans les essaims de bulles scintillantes émises par les détendeurs des plongeurs. A la fin du film, il y avait toujours une petite morale naturaliste. Au moment nous n’y prêtions pas vraiment attention. Sûrement  étions-nous encore trop jeunes pour tout bien saisir, mais sans doute était-ce aussi très avant-gardiste pour l’époque. C’était il y a presque 40 ans, et il est de ces images qui ne s’effacent pas de la mémoire d’enfant.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;Equipé de 2 puissants moteurs de 100 CV, notre petit bateau file au large à vive allure en direction du massif corallien. Malgré le soleil de midi et l’absence de vent, l’air relatif de la vitesse et les embruns distillent une agréable sensation de fraîcheur.&lt;br /&gt;Sous la mer turquoise des taches plus sombres indiquent que nous nous rapprochons du spot de plongée. Notre pilote stoppe alors l’embarcation et jette une petite ancre faite de fer à béton sur une zone claire à faible profondeur, puis, pointant du doigt vers l’ouest, indique la direction à prendre pour démarrer notre "exploration".&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.voyagesservice.com/images/plongee.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 479px; height: 319px;" src="http://www.voyagesservice.com/images/plongee.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Sitôt arrêté la chaleur devient brûlante. Nous enfilons rapidement palmes, masques et tubas tout en gardant nos teeshirts pour se protéger du rayonnement solaire direct de début d’après-midi très peu filtré à cette latitude équatoriale.&lt;br /&gt;Sauter dans l’eau est un délice. La bonne température exactement : fraîche et tiède à la fois. Sans effort le corps se détend complètement dans l’élément originel.&lt;br /&gt;Ajustage du masque, du tuba, on s’allonge et un nouveau monde apparaît : l’eau qui, irisée par le soleil et le vent, semblait trouble en surface devient d’un seul coup cristalline, incroyable transparence de l’élément vital merveilleusement éclairé par le soleil au zénith. Puis, l’espace d’un instant, une étonnante impression de vertige, avec cette sensation unique de voler au dessus d’une planète insoupçonnée. Et ce silence où, si ce n’est quelques glouglous l’on entend essentiellement sa propre respiration au rythme des expirations.&lt;br /&gt;Posés sur un fond sablonneux les premiers massifs coralliens ressemblent à d’extraordinaires rochers aux formes douces ou dentelées, sortes de concrétions  vivantes aux subtiles nuances colorées.&lt;br /&gt;Sur ces reliefs enchanteurs la vie semble exploser. Des milliers de poissons de toutes formes et tailles aux couleurs chatoyantes semblent n’avoir été dessinés que pour le bonheur des yeux : jaunes rayés de noir, rouges rayé de blanc et noir, bleus ou vert aux reflets arc-en-ciel, parfois fins comme des lames tranchantes ou alors plus haut que long ornés d’élégantes nageoires ondulantes.&lt;br /&gt;Nous avons l’impression de voler au dessus d’un merveilleux jardin d’Eden dont l’esthétique n’a pas d’égal.&lt;br /&gt;Soudain nous croisons un ban de poissons dont le déplacement semble réglé comme un balai, changeant de couleur au gré des mouvements et de l’éclairage. Puis un autre constitué de millions d’alevins étincelants et translucides.&lt;br /&gt;En progressant la barrière de corail devient plus dense, plus spectaculaire aussi, avec de surprenants à pics comme des falaises d’où il ne ferait pas bon tomber. La houle devient aussi plus forte, perturbation de l’onde océanique par le magnifique mais redoutable relief sous marin, cause de bien des naufrages de navigateurs à la découvert&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-4Qk9QrtZ7eo/TW6qauWVzaI/AAAAAAAAAqM/jgppQcUn3V0/s1600/IMGP0105.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 189px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-4Qk9QrtZ7eo/TW6qauWVzaI/AAAAAAAAAqM/jgppQcUn3V0/s320/IMGP0105.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5579584364453678498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;e de ces eaux pourtant à priori si accueillantes.&lt;br /&gt;De temps en temps je ne résiste pas au plaisir d’une apnée, histoire de se fondre totalement dans cet environnement liquide, sensation trop éphémère d’ultime d’apesanteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus d’une heure et demie que nous sommes dans l’eau. Tout sourire nous remontons sur le bateau, revenant, de l’autre côté de la surface, à notre monde des « terriens-terrestres ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis que la terre se rapproche, encore sous le charme je ne peux m’empêcher de penser aux propos de Jacques-Yves Cousteau : « les gens protègent et respectent ce qu'ils aiment, et pour leur faire aimer la mer, il faut les émerveiller autant que les informer ».&lt;br /&gt;Il ne suffit parfois que d'une paire de palmes et un masque de plongée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-6308850220180731473?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/6308850220180731473/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=6308850220180731473&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/6308850220180731473'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/6308850220180731473'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/03/jardin-deden.html' title='Jardin d&apos;Eden'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-AMCJuz6KbYM/TW6qSCUm4BI/AAAAAAAAAqE/8cAr7c2Cnm8/s72-c/IMGP0106.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-1869084838796411507</id><published>2011-03-01T16:56:00.003+01:00</published><updated>2011-03-01T17:01:06.465+01:00</updated><title type='text'>Ne rien faire du tout, mais à fond !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-tbQ_yctHsWY/TW0XdprZxNI/AAAAAAAAAps/HtPSs8RBwJ0/s1600/IMGP0085.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-tbQ_yctHsWY/TW0XdprZxNI/AAAAAAAAAps/HtPSs8RBwJ0/s320/IMGP0085.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5579141311553455314" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je viens de vivre une expérience d’une rare intensité : ne rien faire du tout, mais à fond !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca commence au réveil qu’il s’agit de prolonger le plus longtemps possible dans une espèce de torpeur vaseuse en gardant la position horizontale jusqu’à le dos n’en puisse plus ; car il est bien connu que la mal de dos est la maladie du sédentaire, et que la sédentarité commence au lit…&lt;br /&gt;Dit comme cela ça ressemble un peu à la théorie de la propulsion à la poussière (les lecteurs assidus comprendront) : quand j’ai mal au dos je reste couché (logique). Et plus j’ai mal au dos, plus je reste couché (toujours logique). Ne serait-ce donc pas la position allongée qui serait à l’origine du mal ? Vous laissant  à votre profonde réflexion je poursuis donc le récit palpitant de cette expérience heureusement unique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on se retrouve sur la plage, face à la mer il n’y que 4 choix possibles :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Se rallonger et regarder les bateau passer : mais on s’expose alors de nouveau au mal de dos, sans parler des risques de coup de soleil.&lt;br /&gt;2. Aller tout droit en s’immergeant pour adopter ensuite rapidement de nouveau  la position horizontale…  sauf qu’il s’agit ici de nager avec un plaisir proportionnel à la température des flots ; donc aléatoire, surtout si vous êtes à Saint Jean de Mont.&lt;br /&gt;3. Partir à droite en laissant donc la mer à gauche et la terre à droite (vous me suivez) et marcher sur la plage main dans la main avec votre belle. &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-3_VvWsKSWjo/TW0XljriBII/AAAAAAAAAp0/YK7Yh3bPFTw/s1600/IMGP0096.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 212px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-3_VvWsKSWjo/TW0XljriBII/AAAAAAAAAp0/YK7Yh3bPFTw/s320/IMGP0096.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5579141447382336642" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Au début c’est sympa, mais au bout d’un moment ça fait mal aux pieds : au raz de l’eau il y des tas de coquillages qui piquent, ou des algues et c’est dégoutant, et à partir de midi, plus haut sur la plage ça brule et il faut alors mettre les tongs brésiliennes que vous n’avez bien sûr pas oublié et qui vous massacrent l’interstice entre le pouce et le 2ème orteil. Perso j’ai adopté les Crocs même si mes fils trouvent ça totalement ridicule.&lt;br /&gt;4. Partir à gauche en laissant cette fois-ci la mer à droite et la terre à gauche, pour ceux qui n’aurait pas bien suivi cela veut dire dans la directions opposée à la précédente, et comme dit Flo, « c’est pratique, pas besoin de GPS… », et alors vous subirez les mêmes effets que décrits précédemment, sauf que là les coups de soleil vous les attraperez sur l’autre face, sauf bien sûr si vous marchez toute la journée dans la même direction, mais avouez que c’est assez peu probable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu’il en soit, au bout d’un moment qui vous a semblé déjà long vous consultez votre montre et oh surprise il n’est que 11h37, alors que vous avez l’impression d’y être depuis déjà longtemps.&lt;br /&gt;Et bien croyez-moi ou pas, vous venez de découvrir le secret de la longévité : non seulement en procédant de la sorte vous limitez considérablement tout risque d’accident (avouez qu’on n’est jamais trop prudent), mais surto&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-Hf9FajeXlqo/TW0XwiP80gI/AAAAAAAAAp8/TFDKPkwIE2w/s1600/IMGP0098.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-Hf9FajeXlqo/TW0XwiP80gI/AAAAAAAAAp8/TFDKPkwIE2w/s320/IMGP0098.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5579141635976778242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ut vous allongez de manière considérable le temps qui passe, fort de la nouvelle théorie inspirée des précédentes et qui pourrait se résumer ainsi :&lt;br /&gt;moins j’en fais plus j’ai le temps, plus j’ai le temps plus la journée dure longtemps !&lt;br /&gt;Théorie dont l’extension est évidente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, portez-vous bien.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-1869084838796411507?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/1869084838796411507/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=1869084838796411507&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/1869084838796411507'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/1869084838796411507'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/03/ne-rien-faire-du-tout-mais-fond.html' title='Ne rien faire du tout, mais à fond !'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-tbQ_yctHsWY/TW0XdprZxNI/AAAAAAAAAps/HtPSs8RBwJ0/s72-c/IMGP0085.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-6362091995169988934</id><published>2011-02-28T21:09:00.006+01:00</published><updated>2011-03-01T07:24:43.396+01:00</updated><title type='text'>Y'a pas d'problème !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-NQin6IJR-f4/TWwBV34pgCI/AAAAAAAAApM/kXs-i262EvY/s1600/IMGP0080.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-NQin6IJR-f4/TWwBV34pgCI/AAAAAAAAApM/kXs-i262EvY/s320/IMGP0080.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5578835513695633442" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Marchant dans la forêt à la recherche des saveurs épicées, nous sommes un peu ici comme dans la caricature du citadin qui ne voit le poulet que prêt à rôtir, tant nous utilisons certains condiments sans avoir la moindre idée de ce à quoi ils ressemblent dans leur état naturel : surprise de découvrir les lianes du poivrier poussant sur l’acacia, les fleurs oranges de clous de girofle, les gousses de vanille telles des haricots verts, l’écorce de cannelle ou encore le noyau de la noix de muscade, dans une symphonie de senteurs exotiques au cœur de la forêt tropicale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour vers Stonetown, nous croisons un marché au plastique, couleurs vives des innombrables articles ménagers bas de gamme « made in China ».&lt;br /&gt;Plus loin un chantier naval de construction de felouques où s’exercent encore des savoir-faire ancestraux de charpentiers de marine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;12h30 : Flo et moi sommes attablés au café Livingstones donnant sur la plage d’embarquement-débarquement de Stonetown où, en continu, d’énormes cargo-barges chargent et déchargent produits manufacturés et denrées nécessaires aux  habitants de l’île. Désordre indescriptible mais pour tout dire très distrayant. Le clou du « spectacle » est lorsqu’il s’agit de faire monter ou sortir des véhicules sur les bateaux. Imaginez la scène : les barges sont  littéralement posées sur la plage,  proues abaissées en de large plateforme d’accès. De l’autre côté, en haut de la plage, les conducteurs partent plein gaz vers la gueule béante sensée les recevoir, et restent immanquablement plantés à quelq&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-qTvCv8p7IDk/TWwB6WitubI/AAAAAAAAApU/pjerR6o41eI/s1600/IMGP0063.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 263px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-qTvCv8p7IDk/TWwB6WitubI/AAAAAAAAApU/pjerR6o41eI/s320/IMGP0063.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5578836140400425394" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ues mètres de la rampe d’accès. Ensuite, dans un désordre invraisemblable, chacun s’agite pour désensabler le véhicule enfoncé  jusqu’aux essieux ;  jusqu’au suivant… Hilarant mais un peu triste.&lt;br /&gt;Flo qui n’y tient plus se lève de sa chaise prête à prendre la direction des opérations en déclarant tout de go a qui veut l’entendre :&lt;br /&gt;- Franchement il n’y aurait qu’à mettre quelques plaques métalliques de l'armée !&lt;br /&gt;(Pourquoi pas Chérie, mais où est l'armée ? Heureusement que personne ne comprend, nous sommes en pays anglophone…)&lt;br /&gt;Puis d’ajouter un peu laconique :&lt;br /&gt;- Après tout ils s’y mettent tous seuls dans la m…&lt;br /&gt;(Reconnaissons ici la touche très personnelle d'une grande spécialiste du "désablage" devant l'éternel...)&lt;br /&gt;Un gars du coin qui regarde la scène se retourne vers moi tout sourire :&lt;br /&gt;- No problem Sir, no problem!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Afrique a parfois des cotés qui échappent à notre logique rationnelle d’Européens.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;Nous roulons vers le nord de l’île. Petite route en mauvais état pleine de « rustines » pour tenter de contenir l’épidémie de nid de poule qui ne sont d’ailleurs ici pas bien dodues.&lt;br /&gt;Les villages se fond plus rares.&lt;br /&gt;A notre droite une dense forêt de palmiers, tandis qu’à notre gauche nous apercevons la mer au détour des courbes du ruban de ma&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-lYWr7CDDk2U/TWwCDzQqyjI/AAAAAAAAApc/YE31xx9jGSU/s1600/IMGP0081.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-lYWr7CDDk2U/TWwCDzQqyjI/AAAAAAAAApc/YE31xx9jGSU/s320/IMGP0081.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5578836302728186418" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;uvais asphalte. Quelques ponts antédiluviens où les véhicules ne peuvent se croiser agrémentent notre progression jusqu'au village de Kwenda Rocks, bungalows de vacances sur plage de sable blanc. Sûr que les prochains jours vont être intenses.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-6362091995169988934?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/6362091995169988934/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=6362091995169988934&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/6362091995169988934'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/6362091995169988934'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/02/marchant-dans-la-foret-la-recherche-des.html' title='Y&apos;a pas d&apos;problème !'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-NQin6IJR-f4/TWwBV34pgCI/AAAAAAAAApM/kXs-i262EvY/s72-c/IMGP0080.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-1279762393855925214</id><published>2011-02-28T11:20:00.009+01:00</published><updated>2011-03-04T16:22:46.682+01:00</updated><title type='text'>Stonetown</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-tPUWI3hdDPo/TWt3ooRsgUI/AAAAAAAAAos/BIzABf1v9aU/s1600/IMGP0040.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-tPUWI3hdDPo/TWt3ooRsgUI/AAAAAAAAAos/BIzABf1v9aU/s320/IMGP0040.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5578684103318602050" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;20 minutes après le décollage, l’impeccable ATR42 de la compagnie locale touche en douceur le tarmac de Stones Town, capitale de Zanzibar, bref vol parabolique au dessus du bras de mer turquoise piqueté d’ilots paradisiaques séparant l’île principale de l’archipel du continent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un taxi nous conduit vers le cœur de la vielle ville coloniale chargée d’histoire, plaque tournante du commerce d’esclaves jusqu’ à l’abolition, où raisonne encore d’illustres histoires de flibusterie.&lt;br /&gt;Stone Town a gardé le charme désuet de ces vielles citées impériales, comme ici le temps s’était arrêté à la fin du 19ème et que depuis les hommes pensaient les blessures du passé en occupant l’espace sans plus y plus faire attention. Etrange atmosphère un peu nostalgique, mélange de honte et de fierté où la suractivité a depuis longtemps laissé place à la nonchalance.&lt;br /&gt;Le cœur de la ville n’est pas accessible en voiture, dédale de ruelles étroites où les petits commerces alternent avec les habitations cachées parfois par d’exceptionnelles portes sculptées hors d’âge.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;Nous déambulons au gré de notre sens de l’orientation, sans autre object&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-umPbZJ__y6I/TWwESFJZNRI/AAAAAAAAApk/tmNcZ34nv7E/s1600/IMGP0020.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 186px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-umPbZJ__y6I/TWwESFJZNRI/AAAAAAAAApk/tmNcZ34nv7E/s320/IMGP0020.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5578838747070936338" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;if que de se laisser surprendre.&lt;br /&gt;Ici une cour au bout d’une impasse où jouent des enfants, là une boutique poussiéreuse où l’on trouve encore d’improbables accessoires navals marqués de sceaux britanniques du temps de la marine à voile, là encore le marché des produits alimentaires avec, dans un vrombissement d’insectes, leurs spectaculaires étalages de viandes et poissons « frais ».&lt;br /&gt;Puis, au bout la ruelle, la mer bordée d’une plage de sable blanc à la lisière de laquelle poussent des cocotiers de carte postale. Au large, entre le chapelet d’îles, poussées par leur unique voile triangulaire gonfler par le brise de l’Océan Indien, sous un ciel moutonneux voguent de grandes felouques ; un peu comme si le temps n’avait pas de prise sur certaines chose&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-h2K4KoS0QTE/TWt4bhN9LaI/AAAAAAAAAo8/ODTy2N259yY/s1600/IMGP0047.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 182px; height: 243px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-h2K4KoS0QTE/TWt4bhN9LaI/AAAAAAAAAo8/ODTy2N259yY/s320/IMGP0047.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5578684977597197730" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;s de la mer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-1279762393855925214?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/1279762393855925214/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=1279762393855925214&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/1279762393855925214'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/1279762393855925214'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/02/stonetown.html' title='Stonetown'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-tPUWI3hdDPo/TWt3ooRsgUI/AAAAAAAAAos/BIzABf1v9aU/s72-c/IMGP0040.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-2951811367351393483</id><published>2011-02-27T14:16:00.001+01:00</published><updated>2011-02-27T18:27:07.286+01:00</updated><title type='text'>Vers Zanzibar</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.google.fr/url?source=imgres&amp;amp;ct=img&amp;amp;q=http://www.cadeauretro.com/miniaturejournaux/19490414FILC_t.jpg&amp;amp;sa=X&amp;amp;ei=BIlqTYafEY2GhQeXxq1h&amp;amp;ved=0CAQQ8wc4Iw&amp;amp;usg=AFQjCNE1BXFLqUvKZyTC1cXnPf8BlJTKrw"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 180px; height: 253px;" src="http://www.google.fr/url?source=imgres&amp;amp;ct=img&amp;amp;q=http://www.cadeauretro.com/miniaturejournaux/19490414FILC_t.jpg&amp;amp;sa=X&amp;amp;ei=BIlqTYafEY2GhQeXxq1h&amp;amp;ved=0CAQQ8wc4Iw&amp;amp;usg=AFQjCNE1BXFLqUvKZyTC1cXnPf8BlJTKrw" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;A bord du confortable triple 777-200 de KLM nous volons vers Dar Es Salaam, moment de tranquillité au dessus de l’agitation de « La terre des hommes » devenue village mondial où il ne fait pas bon être dictateur : Kadhafi n’en a plus que pour quelques jours, Moubarak vient d’abdiquer et Ben Ali serait mourant, victimes de la révolution de la communication planétaire instantanée.&lt;br /&gt;L’avion a permis aux hommes de parcourir rapidement le monde, l’internet de communiquer sans délai avec nos semblables, d’où qu’ils soient. En moins d’un siècle nous sommes entrés dans l’ère de la globalité où la notion de frontière n’a plus vraiment de sens ; en tout cas pas le même que celui pour lesquelles elles avaient été érigées : contrôle des échanges commerciaux et des communications en protégeant population et gouvernements…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Courte escale à Kilimandjaro Airport où débarquent quelques treckeurs tentés par l’ivresse des hauts sommets, puis saut de puce vers Dar Es Salaam.&lt;br /&gt;Il est minuit. Formalités rapidement expédiées, puis « taxi de nuit » pour les quelques centaines de mètres jusqu’au Transit Hôtel à travers des ruelles de terre battue  défoncées et mal éclairées où déambule quelques jeunes hommes désœuvrés.&lt;br /&gt;Surprise, malgré notre réservation nous ne sommes pas enregistrés pour la (courte) nuit,  et l’hôtel est plein. Welcome in Africa ! A l’accueil la jeune fille nonchalante semble quelque peu désemparée avant de nous  annoncer, après quelques appels téléphoniques en swahili, qu’il y a une solution - comme si nous avions douté – dans un autre hôtel à proximité. Reste à trouver le moyen de transport adéquate.&lt;br /&gt;- No problem I call my driver. He’s coming…&lt;br /&gt;10 minutes, puis 20. Je commence à m’impatienter.&lt;br /&gt;- He is coming Sir…&lt;br /&gt;Puis 30, puis 40 (nous ne sommes ici à priori pas dans le même espace-temps)… quand finalement un taxi local vient nous chercher.&lt;br /&gt;Nous repartons au ralenti à travers des ruelles défoncées et poussiéreuses. Il est 1 heure du matin et je me demande où nous allons atterrir.&lt;br /&gt;Nous arrivons finalement à un hôtel.&lt;br /&gt;- No room available sir! Sorry…  nous dit le gardien lorsque nous nous présentons à la porte d’entrée. (Pas de chambre disponible Monsieur ! Désolé…)&lt;br /&gt;Là ça ne va pas le faire. J’insiste gentiment.  (Keep cool Fred, pas d’lézard, c’est les vacances). Une jeune fille apparait enfin indiquant qu’elle a une solution pour nous ; la chambre connexe à la porte d’entrée…  On ne discute pas, il est temps d’essayer de dormir bercés par les aller et venus dans l’établissement, les portes qui claquent et les propositions de service de nuits.&lt;br /&gt;Welcome in Tanzania !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-2951811367351393483?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/2951811367351393483/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=2951811367351393483&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/2951811367351393483'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/2951811367351393483'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/02/vers-zanzibar.html' title='Vers Zanzibar'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-2345136141379876454</id><published>2011-01-28T14:53:00.005+01:00</published><updated>2011-01-29T19:57:14.334+01:00</updated><title type='text'>Back in the USA</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TULK0axyThI/AAAAAAAAAoA/flrOA8ipdhE/s1600/IMAG0263.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 231px; height: 384px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TULK0axyThI/AAAAAAAAAoA/flrOA8ipdhE/s320/IMAG0263.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5567235091273502226" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Partant vers l’aéroport le couteau entre les dents, le voyage commence mal, intercepté à (très) haute vitesse par les motards et contraint de laisser sur place voiture et permis de conduire ! Très rageant, surtout quand on voit l’heure tourner et qu’il ne faut pas manquer l’avion.&lt;br /&gt;Quelque peu agacé j’attrape finalement mon vol in-extremis grâce à « Jo le taxi ».&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;Delta 021, long vol de jour vers Altlanta dans un bel A330. Remontant les méridiens, je profite de la compression du temps du voyage pour descendre une grande partie des 92 mels en attente en écoutant quelques vieux standards de Jean-Michel Jarre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Accueil toujours aussi exécrable des agents de la douane américaine. Quelqu’un me dit qu’il vaut mieux éviter d’être contrôlé par une femme à priori plus pointilleuse que les hommes. Sans importance. Je pensais le contraire.&lt;br /&gt;Atlanta est peut-être le seul aéroport international où l’on passe à travers les procédures de sécurité à l’entrée sur le territoire ; dès fois que pendant le vol un passager ait pu développer quelques outils ou substances menaçants pour le pays ! L’Amérique dans tous ses excès.&lt;br /&gt;Image surréaliste dans le train automatique qui transfert les passagers vers les le terminal de sortie de l’aéroport : une maman emmitouflées dans un manteau d’hivers derrière une poussette où son enfant grelotant est juste habillé d’une couche ! Je ne peux m’empêcher de lui faire une remarque et me fait envoyer sur les roses… Toujours pas compris la rationnel ; s’il y en a un…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit tombe. La highway en béton s’engage entre les immeubles de la skyline guidant le long serpent de voiture roulant paresseusement vers le cœur de la ville scintillante. Image toujours saisissante, typique des Etats Unis.&lt;br /&gt;Tandis que j’écoute distraitement le chauffeur me parler du temps qu’il fait, la radio diffuse un vieux rock’n roll. Avec le décalage horaire il est déjà pour moi 1 heure du matin et j’ai les yeux qui piquent. J’essaie de me relaxer avant le « dinner meeting » qui m’attend en arrivant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chambre 33 au 36ème étage de la tour « Marquis n°1 ». Superbe perspective sur « Coca-Cola City ». Tel un gros insecte bourdonnant un hélico passe devant ma fenêtre.&lt;br /&gt;Douche rapide, un coup de rassoir, j’enfile un costard : près, partez pour une sem&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TULLJiLexrI/AAAAAAAAAoI/yMqNSjlIkpU/s1600/IMAG0266.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 362px; height: 251px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TULLJiLexrI/AAAAAAAAAoI/yMqNSjlIkpU/s320/IMAG0266.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5567235454037575346" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;aine business !&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;Dans le grand hall du salon professionnel où nous sommes, des hommes d’affaire engloutissent en quelques instants d’énormes hamburgers dégoulinants, au dessus de grosses poubelles en plastiques où ils jettent aussitôt emballages en polystyrènes et autres tasses en carton.&lt;br /&gt;L’Amérique est probablement le seul pays où les gens riches mangent sur les poubelles. Chez nous, ce sont les laissés pour compte que l’on retrouve à y chercher parfois de quoi survivre.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;Ici c’est la crise, la plus dure que le pays ait connu depuis la grande dépression de 29.&lt;br /&gt;Côté face une incroyable énergie positive continue de faire avancer cette grande nation. Chacun est exposé aux risques du système capitaliste ultra-libéral, sachant parfaitement ce qui l’attend en cas d’échec, mais reste convaincu qu’il saura faire face au choc s’il devait l’impacter.&lt;br /&gt;Côté pile ceux qui l’ont pris de plein de fouet, qui ne se plaignent pas et que l’on retrouve au petit matin, marchant des les rues à la recherche d’une solution pour la journée qui les remettra peut-être en selle leur rêve Américain.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;Je suis au lavabo des toilettes, pas l’endroit le plus agréable dans un grand salon professionnel. Un type bien comme il faut se lave les mains à coté de moi.&lt;br /&gt;- Great Job ! dit-il spontanément au gars chargé de la propreté en sortant du lieu.&lt;br /&gt;Compliment sincère dans un pays ou le travail, même le plus simple, est une valeur reconnue.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-2345136141379876454?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/2345136141379876454/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=2345136141379876454&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/2345136141379876454'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/2345136141379876454'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/01/back-in-usa.html' title='Back in the USA'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TULK0axyThI/AAAAAAAAAoA/flrOA8ipdhE/s72-c/IMAG0263.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-1306643578661038616</id><published>2011-01-19T21:11:00.004+01:00</published><updated>2011-01-29T09:40:39.608+01:00</updated><title type='text'>Un parfum d'éternité</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.google.fr/url?source=imgres&amp;amp;ct=img&amp;amp;q=http://lh3.ggpht.com/_vR2mTgR03dI/SGakiHA4D_I/AAAAAAAAAog/qOWBHGja_B8/P1020882.JPG&amp;amp;sa=X&amp;amp;ei=KUU3TYT4JYiB4Qbg0YTYAg&amp;amp;ved=0CAQQ8wc4Aw&amp;amp;usg=AFQjCNG16iBfPk-B-jn7rLnVRzwod8_R1A"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 221px; height: 392px;" src="http://www.google.fr/url?source=imgres&amp;amp;ct=img&amp;amp;q=http://lh3.ggpht.com/_vR2mTgR03dI/SGakiHA4D_I/AAAAAAAAAog/qOWBHGja_B8/P1020882.JPG&amp;amp;sa=X&amp;amp;ei=KUU3TYT4JYiB4Qbg0YTYAg&amp;amp;ved=0CAQQ8wc4Aw&amp;amp;usg=AFQjCNG16iBfPk-B-jn7rLnVRzwod8_R1A" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Avec la nouvelle année on se souhaite le meilleur : plein de beaux voyages, de découvertes surprenantes, de rencontres inattendues, d’émotions, de récits d’aventures… Et l’on se dit – je me dis – que la vie passe à vitesse grand « V », qu’il ne faut surtout rien manquer, même s’il ne sera pas possible de tout faire dans le temps incertain qui nous est accordé.&lt;br /&gt;Alors en 2011 sachons profiter pleinement de chaque instant – ici et maintenant – une certaine idée du bonheur, poussés par la flèche du temps que l’on aimerait tellement pourvoir allonger quand à l’évidence elle ne fait que se contracter.&lt;br /&gt;A moins que...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était le premier janvier. Je retrouve ma fille au petit déjeuner tardif après une nuit festive. Les yeux brouillés on s’embrasse en se souhaitant une bonne année 2011, quand l’air de rien elle ajoute :&lt;br /&gt;- Tu sais papa, si je vis jusqu’à 103 ans, je connaîtrai 3 siècles !&lt;br /&gt;- Rien que ça ? lui répondis-je.&lt;br /&gt;- Et bien oui. Le 20ème, 21ème et 22ème.&lt;br /&gt;Effectivement, vu comme sous cet angle, ça ressemble presque à l’éternité…&lt;br /&gt;Et d’ajouter :&lt;br /&gt;- Nous sommes en 2011 et je n’ai que 13%...&lt;br /&gt;Expression familiale où l’on transforme les années en %, cultivant avec gourmandise l’objectif de vies centenaires ; malheureusement sans aucune garantie de résultat…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors sans plus attendre je vous souhaite longue vie et tout le bonheur du monde à l’aube du 11ème pour cent  du siècle courant.&lt;br /&gt;En 2010 vous avez été 4765 lecteurs de 51 pays à lire au moins une chronique de mes carnets de voyage, dont 2729 lecteurs réguliers. 1000 mercis de votre fidélité qui m’encourage à poursuivre l’exercice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très bientôt sur le blog : les USA de nouveau, puis Zanzibar (inédit), le Brésil, la Thaïlande, la Chine encore… 2011 va être courte c’est certain !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-1306643578661038616?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/1306643578661038616/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=1306643578661038616&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/1306643578661038616'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/1306643578661038616'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2011/01/un-parfum-deternite.html' title='Un parfum d&apos;éternité'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-1348799303573780688</id><published>2010-12-02T18:42:00.005+01:00</published><updated>2010-12-03T05:56:14.858+01:00</updated><title type='text'>Good morning Vietnam</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.theeastisred.com/images/silks/SLK%2000135.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 253px; height: 381px;" src="http://www.theeastisred.com/images/silks/SLK%2000135.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Moins 5° à Paris, 13h20, malgré la neige et le temps exécrable le vol vers Hanoï part à l’heure. Le très beau 777 de Vietnam Airlines décoré de la fleur de lotus couleur or sur fond bleu-vert prend son envol en douceur.&lt;br /&gt;Dans l’avion, plein de jeunes retraités en goguettes partant en voyage d’agrément. Il y a aussi quelques plus jeunes couples semblant à la fois rayonnants et stressés. C’est le cas de mes voisins qui me racontent leur appréhension du moment où ils devront prendre leur bébé adoptif dans les bras de sa maman. Devant mon embarras, la jeune femme m’explique que c’est pour le bien de l’enfant et de la famille qui n’a pas les moyens de l’élever. Mal à l’aise j’écoute sans plus de commentaire  en me demandant s’il s’agit bien là d’adoption ou d’enlèvement légal ?&lt;br /&gt;6 heures du matin, après 10h30 de croisière nous nous posons à Hanoï. Malgré l’heure matinale, et tandis que nous attendons les agents des douanes encore endormis, la chaleur moite est déjà étouffante. Plus de 30° de différence avec Paris. Après une demi-heure ils arrivent enfin un peu ébouriffés. Nous sommes visiblement le premier vol international de la journée. Formalités vite expédiées, puis transfert à pied vers le terminal « domestic ». Surprise je remonte dans le même avion vers Saïgon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Saïgon, son vieil aéroport avec les silos de protection des chasseurs datant de la guerre du Vietnam envahis par la végétation. Puis le choc de la rue et de la circulation : des milliers de petites motos vrombissantes comme des frelons entres lesquelles slalome mon taxi ; à moins que ce ne soit les motos qui slaloment entre les taxis. Malgré l’épouvantable trafic chacun reste courtois. A l’évidence ici les gens sont gentils. Je n’ose imaginer le cloaque de la circulation quand les voitures auront remplacées les motos…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hôtel Park  Royal: accueil souriant, service impeccable tandis que « des petites mains » s’affairent à décorer un sapin de Noël digne des plus beaux rêves d’enfants, chargés de boules, guirlandes multicolores et recouvert de neige en bombe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps d’une douche et sans transition nous partons directement en campagne rencontrer des éleveurs de porcs… En fait d’éleveur, après 2h30 de voiture dans des conditions épiques nous arrivons à une ferme-motel. Ne riez pas encore…&lt;br /&gt;Une petit bout de femme assez sexy, visage tout rond illuminé d’un large sourire, moulée dans jean serré et perchée sur des talons aiguilles nous accueille.&lt;br /&gt;Passés les préliminaires sur le météo du Vietnam, elle nous explique devoir déménager prochainement sa ferme dont les odeurs perturbent l’activité de son nouvel établissement en plein développement, un motel ! Devant notre surprise, non pas concernant les effluves porcines mais plutôt quant au succès de sa nouvelle  entreprise  –  il faut imaginer quelques petits appartements dans un lieu perdu en pleine campagne, certe bucolique mais tout de même à plus de deux heures de Saïgon par une route improbable  –  elle répond d’un clin d’œil entendu en ventant la discrétion du lieu (le moins que l’on puisse dire) tout en &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="data:image/jpg;base64,/9j/4AAQSkZJRgABAQAAAQABAAD/2wBDAAkGBwgHBgkIBwgKCgkLDRYPDQwMDRsUFRAWIB0iIiAdHx8kKDQsJCYxJx8fLT0tMTU3Ojo6Iys/RD84QzQ5Ojf/2wBDAQoKCg0MDRoPDxo3JR8lNzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzf/wAARCABeAGADASIAAhEBAxEB/8QAGwAAAgMBAQEAAAAAAAAAAAAABAUCAwYBAAf/xAAyEAACAQMDAgUDAgUFAAAAAAABAgMABBEFEiExQRMiUWFxBkKhgZEUIzKx0XJzweHw/8QAGAEAAwEBAAAAAAAAAAAAAAAAAQIDAAT/xAAhEQACAgMBAAIDAQAAAAAAAAAAAQIRAxIhMSJBBBNRMv/aAAwDAQACEQMRAD8AyPTPOK5mvd6NstLursbo49sfeRztX96F0Kk34AYOcVzdg9a0C6HagYmv8v38NMgfueaE1TQ5rSITwSLcQk9VGCPkUqmnwd4pJXQqD8e1edu4OKrwRkMD8V05PSnJoiW81SHqDUCDVi8DFYxJWPGDUgc/FWWdnPeS+Hbxl268cAfJpmfp25RPNPbhuy7j/fFK5JDRjJ+Cr7eOahGecUTc2s9oQk8ZTPQ9Q3waGwQ460V0V8H1q9raopht1mlxkySDOPgdq7c3s82NzHjt6Ust5yqmNRhs8H1ppp1nPdEZJVe5AqMuenVidqkLphMfNhgPXHSthosXj2YRhkEDg0NJpCJbEh33Y45pro7CC0VAMPxnipuSkuF60Km+lrGSZppEyD9tHxaPZQpiK0gA/wBsGioWaQA9QPxRiIcEnjjpR2ZLRJ+CeXQ7GYYks7cj/QB+aBm+jrF5Q8SmPByV6itUigjO3HFUzMUBwKyyMzhF/RnJ7KHTIWWJduepx1rGXl1LJcvh8KDwPQV9E1Ei4spAQC4HpWRbSZmjLhEHfbihGXellFtVEAttTkWMxThZYieVfkVcYNKmHEUkRPeN8gfoc0JLEyHBjH6CqmfwxuwFx+aql/CE2l/pADkhgVPfOa1/05qSNAqylc9CCKx7HJ4r0M8kD5jYrTyjsqOeE3B2j6BquqRQQtgKML+ao0+9ZbcTStshCB3fptz71jUkmu5QjsSO9bexG61iSFQwC7Wzj096k8agjoWRzkNNL1JWZWjlE0TjKv39CKdNKoBLDjFZdYobA4GMnkRKOAT3oyK84PjSxpx9zZNTZeMdh0LhQvDA596Cv78LmNAC56ZoR7qKRfLPET7jFBykTErvw+OH65FKhnBLpOe7bwiwcSBf6mXt7VO3kguowVfB29aFis4YLea3jjEeR19T60DHbXtkNzRnbnFOoqX2J+xwfh3WIrWBWeRgDWQuJRNKSOEB4B60y115pJAXDCM9AexpKOJCDXRCGqOPNk3Zoh9KTCMtJdIpHohI/ekt3p89tP4bqWycKyjIatomtQTxFFK5PHHH4oYyJCYlY+YjLA/vUlkafTpl+PGuC+w0k29q0k5w5HAo6wnMJByRkdRRMtxHLbY6E/1UqbwyuyOVk9xzzRctkTUNHRde/wAVcXUghnEZ7KehHrQCx3MbnxpFJ9qvsLe5uTIFmzcRLkBhgGmI0fVpsj+EQkfdv61qKKSX2KyJXXbHIFb3zVsUd5AyGS5DEnhVFNYvp3UyiMyQpu9WJIqF5pqWMDG4uGkuC+0CM4xxnH5FaguaYQ1xJIyKX8oPr3pzPexLZBpBk1l7L+UFLuzEckFs4NU3V9LJdQW+DtLncSOOeBz+tS1bfA7RS6PhZx38GZo4yrcgFay31BoLaey3MOfAY4bP2n/FbuGJVslKYKrgAj1oX6ghWXTpIHC8jHJxz2/NGE2mbNji42fPdPS+8XbGm1j98gPk9xT2C3VSryN4kn3MxPP5q0qCF3cEdAKmOQNy5565pnKznVrllTohbMaKDkrnms1dePZ3Tq5OQf3Fahtiyb1B2g9M/wDNJtcQSp46p5oztYE00H2hZ36X6ddw3JAZykhGDg4yK2emXlzt2rOsgI53MAenqa+VDKkY4PqDR0GpTxjiRs+x5qjh/Bo5lVSR9I1C4uFh/n3aouMhVIJyPUishqd7FbqXjy0sh6nqfek0upzynJdifVjnFX6RAbq4aaYFwnJBPUnpSuNK2F5b+MUNNMt5pB/EXfAKkpGB1qevy+Hpy7ZM8jlSeMH5+KOXcMb4lIXjjOf70PqVmLm2lRAikoPL2BznNR2+SbC1SoCtfqhorJID4wIYE4Ix/wCzTG21ltTuywZiioA29cc9un61nYdCuXfzFEUckhsnHsKfadZx2EYRWDZO4tgZNNNQXnoY5MkuS8JL5kA4HOeKkNpHOc57Ch2njVFyX+cD/NRW9jZgoDg/H/dChWEMqrLnJK5545oS6WO4Em58BzhtwPXt8VcJUMoUbsE5PavMA0jyL35IxjpWugVaMrPC0LYYckAgg8VV3560w1OV5riSNgvk4DAYJHvS/gNgV0p2iEl06FZsBVyT0A61rdKsJLW12nKOSDJjrSvQrHM3jSEEAcAVoNioCUJGDgn2NRyy7RbFH7OuSVbe/Qce9VlY8FnmyB05z/auukajc2Tnp7CvBkk3oikN7molWRYRKTh8DGVA4rwcKD4cZ6DBPGDV3gvGBlEwy44b0/Sowu0sm1VUKw+PasY//9k="&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 120px; height: 117px;" src="data:image/jpg;base64,/9j/4AAQSkZJRgABAQAAAQABAAD/2wBDAAkGBwgHBgkIBwgKCgkLDRYPDQwMDRsUFRAWIB0iIiAdHx8kKDQsJCYxJx8fLT0tMTU3Ojo6Iys/RD84QzQ5Ojf/2wBDAQoKCg0MDRoPDxo3JR8lNzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzf/wAARCABeAGADASIAAhEBAxEB/8QAGwAAAgMBAQEAAAAAAAAAAAAABAUCAwYBAAf/xAAyEAACAQMDAgUDAgUFAAAAAAABAgMABBEFEiExQRMiUWFxBkKhgZEUIzKx0XJzweHw/8QAGAEAAwEBAAAAAAAAAAAAAAAAAQIDAAT/xAAhEQACAgMBAAIDAQAAAAAAAAAAAQIRAxIhMSJBBBNRMv/aAAwDAQACEQMRAD8AyPTPOK5mvd6NstLursbo49sfeRztX96F0Kk34AYOcVzdg9a0C6HagYmv8v38NMgfueaE1TQ5rSITwSLcQk9VGCPkUqmnwd4pJXQqD8e1edu4OKrwRkMD8V05PSnJoiW81SHqDUCDVi8DFYxJWPGDUgc/FWWdnPeS+Hbxl268cAfJpmfp25RPNPbhuy7j/fFK5JDRjJ+Cr7eOahGecUTc2s9oQk8ZTPQ9Q3waGwQ460V0V8H1q9raopht1mlxkySDOPgdq7c3s82NzHjt6Ust5yqmNRhs8H1ppp1nPdEZJVe5AqMuenVidqkLphMfNhgPXHSthosXj2YRhkEDg0NJpCJbEh33Y45pro7CC0VAMPxnipuSkuF60Km+lrGSZppEyD9tHxaPZQpiK0gA/wBsGioWaQA9QPxRiIcEnjjpR2ZLRJ+CeXQ7GYYks7cj/QB+aBm+jrF5Q8SmPByV6itUigjO3HFUzMUBwKyyMzhF/RnJ7KHTIWWJduepx1rGXl1LJcvh8KDwPQV9E1Ei4spAQC4HpWRbSZmjLhEHfbihGXellFtVEAttTkWMxThZYieVfkVcYNKmHEUkRPeN8gfoc0JLEyHBjH6CqmfwxuwFx+aql/CE2l/pADkhgVPfOa1/05qSNAqylc9CCKx7HJ4r0M8kD5jYrTyjsqOeE3B2j6BquqRQQtgKML+ao0+9ZbcTStshCB3fptz71jUkmu5QjsSO9bexG61iSFQwC7Wzj096k8agjoWRzkNNL1JWZWjlE0TjKv39CKdNKoBLDjFZdYobA4GMnkRKOAT3oyK84PjSxpx9zZNTZeMdh0LhQvDA596Cv78LmNAC56ZoR7qKRfLPET7jFBykTErvw+OH65FKhnBLpOe7bwiwcSBf6mXt7VO3kguowVfB29aFis4YLea3jjEeR19T60DHbXtkNzRnbnFOoqX2J+xwfh3WIrWBWeRgDWQuJRNKSOEB4B60y115pJAXDCM9AexpKOJCDXRCGqOPNk3Zoh9KTCMtJdIpHohI/ekt3p89tP4bqWycKyjIatomtQTxFFK5PHHH4oYyJCYlY+YjLA/vUlkafTpl+PGuC+w0k29q0k5w5HAo6wnMJByRkdRRMtxHLbY6E/1UqbwyuyOVk9xzzRctkTUNHRde/wAVcXUghnEZ7KehHrQCx3MbnxpFJ9qvsLe5uTIFmzcRLkBhgGmI0fVpsj+EQkfdv61qKKSX2KyJXXbHIFb3zVsUd5AyGS5DEnhVFNYvp3UyiMyQpu9WJIqF5pqWMDG4uGkuC+0CM4xxnH5FaguaYQ1xJIyKX8oPr3pzPexLZBpBk1l7L+UFLuzEckFs4NU3V9LJdQW+DtLncSOOeBz+tS1bfA7RS6PhZx38GZo4yrcgFay31BoLaey3MOfAY4bP2n/FbuGJVslKYKrgAj1oX6ghWXTpIHC8jHJxz2/NGE2mbNji42fPdPS+8XbGm1j98gPk9xT2C3VSryN4kn3MxPP5q0qCF3cEdAKmOQNy5565pnKznVrllTohbMaKDkrnms1dePZ3Tq5OQf3Fahtiyb1B2g9M/wDNJtcQSp46p5oztYE00H2hZ36X6ddw3JAZykhGDg4yK2emXlzt2rOsgI53MAenqa+VDKkY4PqDR0GpTxjiRs+x5qjh/Bo5lVSR9I1C4uFh/n3aouMhVIJyPUishqd7FbqXjy0sh6nqfek0upzynJdifVjnFX6RAbq4aaYFwnJBPUnpSuNK2F5b+MUNNMt5pB/EXfAKkpGB1qevy+Hpy7ZM8jlSeMH5+KOXcMb4lIXjjOf70PqVmLm2lRAikoPL2BznNR2+SbC1SoCtfqhorJID4wIYE4Ix/wCzTG21ltTuywZiioA29cc9un61nYdCuXfzFEUckhsnHsKfadZx2EYRWDZO4tgZNNNQXnoY5MkuS8JL5kA4HOeKkNpHOc57Ch2njVFyX+cD/NRW9jZgoDg/H/dChWEMqrLnJK5545oS6WO4Em58BzhtwPXt8VcJUMoUbsE5PavMA0jyL35IxjpWugVaMrPC0LYYckAgg8VV3560w1OV5riSNgvk4DAYJHvS/gNgV0p2iEl06FZsBVyT0A61rdKsJLW12nKOSDJjrSvQrHM3jSEEAcAVoNioCUJGDgn2NRyy7RbFH7OuSVbe/Qce9VlY8FnmyB05z/auukajc2Tnp7CvBkk3oikN7molWRYRKTh8DGVA4rwcKD4cZ6DBPGDV3gvGBlEwy44b0/Sowu0sm1VUKw+PasY//9k=" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;enfilant la tenue de protection de rigueur pour la visite aux cochons ; les autres, vous savez, ceux qui ont un groin. Nettement moins glamour…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-1348799303573780688?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/1348799303573780688/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=1348799303573780688&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/1348799303573780688'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/1348799303573780688'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/12/good-morning-vietnam.html' title='Good morning Vietnam'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-8464467083223057647</id><published>2010-11-21T16:47:00.004+01:00</published><updated>2010-11-21T17:07:02.888+01:00</updated><title type='text'>Parti vers l'Est, revenu par l'Ouest</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://blog.asteromith.net/wp-content/uploads/2007/10/S7300144.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 319px; height: 239px;" src="http://blog.asteromith.net/wp-content/uploads/2007/10/S7300144.JPG" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Détroit – Paris : dernier  « run » pour rentrer  à la maison,  impatient de retrouver les miens après un tour complet de la planète en 12 jours, 3h et 27 minutes,  ponctués de nombreux rendez-vous de travail avec tant de gens différents que j’en ai un peu le vertige. Incroyable compression de l’espace-temps, parfaite illustration du concept de village mondial.&lt;br /&gt;Je rentre avec le sentiment du devoir accompli, vidé, mais comme toujours heureux et ému à l’idée de retrouver les êtres chers.&lt;br /&gt;Chemin faisant, en terminant un tel voyage je me repose la sempiternelle question : où fait-il bon vivre ? A peu près convaincu que la plupart des gens doivent répondre la même chose : « chez moi » ; démonstration s’il en était besoin que le bonheur à plus à voir avec le cœur qu’avec les conditions matérielles. Evidemment lorsque l’on peut concilier les deux…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assis dans l’avion en place 21D, mon voisin ronfle bruyamment.  Malgré le léger sédatif pris pour dormir lors de mes vols intercontinentaux je n’arrive pas à m'assoupir ; sans doute l’accumulation des décalages horaires et l’excitation du retour provoquant un désordre hormonal que l’organisme ne parvient pas réguler. L’esprit divague, réflexions décousues, improbables associations d’images défilant dans une semi-torpeur. Le temps passe lentement, trop lentement, bercé par le ronron des moteurs de l’A330, sans doute le plus bel avion de transport actuel, long courrier bimoteur fin et élégant. De temps en temps une hôtesse passe proposer un verre d’eau, histoire de ne pas trop se déshydrater dans l’air sec de la cabine climatisée.&lt;br /&gt;Je jette un œil par le petit hublot de la porte. A son pourtour quelques cristaux de glace se sont formés, comme une fine dentelle autour d’un miroir. Nous sommes au milieu de l’Atlantique. A l’Est le ciel commence à rosir.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;- Mesdames, Messieurs, votre commandant. J’espère que votre vol a été agréable. Nous commençons notre descente vers Paris Charles de Gaulles où le temps est gris, la visibilité de 400 mètres et la température de 6° Celsius. Pour votre information nous ferons un atterrissage automatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’évidence un pilote passionné ce commandant. Toujours agréable de sentir l’intérêt du professionnel pour ce beau métier.&lt;br /&gt;Malgré le brouillard l’avion pause les roues sur le tarmac dans un parfait « kiss landing ». Incroyable technologie.&lt;br /&gt;Juste une heure pour attraper la connexion de Nantes et boucler ma grande boucle. Plus que suffisant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-8464467083223057647?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/8464467083223057647/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=8464467083223057647&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/8464467083223057647'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/8464467083223057647'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/11/partir-vers-lest-revenir-par-louest.html' title='Parti vers l&apos;Est, revenu par l&apos;Ouest'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-3472031050143893213</id><published>2010-11-18T05:41:00.005+01:00</published><updated>2010-11-19T00:22:25.365+01:00</updated><title type='text'>Monsieur le Président,</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQlRe2LU69LVmHE_MllU7LX18X0jzVtzM9qeuX6xw04GxQJM8n2Gy3aN-Ve"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 172px; height: 183px;" src="http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQlRe2LU69LVmHE_MllU7LX18X0jzVtzM9qeuX6xw04GxQJM8n2Gy3aN-Ve" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Français arrivant d’Asie, je suis depuis quelques jours au cœur de ce grand et beau pays dont vous avez la charge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très honnêtement on ne peut pas dire que l’accueil initial sur le territoire des Etats-Unis d’Amérique soit particulièrement chaleureux : attente interminable aux douanes et agents jouant les gros bras. Sans vouloir vous offenser, cela ressemble un peu à ce que l’on nous jouait lorsqu’il s’agissait d’entrer en URSS avant la pérestroïka. Mais il vrai que depuis l’attentat du 11 septembre 2001, le rapport au monde de l’Amérique à changé, et il faut bien admettre que vous n’y êtes pour rien.&lt;br /&gt;La barrière une fois franchie l’immersion est un immédiate : décors impeccables, souvent impressionnants, parfois un peu kitsch. Enseignes lumineuses au dessus des bars diffusant de l’excellente musique rock où vos compatriotes mangent à toute heure de la junk-food avec les doigts en buvant bières et soft drinks. Evidemment les dégâts sur la santé ne vous ont pas échappé, et je crois même que votre épouse a crée pour l’exemple un petit jardin bio dans le parc de la Maison Blanche. Rigolo mais à mon avis pas très efficace.&lt;br /&gt;En revanche, ce qui est très sympa en arrivant en Amérique, c’est qu’aussitôt repéré par les vos compatriotes (allez savoir comment), ils n’hésitent pas à vous aborder très naturellement, histoire de savoir d’où venez, ce que vous venez faire et s’ils peuvent vous donner un coup de main. Bien que j’avoue n’avoir pas essayé, j’imagine même qu’ils seraient fiers de vous filer 10$ si on leur demandait, flattés d’une telle reconnaissance par le modeste étranger venu goûter la réussite de leur American Dream.&lt;br /&gt;C’est vrai qu’ils sont tellement fiers de leur drapeau qu’il en y a partout. Même si ça fait parti du décor, à force ça fini par lasser.&lt;br /&gt;Unie derrière le drapeau votre nation est extraordinairement solidaire des p’tits soldats acteurs de la « pax americana ». Pas toujours facile à comprendre pour le visiteur non averti.&lt;br /&gt;Comme vous savez, vous avez un grave problème de santé public. L’obésité oppressante où le slim devient presque l’exception prend des proportions catastrophiques. Je n’imagine pas que cela ne puisse avoir de conséquences non seulement sur les coûts de la santé, mais aussi sur le dynamisme de votre grand pays. Mais ce que je vous dis…&lt;br /&gt;En revanche, en pleine crise économique vos compatriotes arborent un comportement exemplaire. Si à l’évidence ce n’est pas simple pour tout le monde tous les jours, autant que je puisse en juger les gens ici ne se plaignent pas, n’hésitent pas à se remettre en cause, font preuve de souplesse et de mobilité ; certainement l’un des génies de l’Amérique qui nous donne un bel exemple.&lt;br /&gt;Tellement confiants dans leur capacité à améliorer leur situation économique, leur consommation frénétique basée sur les systèmes de crédit revolving n’est-il pas un peu dangereux ? Pas sûr que la dépression actuelle après la crise des subprimes servent de leçon. Mais finalement où est la raison dans cette affaire ?&lt;br /&gt;Et même si le roi dollar est un peu battu en brèche, le billet vert reste ici LA valeur étalon,  référence absolue de la réussite sociale.&lt;br /&gt;Heureusement Dieu est là pour donner bonne conscience à tout le monde. D’ailleurs n’avez-vous pas vous-même prêté serment sur la Bible ? Curieux tout de même pour un grand pays à vocation laïque.&lt;br /&gt;Mais reconnaissons honnêtement que malgré ses excès, votre démocratie fait l’admiration de beaucoup pays englués dans des systèmes vieillissants où le renouvellement politique n’existe pas…&lt;br /&gt;Votre élection a d’ailleurs inspiré beaucoup de citoyens non américain dont je fais parti, et votre popularité internationale redore partout l’image des Etats-Unis qui en avait tellement besoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Votre temps étant précieux je ne voudrais pas abuser. Si je peux me permettre un dernier mot : soyez prudent. Autant votre popularité est grande en dehors de vos frontières, autant il existe aux Etats-Unis une frange significative de la population conservatrice activiste n’ayant pas encore digérée votre élection qui utilise tous les prétextes pour vous faire porter le chapeau de la crise actuelle, prête à tout pour vous écarter du pouvoir…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Recevez Monsieur le Président mes plus respectueuses salutations.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-3472031050143893213?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/3472031050143893213/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=3472031050143893213&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/3472031050143893213'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/3472031050143893213'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/11/monsieur-le-president.html' title='Monsieur le Président,'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-5276095436995564040</id><published>2010-11-16T22:38:00.003+01:00</published><updated>2010-11-17T03:24:12.919+01:00</updated><title type='text'>Autour de la terre</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2009/10/courbure-de-la-terre-vu-de-lorbite1.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 375px; height: 229px;" src="http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2009/10/courbure-de-la-terre-vu-de-lorbite1.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;                 10 000 m d’altitude quelque part au dessus de l’archipel du Japon.&lt;br /&gt;Distraitement je jette un œil sur le moniteur de suivi du vol : vitesse sol 1185 km/h ! Je crois bien n’avoir jamais volé aussi vite. Poussés par un puissant jet-stream nous filons vers Chicago dans un triple 7 d’American Airlines.&lt;br /&gt;Comme toujours pas très glamour les compagnies Américaines. A part le commandant de bord très sympa, l’équipage commercial est « délabré » : hôtesses difformes  en tenues négligées,  pas un sourire aux passagers, procédures de sécurités expédiées de manière approximative, service brutal… Zéro absolu pointé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’avion est plein. Moitié d’Américains, moitié de Chinois. Choc des cultures et des civilisations : fat boy contre M. Lee.&lt;br /&gt;Le contraste d’attitude est saisissant : d’un coté de corpulents occidentaux sûrs d’eux rentrant à la maison, de l’autre des « petits Chinois » modestes et curieux, presque complexés, mais partant à la découverte d’un monde qui les fascine. Coca Cola contre thé vert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Long vol au dessus du Pacific, immense océan bleu profond à l’horizon duquel, à travers le hublot je distingue clairement  la courbure de la terre. Un jour il faudra j’aille voir plus voir haut, là où le ciel est noir et piqueté d’étoiles, histoire d’embrasser la planète d’un seul coup d’œil…&lt;br /&gt;Parti de Shanghai à 18h pour arriver à Chicago le même jour à la même heure, 14 heures de vol d’un continent à l’autre, portant notre projet d’entreprise autour du globe je poursuis ma course contre temps.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-5276095436995564040?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/5276095436995564040/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=5276095436995564040&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/5276095436995564040'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/5276095436995564040'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/11/autour-de-la-terre.html' title='Autour de la terre'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-5528146537684454958</id><published>2010-11-16T02:12:00.003+01:00</published><updated>2010-11-16T02:57:34.307+01:00</updated><title type='text'>A détruire !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TOHk9W9NzfI/AAAAAAAAAn0/mkc7sCc3vq8/s1600/Capture.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 181px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TOHk9W9NzfI/AAAAAAAAAn0/mkc7sCc3vq8/s200/Capture.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5539960759427911154" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Nous roulons vers nos installations de Pixian, dans la grande banlieue de Chengdu, à bord d’une magnifique Mercedes 350 ML flambant neuve directement importée des Etats-Unis –  compteur de vitesse en miles, température en degrés Fahrenheit – prêtée par notre constructeur de bâtiments.&lt;br /&gt;Un peu surpris par le côté pour le moins ostentatoire de l’engin, Shuchen, notre manager local, m’explique que nous devons aujourd’hui impressionner nos interlocuteurs. Il faut faire riche, et ici les signes extérieurs sont de puissants leviers.  Zut, je n’ai ni Rolex ni costume Armani. Il falloir faire sans les accessoires mais avec la grosse auto...&lt;br /&gt;En fait même si pour nous n’est encore officiel, n’ayant encore reçu aucun avis, il est déjà certain que allons devoir rapidement abandonner notre siège social et unité de production principale. Nous partons donc pour rencontrer les officiels et tenter d’obtenir la meilleure indemnisation possible, raison du grand jeu.&lt;br /&gt;Et Shuchen de me prévenir :&lt;br /&gt;- Tu vas voir, c’est impressionnant.&lt;br /&gt;- Qu’est-ce  qui est impressionnant ?&lt;br /&gt;- Tu verras par toi-même…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous entrons dans Pixian totalement empoussiérée et encombrée par des norias de camions de chantier chargés de gravas, puis prenons la direction de nos installations. La route est &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://cedpics.files.wordpress.com/2010/03/p1140455.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 292px; height: 218px;" src="http://cedpics.files.wordpress.com/2010/03/p1140455.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;maintenant carrément défoncée par le balai incessant des camions jusqu’à ce qu’une déviation nous oblige à emprunter une voie détournée. Incroyable « spectacle » : sur des kilomètres on démolit maisons et boutiques. Quelques habitants hagards semblent un peu perdus au milieu de cet immense chantier de destruction massive. Certains récupèrent les briquettes rouges, matériaux de construction de base des maisons, pour les entasser dans de petites remorques derrière des triporteurs  – vélo ou moto façon pick-up – et finalement les revendre un peu plus loin aux entrepreneurs en charge de la reconstruction de lotissements neufs à l’autre bout de la ville…  Ici un canapé rouge échoué sur les décombres d’une maison, là une baignoire émaillée comme une barque flottant encore dans la tempête.  Ambiance de bombardement où les constructions encore debout sont marquées d’un idéogramme au milieu d’un grand cercle tracé à la peinture rouge signifiant : « A détruire ».&lt;br /&gt;Je fais préciser à Shuchen :&lt;br /&gt;- A détruire où à démolir ?&lt;br /&gt;- A détruire, Fred. C’est bien écrit à détruire.&lt;br /&gt;Mais finalement quelle importance ?&lt;br /&gt;Et Shuchen d’ajouter, visiblement affecté :&lt;br /&gt;- C’est triste n’est-ce pas ?&lt;br /&gt;Le moins que l’on puisse dire en effet.&lt;br /&gt;Il s’agit en fait d’un gigantesque projet d’implantation industriel de 400.000 personnes, vous avez bien lu quatre cent mille, relocalisé ici et nécessitant non seulement la construction d’immenses usines de matériels électroniques, mais aussi de nombreux logements. Ni plus ni moins qu’une ville entière ! J’en ai la chair de poule, avec cette impression de vivre l’improbable scénario d’un film d’anticipation dont le titre pourrait être quelque chose du genre : Electronic’City.&lt;br /&gt;Chine, usine du monde…&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.rue89.com/files/destruction.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 227px; height: 301px;" src="http://www.rue89.com/files/destruction.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous arrivons sur nos installations, ilot au milieu des gravats. Surréaliste.&lt;br /&gt;- Et pour nous, que va-t-il se passer ?&lt;br /&gt;- Nous sommes sous pression, et allons devoir dégager dans les prochains mois. Me répond Shuchen. Et d'ajouter :&lt;br /&gt;- Mais nous allons résister pour obtenir la meilleure indemnisation possible. Tu comprends, c’est tactique de leur part.&lt;br /&gt;- Mais de la part de qui ?&lt;br /&gt;- Et bien de l’administration.&lt;br /&gt;- Mais nous n’avons pas été prévenu n’est-ce pas ?&lt;br /&gt;- C’est exprès. Ils veulent nous forcer à négocier l’indemnisation. Y’a pas de règle précise. Alors chacun compte ses sous…&lt;br /&gt;Belle bataille en perspective.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entrant dans le bureau je branche mon ordinateur sur le cable ADSL. Bizarrement pas de connexion. On vient de nous couper l’internet. Les hostilités commencent.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-5528146537684454958?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/5528146537684454958/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=5528146537684454958&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/5528146537684454958'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/5528146537684454958'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/11/detruire.html' title='A détruire !'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TOHk9W9NzfI/AAAAAAAAAn0/mkc7sCc3vq8/s72-c/Capture.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-3894414495486550299</id><published>2010-11-13T13:53:00.006+01:00</published><updated>2010-11-13T14:31:08.143+01:00</updated><title type='text'>Quand deux époques se côtoient</title><content type='html'>Il est très possible que ma dernière chronique soir vous ait, si j’ose dire, laissé un mauvais goût… Et comme il ne faut surtout ne pas tirer de conclusion générale à partir de rares cas aussi « extraordinaires » soient-ils, je vous propose de passer à autre chose, toujours la Chine à deux visages.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;Nous quittons ce matin la banlieue de Canton vers la campagne quelques 150 km à l’Est. Notre petite Citroën Elysée (ZX trois volumes fabriquée localement) de location se faufile dans un trafic dense dont un grand nombre de camions assurant la liaison entre la mégapole et le reste du pays. L’autoroute aérienne soutenue par d’énormes piliers de bétons longe la ligne de TGV&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.chine-informations.com/images/upload2/China_Rice_field_with_farmer.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 385px; height: 267px;" src="http://www.chine-informations.com/images/upload2/China_Rice_field_with_farmer.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; également aérienne, dans de longue et belle trajectoires courbes et parallèles au dessus d’une alternance de zones industrielles et résidentielles. Ces milliers de blocs de bétons ajustés au millimètre sur des kilomètres ont quelque chose de pharaoniques, sorte d’aqueduc contemporain canalisant le flux de terriens motorisés.&lt;br /&gt;Nous laissons l’autoroute pour nous engager sur une petite route de campagne également en béton zigzaguant entre les rizières. C’est la moisson. Dans les micros parcelles de petites machines récoltent les épis murs, les plus étroites étant moissonnées à la main à l’aide faucilles par des petites dames en habit traditionnel coiffées de chapeaux chinois ; images de carte postale postcoloniale auxquelles ne manquent plus que le noir et blanc et les bords jaunis.&lt;br /&gt;De loin en loin les paysans ont étalé directement sur la route les grains de riz bruts, profitant du sol sec et lisse pour les faire sécher au soleil en les remuant régulièrement à l’aide de larges râteaux de bois. Ici une très vielle dame apparemment, tourne la manivelle d’une sorte de machine à baratter dans laquelle une jeune fille verse le grain séché tandis que l’autre coté sont expulsées les balles de riz volant aux quatre vents et qu’en dessous coulent régulièrement les grains blancs.&lt;br /&gt;Un peu plus loin nous croisons une procession. En tête deux hommes portent le portrait d’une vieille dame installé sur une petite plate forme de bois dont les bras reposent sur leurs épaules. Au milieu du groupe on joue des percussions au son cuivré suivies d’un groupe de femmes toutes habillées à l’identique sous une large, longue et épaisse coiffe triangulaire de feutre blan&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://newsvideo99.com/wp-content/uploads/2010/10/asian-games-2010-opening-ceremony.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 384px; height: 256px;" src="http://newsvideo99.com/wp-content/uploads/2010/10/asian-games-2010-opening-ceremony.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;c. Suivent enfin ceux que j’imagine être les proches de la défunte dans une ambiance visiblement bon enfant.&lt;br /&gt;Nous traversons un village. C’est jour de marché. Petits commerçant et paysans vendent leurs articles installés pèle mêle sur la rue, accroupis devant les boutiques permanentes. On trouve de tout à l’image des marchés du monde : fruits et légumes, textiles, chaussures, quincaillerie et électronique de pacotille à trois sous qui n’en valent pas d’avantage. Ne pouvant passer en voiture nous attendons que l’on veuille bien nous faire de la place. Tout cela dans la bonne humeur.&lt;br /&gt;La route devient "routin". Les images bucoliques de succèdent : bananiers appuyés à des maisonnettes de paysans-pêcheurs au bord de petits étangs où l’on élève traditionnellement des canards dont les fientes assurent la nourriture des poissons péchés deux fois l’an. Plus loin des buffles broutent en pataugeant dans la boue d’un fond de rizière encore humide ; puis des plantations d’Eucalyptus.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;Au terme d’un je crois fructueux rendez-vous avec un gros éleveur de volailles, nous sommes ici pour ça, nous rentrons vers Canton. Tandis que Hu conduit la voiture, assis à l’arrière en compagnie de Shuchen nous parlons budget 2011 avant de sombrer doucement dans un demi-sommeil, bercés par le ronron régulier du moteur.&lt;br /&gt;L’arrivée sur Canton est calamiteuse, coincés dans des bouchons de camions dégueulant leur épaisses fumées d’échappement à hauteur de nos fenêtres. Pas d’autre choix que de se faire asphyxier en souriant.&lt;br /&gt;Rapide dîner léger puis je monte me détendre au fitness center de l’hôtel. Sur l’écran géant est retransmit en direct la cérémonie d’ouverture des « Asian Games ». C’est vrai, j’avais oublié.&lt;br /&gt;Jeux Olympiques de Pékin 2008, expo universelle de Shanghaï et Asian Games de Canton cette année. Ne cherchez plus où est la puissance économique.&lt;br /&gt;Spectacle magnifique réglé au millimètre. Image d’une Chine moderne, accueillante, tolérante, tournée vers l’avenir et soucieuse de l’environnement. Bien sûr ne soyons pas naïvement béats, mais l’intention est là et la démonstration éblouissante.&lt;br /&gt;Et de me demander ce qu’à tout juste deux heures de voiture peuvent bien penser les paysans croisés aujourd’hui en regardant ces images. Même pays, même moment, autre époque.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-3894414495486550299?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/3894414495486550299/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=3894414495486550299&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/3894414495486550299'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/3894414495486550299'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/11/quand-deux-epoques-se-cotoient.html' title='Quand deux époques se côtoient'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-1478158154603261282</id><published>2010-11-11T15:52:00.002+01:00</published><updated>2010-11-11T16:07:44.812+01:00</updated><title type='text'>Aux frontières du réel</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:3zI7ggago5RAhM:http://data-allocine.blogomaniac.fr/mdata/1/1/7/Z20070425080751407728711/img/1228848048_x-files_.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 171px; height: 134px;" src="http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:3zI7ggago5RAhM:http://data-allocine.blogomaniac.fr/mdata/1/1/7/Z20070425080751407728711/img/1228848048_x-files_.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L’histoire que je vais vous relater m’a été racontée hier soir.&lt;br /&gt;Autant vous prévenir tout de suite, elle est assez horrible.&lt;br /&gt;D’aucun diront que je me suis fait mystifier, « long nez » perdu dans une soirée arrosée parmi des chinois passablement éméchés.&lt;br /&gt;Possible, mais je ne le crois pas. Le contexte n’était plus aux plaisanteries mais plutôt aux confidences de fin de soirée, lorsque les langues se délient sans plus de retenue.&lt;br /&gt;Du point de vu du conteur que je suis il est aussi assez délicat de rapporter une telle histoire, au risque de jeter le discrédit sur les Chinois, ce qui n’est en aucun cas mon état d’esprit tant il serait ridiculement réducteur de conclure en généralité quelque chose très certainement complètement marginal. Ceci étant dit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous en étions en fin de repas à parler nourriture en référence au dicton chinois disant que « tout ce qui sur terre marche, rampe ou nage peut se manger », encore attablés devant les restes d’un délicieux crapaud, terminant à cinq une grande bouteille de cognac dans les volutes bleutées de cigarettes brunes bon marché.&lt;br /&gt;- As-tu déjà mangé du serpent me lance Monsieur Wang (nom d’emprunt pour les raisons que vous pouvez imaginer) ?&lt;br /&gt;- Evidemment lui répondis-je, et d’ajouter crânement, mais ce n’est rien à coté des « trois cris ».&lt;br /&gt;Pour les non initiés, il s’agit d’un plat composé de petites souries vivantes tout juste nées : premier cri lorsqu’on les saisit entre les baguettes ; second en les trempant dans la sauce ; troisième à la mise en bouche.&lt;br /&gt;- Et du cerveau de singe vivant, t’en as mangé me relance mon interlocuteur ?&lt;br /&gt;- On me la raconté en effet, mais non je ne pourrais pas.&lt;br /&gt;Nous parlons ici de manger du cerveau de singe vivant dont le haut du crâne est coincé dans un trou au milieu de la table puis décalotté d’un coup de sabre…&lt;br /&gt;Puis d’ajouter :&lt;br /&gt;- Mais il a y encore « mieux ».&lt;br /&gt;Ne parlant pas la langue, peut-être a-t-il pu aussi dire « pire ».  Laissons-lui le bénéfice du doute si vous voulez bien.&lt;br /&gt;- Que peut-il y avoir de pire ? ajoutais-je.&lt;br /&gt;- Manger de l’humain.&lt;br /&gt;- De l’humain ?!.&lt;br /&gt;Stupéfait, j’imagine alors quelque chose autour de cadavres sur lesquels serait prélevé quelque organe aux vertus extraordinaires. Les Chinois sont en effet très friands de tout ce qui symboliquement est susceptible d’apporter longévité ou puissance. Si vous voyez ce que je veux dire…&lt;br /&gt;- Ben oui, de l’humain insiste t-il avec une pointe d’ironie.&lt;br /&gt;Interloqué et dubitatif j’attends la suite…&lt;br /&gt;- De l’embryon humain précise t-il.&lt;br /&gt;- Comment cela ?&lt;br /&gt;- Et bien des embryons humains de trois à six mois. Il parait que c’est bon pour la longévité.&lt;br /&gt;A cet instant une impression indicible de dégoût accompagnée d'une grimace horrifiée m'envahit presque jusqu'à la nausée.&lt;br /&gt;Et Monsieur Wang d’ajouter :&lt;br /&gt;- J’en ai mangé une fois… sans le savoir. On ne me l’a dit qu’après !&lt;br /&gt;Je me repasse aussitôt mentalement les plats du dîner. Comprenant mon inquiétude il précise fort "gentiment" qu’il n’y en avait pas au menu de ce soir. Et de me proposer un toast pour digérer l’information. Allez, cul sec !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Me remettant toute juste de mes émotions je ne peux m’empêcher de lui poser la question du prix :&lt;br /&gt;- Entre 6000 et 20 000 yuans (600 à 2000 €) le plat ; évidemment suivant l’âge de l’embryon précise t-il.&lt;br /&gt;Tu parles. Et pour me rassurer de répondre du tac au tac :&lt;br /&gt;- Mais c’est interdit !&lt;br /&gt;- Balle de touche répond t-il (L’équivalent en Français de notre expression « Jocker »).&lt;br /&gt;Suis-je bête ? Comment en effet pourrait-il y avoir d’interdit contre l’inimaginable ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-1478158154603261282?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/1478158154603261282/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=1478158154603261282&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/1478158154603261282'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/1478158154603261282'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/11/aux-frontieres-du-reel.html' title='Aux frontières du réel'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-5865387111341119081</id><published>2010-11-10T15:48:00.004+01:00</published><updated>2010-11-10T17:14:25.435+01:00</updated><title type='text'>Le jour le plus long</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.linternaute.com/actualite/magazine/photo/le-debarquement-en-images/image/jour-plus-long-247349.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 367px; height: 243px;" src="http://www.linternaute.com/actualite/magazine/photo/le-debarquement-en-images/image/jour-plus-long-247349.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Lundi 5 heures du mat’ : p’tites nuit entrecoupée de rêves apparemment décousus. Dehors il pleut à verse, prémisse de la tempête annoncée. Le boule au ventre je descends petit déjeuner en écoutant distraitement France-Info : l’actualité sportive après le week-end puis la poursuite des mouvements sociaux contre la réforme des retraites et toujours les spéculations journalistiques sur le remaniement ministériel annoncé… Merde in France !&lt;br /&gt;Pas faim et pas envie de partir. Y’a des jours comme ça où la pression professionnelle combinée au trop de plein de voyages, plus exactement à l’éloignement, pèsent lourd. Serait-il facile de faire autrement ? Tu parles...&lt;br /&gt;Chercher cette énergie vitale qui me porte : la vie à fond dans toutes ses composantes – personnelles, familiales, amoureuses, amicales, professionnelles – en tentant de tout concilier. Quel défi ! Sûr le temps est le vrai luxe. Vouloir tout faire exige de vivre au chrono, au risque d’aller trop vite et ne plus voir que le défilement de paysages furtifs aux fenêtres d’un train lancé à grande vitesse, alors qu’on aimerait tant pouvoir profiter d’avantage, s’arrêter tranquillement, prendre le temps d’observer, de découvrir, tout simplement de mieux jouir de l’instant. Quadrature du cercle…&lt;br /&gt;6 heures, je referme la porte de la maison encore endormie, quittant avec mélancolie une nouvelle fois les miens, port d’attache ô combien important.&lt;br /&gt;Décollage dans 1h25. Je roule vite vers l’aéroport sous les trombes d’eau.&lt;br /&gt;Parking de la voiture puis enregistrement « just on time ». Par hasard je croise en salle d’embarquement 4 équipiers de 2 entreprises du Groupe. Les uns partent vers les Amériques et l’autre vers l’Asie. Le monde est notre village. Quant à moi ce sera les deux : la Chine puis les USA, aujourd’hui  Ying et Yang de l’économie mondiale.  Je pars vers le soleil levant pour revenir à la maison par l’Ouest dans 12 jours, tour du monde express pour soutenir le développement de notre aventure industrielle.&lt;br /&gt;Petit vol Nantes-Paris dans une désagréable somnolence un peu nauséeuse, puis transfert du terminal 2D au 2E, opportunité pour se dégourdir les jambes. J’émerge un peu en préparant mentalement mon rendez-vous téléphonique de 9h30.&lt;br /&gt;Rapide arrêt à une boutique Duty Free acheter des parfums, cadeaux pour nos clients Chinois. Vendeuse souriante à l’accent Italien d’excellent conseil. Charmante.&lt;br /&gt;9h45 : conférence téléphonique puis embarquement dans le triple 7 de China Southern Airlines. Avion à moitié plein, je suis surclassé en business. Petit privilège des grands voyageurs.&lt;br /&gt;Sous les rafales l’avion décolle en crabe avec une heure de retard du au trafic ralenti par le temps exécrable sur la plate forme de Roissy CDG.&lt;br /&gt;Ca turbule sec pendant la monté initiale. Nous traversons l’épaisse couche de nuage dont les volutes grises ressemblent à de la neige sale. Sans transition la cabine est d’un coup inondée d’une lumière intense, presque surnaturelle. Tels des lasers parfaitement alignés, les rayons du soleil transpercent les hublots remplissant l’espace de leur énergie cosmique. Au même instant l’air devient calme, lisse, froid, ciel d’un bleu profond au dessus d’une opaque couche de nuages immaculée.&lt;br /&gt;Volant à 900 km/h vers l’Est nous atteignons notre altitude croisière. Mon trac se dissipe doucement dans la stratosphère, laissant pour quelques heures la pression sur la « Terre des Hommes », bercés par le ronron régulier des moteurs de la belle machine volante.&lt;br /&gt;C’est vrai, j’aurais aussi aimé être pilote de ligne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mardi 5h30 : Petit matin calme sur l’aéroport de Canton au terme d’un vol de 10h30 au cours duquel le temps s’est compressé de 7 heures. Voyager vers l’Est grignote le temps heure par heure au long du franchissement des fuseaux horaires.&lt;br /&gt;Dans une demi-torpeur je passe les formalités douanières Chinoises avant de me rendre au terminal B pour ma connexion vers Nanning porte B213.&lt;br /&gt;A travers les verrières de l’aérogare je profite du levé du soleil sur le tarmac où commence le balai des avions vers toutes les destinations intérieures Chinoises.&lt;br /&gt;Rapide stop au salon de la compagnie pour boire un jus d’orange et manger un œuf dur en envoyant les e.mail traités pendant mon vol depuis Paris. Quelle révolution technologique tout de même. Dire qu’il n’y a pas 15 ans, partir au bout du monde était synonyme de coupure avec sa base pour plusieurs jours. Tandis qu’aujourd’hui, presque partout sur le globe il suffit d’appuyer sur le bouton « on » de l’ordinateur et du téléphone cellulaire pour retrouver instantanément  la connexion avec le monde, incroyable gain de temps en même temps que véritable addiction au signal de réception… Ne pas avoir de réseau n’est même plus supportable. Et je me souviens du propos de ma grand-mère paternelle, décédée il y a tout juste un quart de siècle au bel âge de 90 ans qui, à l’aurore d’une vie simple à la campagne, me répondit sans hésiter :  «  le téléphone », à la question de ce qui lui semblait avoir été le plus grand progrès technologique au cours de sa longue vie. Ce qui à l’époque m’avait semblé presque étonnant, elle qui avait vu naître l’électricité, l’automobile, l’avion, vu l’homme poser le pied sur la Lune…&lt;br /&gt;Que dirions-nous aujourd’hui ?&lt;br /&gt;Arrivée à Nanning où je retrouve mes équipiers Chinois accompagnés d’un client. Sans transition nous filons vers le couvoir pour une visite express. Il fait presque chaud et j’ai quelque peu l’impression de baigner dans mon jus, parti de la maison depuis déjà plus de 24 heures. En fait de visite de couvoir, nous passons surtout 2 heures à palabrer en fumant une sorte de pipe en bambou trempant dans un bac au fond duquel une eau pour le moins saumâtre fait office de filtre ; chicha à la mode chinoise. L’odeur acre de la fumée me monte à la tête et je prends une aspirine de précaution…&lt;br /&gt;14h30 : entassés  à 8 dans un minibus nous quittons Nanning vers Guilin, 400 km au Nord-Est. La journée continue les genoux coincés dans le dossier du siège de devant. Je n’arrive pas à trouver de position relaxante tandis que nous slalomons entre les camions sur l’autoroute. La route est longue…&lt;br /&gt;20h : nous apercevons Guilin et je n’ai qu’une envie, m’allonger sur un vrai lit. Au lieu de cela nous entrons dans un restaurant pour diner avec des clients. Je m’invective intérieurement. C’est un marathon : « cours, Forest cours ! » Pas le moment de lâcher alors que les choses sérieuses commencent maintenant. Il s’agit de faire bonne figure, histoire de convaincre malgré la barrière de la langue. On picole. On rigole. Je joue le jeu. Et comme toujours en Chine, le dîner semble se terminer en queue de poisson par un « au revoir » un peu précipité sans poignée de main. Tout est normal.&lt;br /&gt;21h30 : nous rejoignons enfin l’hôtel. J’ai une réunion téléphonique dans 30 minutes avec la France où il sera 15h et les USA où il sera 9h. Petite planète.&lt;br /&gt;23h45 : fin de la réunion. Encore un appel sur skype avec la Belgique pour calage final d’un budget.&lt;br /&gt;00h45 mercredi matin : fin du jour le plus long pour le p'tit soldat Grimaud, modeste acteur de la bataille économique mondiale .&lt;br /&gt;Claqué, vidé, je m’affale sur le lit comme un zombi. Dormir vite maintenant. Demain sera un autre jour.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-5865387111341119081?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/5865387111341119081/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=5865387111341119081&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/5865387111341119081'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/5865387111341119081'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/11/le-jour-le-plus-long.html' title='Le jour le plus long'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-307577688562885038</id><published>2010-11-04T16:24:00.003+01:00</published><updated>2010-11-04T16:41:42.680+01:00</updated><title type='text'>Lapin à Moscou</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://lesvillesdumonde.l.e.pic.centerblog.net/seol8blk.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://lesvillesdumonde.l.e.pic.centerblog.net/seol8blk.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Moscou a ce charme si bien chanté par Gilbert Bécaut dans sa chanson « Nathalie ». Capitale de culture et d’histoire où il fait bon se promener le long des grandes avenues, empruntant le métro baroque de la très grande époque soviétique lorsqu’il s’agit de traverser la ville par les sous-terrains.&lt;br /&gt;Nous avons rendez-vous aujourd’hui avec un apparatchik de l’aviculture Russe, de ceux qui ont fait carrière en gré des opportunités politiques, surfant sur un système où la promotion n’est que le résultat de l’entretien d’intérêts bien placés basés essentiellement sur la flatterie, les « petits » cadeaux et la cooptation. Somme toute rien de bien original, mais passage obligé pour le développement de nos affaires dans le plus grand pays du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En sortant de l’hôtel « Cosmos », ce voyage a décidément quelque chose de spatial, je passe sous l’immense statut du Général de Gaulle trônant devant le monumental bâtiment.&lt;br /&gt;Clin d’œil à la France dans un pays où les héros politiques sont légion.&lt;br /&gt;Le long de l’avenue des kiosques à journaux proposent une large offre de magazines, mais aussi de livres variés, de la littérature classique au dernier bouquin d’actualité. Nous sommes ici en pays d’écrivains.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TNLTN8cfPFI/AAAAAAAAAnk/XT2fOd9rlgE/s1600/IMAG0134.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 182px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TNLTN8cfPFI/AAAAAAAAAnk/XT2fOd9rlgE/s320/IMAG0134.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535719128509135954" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L’hiver approche. Les passants pressés portent déjà grands manteaux et confortables fourrures.&lt;br /&gt;Nous prenons le métro en direction de notre lieu de rendez-vous. Irina appelle le bureau de notre interlocuteur histoire de reconfirmer l’heure exacte de la rencontre. Je la vois alors froncer les sourcils en me regardant avec un air quelque peu désolé. Il y a visiblement un problème. Après avoir raccroché, elle m’explique très embêtée que notre homme a du répondre à une obligation protocolaire de dernière minute et ne pourra finalement pas nous recevoir… Un peu  cavalier tout de même, d’autant que nous sommes venus principalement pour ça ! Se confondant en excuses, Irina m’explique toute sa surprise, très étonnée et déçue de n’avoir pas été informée préalablement de ce dédit pour le moins curieux, ajoutant que la secrétaire lui disait avoir contacté l’ambassade de France pour leur demander de m’informer de l’annulation du rendez-vous ! Procédé des plus singuliers ; dans la grande tradition des intrigues soviétiques. Y aurait-il eu influence de quelque concurrent bienveillan&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.railway-technology.com/projects/moscow-metro/images/1-moscow-metro.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 307px; height: 226px;" src="http://www.railway-technology.com/projects/moscow-metro/images/1-moscow-metro.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;t et bien renseigné pour nous barrer la route ? Tant pis, nous ferons sans. Le soir même je m’applique à lui adresser une fort diplomatique lettre d’invitation. La partie d’échec se poursuit.&lt;br /&gt;Mon téléphone cellulaire sonne :&lt;br /&gt;- Bonjour Fred, c’est Chantal à l’accueil, (elle m’appelle depuis le siège de Groupe en France), j’ai pour toi un appel de l’ambassade de France concernant votre rendez-vous à Moscou…&lt;br /&gt;- Oui, oui, merci Chantal. Dis leur que je suis au courant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est l’heure du déjeuner. Nous finissons dans un restaurant sous-terrain au cœur du quartier administratif de Moscou.&lt;br /&gt;Tandis que nous dégustons un excellent canard aux choux, recette Tchèque, entre quelques standards Russes, la sono diffuse essentiellement des chansons françaises : Dutronc, Patricia Kass, Goldman, Alex Red et j’en oublie.&lt;br /&gt;Devant mon étonnement Irina m’explique que c’est tellement joli à écouter et si romantique.&lt;br /&gt;L’amitié entre les peuples…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-307577688562885038?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/307577688562885038/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=307577688562885038&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/307577688562885038'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/307577688562885038'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/11/lapin-moscou.html' title='Lapin à Moscou'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TNLTN8cfPFI/AAAAAAAAAnk/XT2fOd9rlgE/s72-c/IMAG0134.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-2558107100915543524</id><published>2010-11-03T20:09:00.008+01:00</published><updated>2010-11-04T16:24:38.530+01:00</updated><title type='text'>Parfum de Perestroïka</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TNGz68d-iZI/AAAAAAAAAm8/4KIRBvcTr8c/s1600/IMAG0107.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 220px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TNGz68d-iZI/AAAAAAAAAm8/4KIRBvcTr8c/s320/IMAG0107.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535403242260695442" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Se rendre en Belarusse pour vendre des poules -  oui, oui des poules, vous savez celles qui font des œufs que les gens mangent de mille et une façons - a pour moi de prime abord quelque chose de presque « exotique ». Rendez-vous compte, aller dans le seul pays européen officiellement non démocratique, sorte de dinosaure géopolitique, fragment restant de l’ex-URSS. Plutôt alléchant si l’on fait fit des conséquences pour ceux qui y vivent. Cela dit, sans non plus de scrupule pour ce qui me concerne, partant du principe que les échanges commerciaux restent l’un des plus sûrs moyens d’ouverture au monde. D’aucun diront que je me donne bonne conscience. Et bien qu’ils y viennent et ils verront que cela a du sens, surtout lorsqu’il s’agit de satisfaire des besoins primaires (alimentaires) développés localement.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;Une heure et demie après son décollage d’Amsterdam, l’avion de la compagnie nationale « Belavia » roule sur les taxiways vers l'aérogare de Minsk. Sur la droite de l’appareil des dizaines de vieux avions Russes pourrissent sur les parkings, cimetière d’Antonov, Tupolev et autres Iliouchine témoins d’une époque encore récente où les échangent battaient leur plein au sein de l’empire Soviétique. Ici l’on fabriquait surtout des tracteurs, des armes et du chocolat, t&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TNG0D_1pK5I/AAAAAAAAAnE/D1p6N-nxU9o/s1600/IMAG0108.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 232px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TNG0D_1pK5I/AAAAAAAAAnE/D1p6N-nxU9o/s320/IMAG0108.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535403397784087442" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;el que décidé par le plan.&lt;br /&gt;L’aéroport à l’architecture dans le plus pur style poststalinien est quasi-vide, tout comme d’ailleurs notre avion qui ne compte pas plus d’une trentaine de passagers. Il faut bien reconnaître que la destination n’a à priori rien de très alléchante, sauf à avoir une réelle bonne raison d’y aller, comme vendre de poules…&lt;br /&gt;Irina jolie blonde filiforme de 25 ans aux yeux clairs illuminant un visage rond et souriant sous des cheveux un peu filasses, et Tatania sexagénaire un peu courbée, stéréotype de la femme Russe d’âge mure, nous accueillent tout sourire. Elles sont nos agents pour la Russie et ses satellites et vont notamment assurer ici les traductions dans un pays où l’anglais n’est que très peu pratiqué.&lt;br /&gt;Rapide dépose des bagages à l’hôtel « Planeta », bâtiment sans intérêt mais tenu de façon impeccable au bord d’une grande avenue toute aussi bien tenue. Je me dis que c’est calculé pour impressionner les rares visiteurs étrangers. Mauvais à priori ayant pu constater le lendemain matin lors mon jogging quotidien dans les ruelles du centre ville, puis au cours de notre déplacement en campagne, combien le pays est soigné et mon jugement « primaire » mal à propos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dîner avec Evgeny et son équipe dans un restaurant à la mode du centre ville. Décors clinquant dans un style baroque moderne du plus mauvais goût où des écrans plasma miment des feux de cheminée. Moche mais nickel. Cuisine simple et &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TNG0NSE1zvI/AAAAAAAAAnM/en5DxShIb4U/s1600/IMAG0105.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 247px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TNG0NSE1zvI/AAAAAAAAAnM/en5DxShIb4U/s320/IMAG0105.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535403557298491122" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;de qualité arrosée d’excellents vins Bulgares. Nous écoutons Evgeny, petit homme sympathique, quadra dynamique au visage ressemblant curieusement à Nicolas Ceaucescu jeune avec ses lunettes à fine monture métallique très années 70, nous compter son épopée industrielle. En quelques années, avec force détermination et esprit pratique, il a su hisser son entreprise au premier rang de la production de volailles de ce petits pays. Ne comprenant un traitre mot de Russe, je l’observe attentivement discuter avec nos agents. L’homme a sans conteste du charisme et ses yeux souriants donnent confiance. Irina qui le connait depuis des années m’en dit aussi le plus grand bien. Nous verrons…&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;Après une heure de route en direction de la rivière Bérézina, celle la même où Napoléon connu la sienne, la voiture nous dépose à la porte d’un complexe de production d’œufs de consommation. Bâtiment hors d’âge et personnel comme fossilisé dans une torpeur de l’époque soviétique. Seule une femme, Valentina, semble sortir du lot. Nous parlons rapidement affaires dans un bureau glacé puis l’on nous emmène en voiture à quelques km de là devant ce qu&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TNG0Xd9FcUI/AAAAAAAAAnU/90C0xet9c1Q/s1600/IMAG0110.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 194px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TNG0Xd9FcUI/AAAAAAAAAnU/90C0xet9c1Q/s320/IMAG0110.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535403732285878594" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;i ressemble à un camps militaire Russe en opération… en fait un musée dédié à leur « ligne Maginot » construite entre les deux guerres pour se protéger des risques d’invasions venant de l’Ouest, à une époque où l’Allemagne menaçait l’Europe de toute part. On y trouve ainsi tout un arsenal de l’armée rouge jusqu’à la période de guerre en Afghanistan : tanks, canons, jets, hélicoptères, missiles, systèmes de télécommunication... Impressionnant et quelque peu surréaliste de se promener par une belle journée ensoleillée entre des machines de guerre dont on nous expliquait il n’y pas si longtemps qu’elles représentaient la plus grande menace pour « le monde libre ».&lt;br /&gt;Un peu ébahit je croise le regard souriant de Valentina visiblement assez fière de son coup. S’adressant à Irina elle ajoute comme si de rien n’était :&lt;br /&gt;- Les temps changent. Malgré quelques soubresauts de l’histoire le mouvement est inévitable.&lt;br /&gt;Sûr, nous allons travailler ensemble.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-2558107100915543524?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/2558107100915543524/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=2558107100915543524&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/2558107100915543524'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/2558107100915543524'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/11/parfum-de-perestroika.html' title='Parfum de Perestroïka'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TNGz68d-iZI/AAAAAAAAAm8/4KIRBvcTr8c/s72-c/IMAG0107.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-137087036342023196</id><published>2010-10-22T14:54:00.005+02:00</published><updated>2010-10-22T15:03:08.639+02:00</updated><title type='text'>Epilogue</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TMGJ1aMRclI/AAAAAAAAAm0/Fr7iZTXeaOU/s1600/IMGP1637.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 203px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TMGJ1aMRclI/AAAAAAAAAm0/Fr7iZTXeaOU/s320/IMGP1637.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5530853368044548690" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La boucle est donc bouclée au terme d’une dernière étape marathon de 16h et 1250 Km ! au long de laquelle, pilotant nos machines tels des automates, l’esprit s’évade revoyant les images de cette aventure faite de rencontres et de grands espaces.&lt;br /&gt;Bien sûr ce fut une grande partie de moto, réintroduisant « Misses » Ténéré et Africa-Twin dans leur environnement naturel où elles ont montré ce pourquoi elles avaient été imaginées, faisant rêver à leur époque toute une génération d’adolescent dont nous faisions parti.&lt;br /&gt;Mais ce fut bien plus que cela.&lt;br /&gt;Voyager en moto tout terrain c’est voyager léger, donc simplement. C’est se déplacer au contact de la nature et des gens sans « protection » ni lourd artifice ; ressentir physiquement l’environnement : images panoramiques, odeurs, météo, nature du sol, vers des lieus difficilement accessibles ; à chaque arrêt l’opportunité de contacts immédiats avec des gens curieux d’aborder des voyageurs peu ordinaires.&lt;br /&gt;Ce voyage fut donc tout cela et bien d’avantage encore, nous découvrant avec Didier une rare complicité et des compétences complémentaires dans ce type d’aventure.&lt;br /&gt;Vous avez aimé ?&lt;br /&gt;Et bien sachez qu’il y en aura d’autres, partagées en live et construites suivant la même approche : découverte à moto de nouveaux espaces et rencontres inattendues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A très vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fait, vous savez quoi ? Et bien ce matin j’ai quant même un peu mal aux fesses.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-137087036342023196?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/137087036342023196/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=137087036342023196&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/137087036342023196'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/137087036342023196'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/10/epilogue.html' title='Epilogue'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TMGJ1aMRclI/AAAAAAAAAm0/Fr7iZTXeaOU/s72-c/IMGP1637.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-1356839862762167951</id><published>2010-10-20T11:53:00.004+02:00</published><updated>2010-10-20T11:58:43.107+02:00</updated><title type='text'>La route de tous les Tanger...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TL68VDLbHXI/AAAAAAAAAms/SsnBn4Vyrjw/s1600/P1020174.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TL68VDLbHXI/AAAAAAAAAms/SsnBn4Vyrjw/s320/P1020174.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5530064462274043250" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Mardi 19 Octobre :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous quittons Fatima et Mohamed par une sympathique photo de famille à la porte de leur maison aménagée en gite, endroit recommandable pour qui cherche à passer quelques jours au calme, en toute simplicité dans une ambiance familiale traditionnelle marocaine et un environnement remarquable.&lt;br /&gt;Puis nous reprenons la route dans les brumes de l’Anti Atlas, ni voyons goute sur des routes approximatives et étroites. Gare aux croisements dans ces conditions dangereuses où il semble que nous n’ayons pas tous la même appréciation du risque si j’en crois le comportement du chauffeur d’un fourgon qui m’oblige à terminer ma route dans le fossé pour l’éviter ; heureusement sans gravité.&lt;br /&gt;Nous remontons vers le nord en direction de Tanger, contournant Marrakech pour filer rapidement vers Casablanca puis Rabat sur une impeccable autoroute.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;22h nous laissons les motos à la station Shell de Kenitra à la garde d’un gars recommandé par l’hôtelier. Drôle de type assez bougon au look de clochard.&lt;br /&gt;- Ici on paye à l’avance m’assène t-il sans plus de ménagement !&lt;br /&gt;Sur quoi le lui réponds :&lt;br /&gt;- Ben moi j’suis plutôt du genre à payer après le service.&lt;br /&gt;- Ah mais MONsieur, c’est qu’y’a un règlement ici !&lt;br /&gt;C’est qu’il a de la gouaille le bonhomme…&lt;br /&gt;Et de nous raconter tout de go son histoire : Le Pas de Calais, son mariage avec une française, sa fille de 14 ans, son divorce et sa décision de rentrer  s’installer au pays avant d’en être expulsé par Nicolas… où il vit dans une caravane « pourave », échouée sur une station Shell, à surveiller les voitures que des clients lui confient pour la nuit.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;J’ouvre la porte de l’hôtel de La Poste de Rabat, comme si ici le temps s’était figé au beau milieu des années 50. Ici tout est vintage : le zinc d’accueil, le tableau à clés, l’escalier, les toilettes au palier. 220 Dirham la chambre « luxe » double avec douche. On ne mégotte pas. Plus de 22h et 750 km au compteur, la marchand de sable passe.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-1356839862762167951?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/1356839862762167951/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=1356839862762167951&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/1356839862762167951'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/1356839862762167951'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/10/la-route-de-tous-les-tanger.html' title='La route de tous les Tanger...'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TL68VDLbHXI/AAAAAAAAAms/SsnBn4Vyrjw/s72-c/P1020174.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-716422916825463087</id><published>2010-10-19T11:22:00.005+02:00</published><updated>2010-10-19T11:36:40.465+02:00</updated><title type='text'>Virolos à gogo</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TL1jtolwyBI/AAAAAAAAAmE/Bzj8yJkYQNk/s1600/IMGP1666.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 154px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TL1jtolwyBI/AAAAAAAAAmE/Bzj8yJkYQNk/s320/IMGP1666.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5529685553121904658" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Lundi 18 octobre :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est bien beau de sortir du désert pour reprendre la route, encore faut-il la reprendre dans le bon sens.&lt;br /&gt;Aujourd’hui c’était mon tour de rouler en tête. Je sorts de Foum Zguid vers le nord retrouvant un réel plaisir de conduire sur route goudronnée. Notre itinéraire est d’aller jusqu’à Tioulit, petit village au cœur de l’Anti Atlas, non loin de Tafraoute où se trouve le Gite de Fatima et Mohamed des amis de Didier.&lt;br /&gt;Nous roulons vers le nord sur jusqu’à Tazenakht et nous arrêtons faire le plein. En payant le pompiste je lui demande la distance restante jusqu’à Tata.&lt;br /&gt;- 250 km M’sieur.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TL1kRFqrncI/AAAAAAAAAmM/XSYPaQZRAnA/s1600/P1020142.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 245px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TL1kRFqrncI/AAAAAAAAAmM/XSYPaQZRAnA/s320/P1020142.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5529686162222587330" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Très sûr de moi je lui réponds du tac au tac que ce n’est pas possible car nous en avons déjà parcouru une centaine depuis notre départ de Foum Zguid.&lt;br /&gt;- Mais vous êtes dans le mauvais sens M’sieur !&lt;br /&gt;Quel idiot je fais, croisant sans plus de commentaire le regard condescendant de Didier qui depuis quelques km déjà ne comprenait pas ma logique.&lt;br /&gt;Reprenant la carte avec plus d’attention nous refaisons l’itinéraire…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le massif de l’Anti Atlas est une chaine montagneuse de moyenne Altitude, impressionnante formation de granit rose dont les plans successifs donnent à l’h&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TL1l4ko9v-I/AAAAAAAAAmk/Mgn3ltUJgks/s1600/P1020152.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TL1l4ko9v-I/AAAAAAAAAmk/Mgn3ltUJgks/s320/P1020152.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5529687940063412194" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;orizon de spectaculaires perspectives.&lt;br /&gt;La route y serpente de vallée en vallée, reliant les villages dont les maisons de pierres et terre crue se fondent parfaitement dans leur environnement, parmi les arganiers devenus célèbres pour leur fameuse huile aux vertus « magiques » tellement prisée des femmes.&lt;br /&gt;Curieusement nous ne croisons plus d’hommes désœuvrés, seulement des groupe de femmes souriantes, en habits traditionnels colorés, à pieds ou dos de mules, qui transportent brins de maïs, fagots de bois, où baies sauvages ramassées dans la montagne dont elle produisent, une fois séchée, une excellente farine à déguster avec du miel.&lt;br /&gt;Le revêtement routier est excellent et nous roulons à allure soutenue, enchainant virage sur virage, entre accélérations et rétrogradages dont les décibels résonnent sur les parois d’un décor en cinémascope.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TL1lk4pZbjI/AAAAAAAAAmc/UktoC-PQGGc/s1600/IMGP1654.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TL1lk4pZbjI/AAAAAAAAAmc/UktoC-PQGGc/s320/IMGP1654.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5529687601836551730" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Arrivant chez nos hôtes Didier relève le compteur : 380 km « et pas un pète de jeu ».&lt;br /&gt;A ce rythme là il ne faudra pas oublier de ralentir pour s’arrêter à la maison.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-716422916825463087?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/716422916825463087/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=716422916825463087&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/716422916825463087'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/716422916825463087'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/10/virolos-gogo.html' title='Virolos à gogo'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TL1jtolwyBI/AAAAAAAAAmE/Bzj8yJkYQNk/s72-c/IMGP1666.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-7489402565617944258</id><published>2010-10-18T11:03:00.007+02:00</published><updated>2010-10-18T11:13:18.616+02:00</updated><title type='text'>Nique-nique sur l'Iriki</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLwOby4pxmI/AAAAAAAAAlk/3vyWf9lE74g/s1600/IMGP1647.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 188px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLwOby4pxmI/AAAAAAAAAlk/3vyWf9lE74g/s320/IMGP1647.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5529310313182774882" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Sortir du désert est toujours un moment un peu mélancolique. Tandis que la pression de la navigation et du pilotage diminue en retrouvant le goudron, arrive une soudaine lassitude nostalgique de ces grands espaces où le regard se perd dans des perspectives infinies en libérant l’âme des tensions existentielles.&lt;br /&gt;Nous sommes ce soir à Foum Zguid, le corps fourbu, mais l’âme toute propre, comblés par cette longue navigation Saharienne, déjà impatients de poursuivre notre voyage vers le Nord à travers l’Atlas et ses petits villages de montagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En partant ce matin de Mahmid nous nous attendions à un départ difficile et n’a&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLwOlW6gw4I/AAAAAAAAAls/diE62QWuc4I/s1600/IMGP1639.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 242px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLwOlW6gw4I/AAAAAAAAAls/diE62QWuc4I/s320/IMGP1639.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5529310477473072002" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;vons pas été déçus, démarrant par 20 kms de piste sableuse entre les dunes. Si notre technique est maintenant assez au point : regarder où l’on veut aller et pas où l’on roule, alléger l’avant de la moto autant que possible et surtout garder de la vitesse et du régime moteur, n’empêche que ça reste toujours un bel engagement physique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ne pas risquer de nous planter au milieu des Dunes de Chigaga, nous roulons vers le nord-ouest en direction de la ligne de crête du Jbel Bani bordant la dépression de vallée du Drâa, alternant zones plus ou moins roulantes fonction de la géologie du sol : fins graviers crépitant sous les pneus à crampons, douce pellicule sableuse ou inconfortables pistes caillouteuses. En toutes circonstances nos motos font merveille, incroyables machines à voyager tout terrain. De temps en temps nous croisons quelques chameaux en liberté (en réalité des dromadaires qu’allez savoir pourquoi, les autochtones appellent chameaux…) broutant les maigres arbustes résistants à ces conditions climatiques extrêmes.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLwOPouoWtI/AAAAAAAAAlc/64RydHq1LPI/s1600/P1020124.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 108px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLwOPouoWtI/AAAAAAAAAlc/64RydHq1LPI/s320/P1020124.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5529310104297954002" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Puis la vallée débouche sur lac Iriki, en réalité un lac fossile devenue vaste plaine inondable parfaitement plane, couleur lunaire grise argentée où la diffraction de la lumière génère de spectaculaires et magnifiques mirages pouvant en certaines circonstances tromper la lucidité du voyageur fatigué, convaincu d’apercevoir telle une éphémère chimère, l’oasis tant attendue.&lt;br /&gt;Roulant derrière Didier, je vois soudain la valise gauche de sa moto se faire la belle et partir en tonneaux avant de s’immobiliser à la verticale comme si quelqu’un l’avais posé là. Surpris Didier s’arrête puis fait demi-tour pour constater les dégâts. Au moment de stopper sa moto à hauteur de la valise rebelle, il s’affale lamentablement dans la zone légèrement sableuse.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLwO2FWZXfI/AAAAAAAAAl0/2NP9seidzYg/s1600/P1020132.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 208px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLwO2FWZXfI/AAAAAAAAAl0/2NP9seidzYg/s320/P1020132.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5529310764815965682" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- Si ça continue va falloir que ça cesse !&lt;br /&gt;Nous rions aux larmes en faisant une réparation de fortune à l’aide d’une sangle très serrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sortant du lac nous passons par un check-point militaire où 2 gars en tenues dépareillées enregistrent les passages sur cette zone « sensible ».&lt;br /&gt;A peine arrêtés l’un des acolytes nous branche misère sexuelle du militaire en faction pour 2 mois dans le désert sans « nique-nique  la gazelle ».&lt;br /&gt;Consultant le cahier de passage manuscrit, je retrouve sans peine trace de mes passages précédents. Du coup, devenant familier le gars nous invite à nous assoir près de lui et commence à « parler cul » sans aucune retenue  en me passant la main sur le genou, proposant même d’aller manger un œuf avec lui dans sa cabane ... Nous abrégeons après avoir huilé la chaine de son vélo, dont il nous explique l’effet expiatoire en période de libido trop prononcée… et d’ajouter au moment de partir :&lt;br /&gt;- Z’avez pas préservatifs ?&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLwPEBFj22I/AAAAAAAAAl8/_1Gviv0GlWU/s1600/IMGP1644.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLwPEBFj22I/AAAAAAAAAl8/_1Gviv0GlWU/s320/IMGP1644.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5529311004189776738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- Pas besoin, on fait de la moto.&lt;br /&gt;Pas sûr qu’il ait bien compris.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-7489402565617944258?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/7489402565617944258/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=7489402565617944258&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/7489402565617944258'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/7489402565617944258'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/10/nique-nique-sur-liriki.html' title='Nique-nique sur l&apos;Iriki'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLwOby4pxmI/AAAAAAAAAlk/3vyWf9lE74g/s72-c/IMGP1647.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-5408547021042711696</id><published>2010-10-17T10:12:00.008+02:00</published><updated>2010-10-18T00:20:40.989+02:00</updated><title type='text'>La grande débrouillle</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLqw_4KhuZI/AAAAAAAAAlE/QTSARNHI_5o/s1600/P1020106.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 299px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLqw_4KhuZI/AAAAAAAAAlE/QTSARNHI_5o/s320/P1020106.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5528926104005491090" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Samedi 16 Octobre :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amar est le sympathique propriétaire de l’auberge Kem-Kem où nous avons passé la nuit à Trafraout (celui dans le sud qui n’est pas indiqué sur les cartes, car il existe au moins 2 Tafraoute au Maroc, donc un plus connu dans l’Atlas).&lt;br /&gt;Petit homme jovial à la tête ronde illuminée d’yeux pétillants d’intelligence, son sourire enjoué surmonté d’une fine moustache lui donne un air de ces joyeux personnages que l’on retrouve dans les films de Marcel Pagnol.&lt;br /&gt;Berbère d’origine, 40 ans bien qu’en faisant plus de 50, il est en fonctionnaire de l’état civil et nous explique son histoire pendant que nous prenons le petit déjeuner : dès l’âge de 8 ans, alors qu’il était encore berger à Merzougha il s’intéresse aux quelques visiteurs étrangers venu découvrir ce site remarquable, laissant paitre son troupeau sur les rives du lac au pied du grand Erg pour aller au contact des visiteurs tenter de leur vendre quelques fossiles trouvés dans les montagnes ; en fait un prétexte pour parler français « en vrai » et surtout comprendre les comportements des touristes alors encore peu nombreux. De là lui est née l’idée de développer une activité économique basée sur cette nouvelle ressource, idée concrétisée quelques 20 ans tard avec la création de sa modeste mais impeccable auberge au milieu de nulle part, sur « Kem-Kem », confluent de plusieurs oueds débouchant sur un lac asséché. Et lorsqu’il s’agit d’en faire la promotion, il a cette jolie phrase :&lt;br /&gt;- Comme on ne peut pas lutter avec les murs, c’est avec le cœur qu’on fait la différence.&lt;br /&gt;…&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLqwmOPIGuI/AAAAAAAAAk8/Mhjl6p0GWmI/s1600/IMGP1633.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 206px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLqwmOPIGuI/AAAAAAAAAk8/Mhjl6p0GWmI/s320/IMGP1633.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5528925663253764834" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’étape du jour nous conduit vers l’ouest dans l’extrême Sud, de Tafraout vers Mahmid, en rasant la frontière Algérienne.&lt;br /&gt;Cette vaste région située au Nord du Grand Erg Occidental est baignée par les embruns sableux de cette énorme zone de dunes qui colorent reliefs et vallées d’une fine pellicule dorée, allant même parfois jusqu’à former d’impressionnantes congères, de celles que l’on retrouve « chez nous » dans les zones de montagnes enneigées l’hiver.&lt;br /&gt;Nous roulons au cap au milieu de larges plaines bordées de reliefs montagneux dentelant l’horizon. En fond de vallée quelques excroissances rocheuses d’un noir intense brillant alternent avec de petites dunes blondes, créant des contrastes saisissant magnifiés par le ciel bleu cristallin. Impossible de ne pas tomber sous le charme de tels paysages exclusivement minéraux, sorte de jardin zen puissance dix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la contemplation nous passons au sport, accélérant sensiblement la cadence au fur et mesure de notre progression et de notre meilleure maîtrise des motos dans cet environnement. Nous ne faisons maintenant plus qu’un avec nos machines, profitant pleinement des g&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLqxYbKfeCI/AAAAAAAAAlM/PM5QdN-p4Zs/s1600/IMGP1638.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLqxYbKfeCI/AAAAAAAAAlM/PM5QdN-p4Zs/s320/IMGP1638.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5528926525717444642" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;rands espaces qui s’offrent à nous, allant même jusqu’à tenter quelques figures impossibles avant de renoncer et contourner la difficulté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis que nous arrivons très en avance sur notre estimation en vue de Mahmid, je perds Didier de vu dans mon rétro. Après quelques minutes d’attente à l’arrêt, je rebrousse chemin, espérant que rien de grave de lui soit arrivé, pour le retrouver avec soulagement quelques kilomètres plus loin, tout sourire, à l’ombre d’un arbuste en train de démonter sa roue avant crevée. Je ne m’attarderais pas d’avantage sur les deux heures suivantes qui n’ont été que laborieux montages redémontages de roue (3 fois… mais toujours dans la bonne humeur), faute d’avoir pu (su) réparer correctement les fuites des chambres à air crevées - passons les détails de cette lamentable affaire - et finir par remonter au forceps une chambre à air de roue arrière sur la roue avant. Les connaisseurs apprécieront…&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;Arrivant finalement à Mahmid, nous voilà engagés à la tombée de la nuit sur une piste sableuse vers un campement dans les dunes.&lt;br /&gt;Chemin faisant laborieusement dans l’obscurité, je m’en veux un peux de m’être laissé embarquer dans cette « galère » alors que nous aurio&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLqyJMHuaAI/AAAAAAAAAlU/snV2fYed-Jo/s1600/IMGP1635.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLqyJMHuaAI/AAAAAAAAAlU/snV2fYed-Jo/s320/IMGP1635.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5528927363492898818" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ns très bien pu bivouaquer tranquillement ou prendre un petit hôtel « en ville » et m’en excuse platement auprès de Didier qui me répond du tac au tac :&lt;br /&gt;- T’inquiète, laisse faire, les soirées à priori foireuses finissent souvent par de bonnes surprises.&lt;br /&gt;Toujours sa fameuse instinctothérapie…&lt;br /&gt;Il ne pensait pas si bien dire. Nous venons de rencontrer un magicien professionnel espagnol, également clown à ses heures, qui a conclu la soirée par une série de numéros de cartes et balles époustouflants. Finalement pas si mal pour un samedi soir !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-5408547021042711696?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/5408547021042711696/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=5408547021042711696&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/5408547021042711696'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/5408547021042711696'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/10/la-gande-debrouillle.html' title='La grande débrouillle'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLqw_4KhuZI/AAAAAAAAAlE/QTSARNHI_5o/s72-c/P1020106.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-1905548589286687334</id><published>2010-10-16T01:56:00.005+02:00</published><updated>2010-10-16T02:17:49.808+02:00</updated><title type='text'>Instinctothérapie...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLjrk23Z-UI/AAAAAAAAAkk/eV5WvG17fC8/s1600/P1020081.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 135px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLjrk23Z-UI/AAAAAAAAAkk/eV5WvG17fC8/s320/P1020081.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5528427561033005378" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Vendredi 15 octobre :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis qu’hier soir en dinant, Didier et moi dissertions sur les « petites » choses de la vie, notamment sur les vertus supposés de la sablothérapie - rappelons juste pour les rares personnes qui ne sauraient pas de ce dont il s’agit, que nous parlons ici d’une médecine douce dont les bienfaits supposés viendraient d’un enterrement du corps dans la sable, et souvent pratiquée dans les dunes du sud-marocain - Didier m’expliquait que son truc à lui c’est plutôt l’instinctothérapie.&lt;br /&gt;Là je suppose que spontanément vous voyez mieux le concept : se laisser guider par son instinct en considérant qu’il nous guide naturellement vers ce qui est bon pour soit. Pourquoi pas en effet.&lt;br /&gt;Au fait, aujourd’hui, l’instinct de Didier l’a amené par 3 fois au contact du sable. Troublant non ?&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;A part cela, notre navigation instinctive de Taouz vers Zagora nous a conduit dans les reliefs du Jbel Ougnat sur d’improbables pistes où circulent des petits camions &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLjr4nIQPtI/AAAAAAAAAks/vpakexT0nqM/s1600/IMGP1628.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 290px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLjr4nIQPtI/AAAAAAAAAks/vpakexT0nqM/s320/IMGP1628.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5528427900406087378" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;convoyant du minerait blanc arraché à la montagne. En « jardinant » quelque peu (pour les non initiés, terme signifiant qu’on est un peu perdu et à la recherche de sa direction…) nous nous sommes retrouvés dans un cul de sac, sur une hauteur, au milieu d’une équipe de prospecteurs en pleine action. A vrai dire assez ahurissant de voir ces hommes équipés d’outils d’un autre age, creuser à la main d’impressionnants trous à flan de montagne à la poursuite des précieux filons, extrayant des tonnes de minerai blanc scintillant au soleil, presque fluoresçant, comme si la remonté au grand jour des entrailles de la terre lui conférait quelque magique propriété.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;Rigolo lorsque nous croisons un 4x4 de location suivi par une très belle BMW 1200 GS dont le pilote en nage, seulement équipé d’un jean, blouson noir et casque de ville, nous demande un peu inquiet comment est la piste d’où nous venons. Sortant juste d’une longue zone de fech-fech à la conjonction de 3 oueds, avec un peu de malice nous lui souhaitons bien du plaisir, poursuivant notre route sur nos motos "vintage".&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;En fin d’après-midi un vent de sable venant du l’ouest trouble le paysage. Les particules en suspension diffractent la lumière du soleil tombant doucement vers l’horizon en un large halo diffus assez éblouissant. Suivant Didier, la poussière soulevée par la roue arrière de sa moto et aussitôt balayée perpendiculairement par le vent lui donne une allure de comète dont la chevelure laiteuse se d&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLjsTbykzgI/AAAAAAAAAk0/IJDrpm0TtYY/s1600/P1020092.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 180px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLjsTbykzgI/AAAAAAAAAk0/IJDrpm0TtYY/s320/P1020092.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5528428361218838018" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ilue dans le cosmos. C’est juste beau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’instinct de Didier, aujourd’hui « capitaine route » nous emmène jusqu’à une petite auberge dans le village de Tafraoute à mi chemin en Taouz et Tagounite notre destination pour demain. Fourbus mais heureux nous rentrons dans la maison de pisé nous mettre à l’abri du vent en dégustant l’inévitable thé à menthe et, tout en sirotant le délicieux breuvage, entamons avec entrain un nouvel échange débridé sur le plaisir de voyager ici et maintenant, cultivant sans prétention, mais avec délectation notre instinctothérapie du bonheur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-1905548589286687334?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/1905548589286687334/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=1905548589286687334&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/1905548589286687334'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/1905548589286687334'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/10/instinctotherapie.html' title='Instinctothérapie...'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLjrk23Z-UI/AAAAAAAAAkk/eV5WvG17fC8/s72-c/P1020081.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-6377460866865580367</id><published>2010-10-15T01:41:00.008+02:00</published><updated>2010-10-15T10:20:04.159+02:00</updated><title type='text'>Off-Road special</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLeVlEj4leI/AAAAAAAAAkE/coxgUXKmzow/s1600/IMGP1603.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 186px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLeVlEj4leI/AAAAAAAAAkE/coxgUXKmzow/s320/IMGP1603.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5528051531732522466" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Jeudi 14 Octobre :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’enduro géant démarré depuis 2 jours s’est poursuivi aujourd’hui avec une « spéciale » de 200 km entre Boudnib et Merzougha pour s’achever chez Larbi, l’ami qui nous avait accueilli Jo et moi l’an dernier dans sa famille pour la fête la l’Aïd.&lt;a href="http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2009/11/fete-de-laid-merzouga.html"&gt; (Cliquez ici pour retrouver la chronique de novembre 2009).&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après ces quelques lignes introductives vous pourriez donc imaginer que nous n’avons fait que piloter nos motos dans la désert, façon Dakar, avec comme seul objectif d’arriver le plus rapidement possible à notre destination du jour. Ce serait mal nous connaître. Bien sûr que nous avons pris du plaisir de pilotage et nous sommes « tirés quelques bourres ». Mais en réalité cette journée a été ponctuée de pleins « d’histoires » qui mériteraient chacune une chronique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aurais donc pu vous parler du comportement grossier d’un couple de touriste&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLeV8PDw8GI/AAAAAAAAAkM/Tnrwtl4c0Ow/s1600/IMGP1616.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLeV8PDw8GI/AAAAAAAAAkM/Tnrwtl4c0Ow/s320/IMGP1616.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5528051929687584866" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;s Italiens qui firent un scandale ce matin au moment de payer leur note d’hôtel, alors que, malgré la modestie de l’établissement, les prix sont clairement affichés. Sans parler de la vulgarité de l’esclandre quand il ne s’agit au final que d’une affaire de moins de 10€ totalement dérisoire dans leur budget de voyage en 4x4 tout équipé. Ces mêmes Italiens que nous avons rattrapé dans l’après-midi et qui n’eurent même pas la courtoisie de se laisser dépasser par nos motos plus rapides, nous bloquant derrière un nuage de poussière…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aurais pu vous parler de l’accueil chaleureux de Hanoun avec qui nous avons bu un thé, vieux Monsieur de 71 ans sous sa modeste tente au bord la piste, km 90 de notre « spéciale », et qui survit en vendant des cailloux…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aurais pu aussi vous parler de l’atterrissage quelque peu surréaliste d’un hélico de l’armée Marocaine à moins de 30 m de la tente de Hanoun et de nos motos, avec à son bord un médecin de l’organisation du Dakar suivant les reconnaissances de spéciales pour un prochain rallye ; tandis qu’au même moment 2 bolides passèrent en trombe sur « notre » piste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aurais pu aussi NE PAS vous parler des 2 chutes de Did’ dans le sable à cause d’une Africa-Twin quelque peu rétive sur&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLeWTSsT8MI/AAAAAAAAAkU/UIpIFUCCrSo/s1600/IMGP1608.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLeWTSsT8MI/AAAAAAAAAkU/UIpIFUCCrSo/s320/IMGP1608.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5528052325799948482" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; cette surface instable et inclinée... Mais ça n’aurait vraiment pas été équitable après ma piteuse chute dans la boue d’avant-hier…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche je vous aurais bien parlé de la beauté à couper le souffle des paysages traversés, grande navigation dans un monde totalement minérale et à priori tellement hostile mais qui ne vous lâche plus une fois y avoir goûté ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parler également de cette rencontre avec des enfants très sympas dont les yeux brillent certainement encore d’avoir pu s’assoir sur nos motos et jouer de la poignée d’accélérateur, fascinés par le son du moteur et la montée de l’aiguille du compte tour à chaque coup de gaz ;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLeW1HUsvjI/AAAAAAAAAkc/OPE4h2ffTwo/s1600/IMGP1622.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLeW1HUsvjI/AAAAAAAAAkc/OPE4h2ffTwo/s320/IMGP1622.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5528052906863672882" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Et bien sûr des retrouvailles chaleureuses avec Larbi et sa famille, un an après notre première rencontre, aussi naturellement que si nous nous étions quittés la semaine dernière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De tout cela j’aurai pu parler d’avantage, sans oublier les vrais moments de « déconades » avec Didier. Mais pour cela il faudrait des journées de plus 24h, et comme il est déjà plus de 23h55, je m’arrête là pour ce soir, un peu fatigué par la spéciale du jour et avant une autre grosse étape de 300 km de piste, demain, entre Merzougha et Mahmid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A très vite pour la suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.fr/notretdm/Maroc#"&gt;Toutes les photos du  voyage en cliquant ici&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-6377460866865580367?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/6377460866865580367/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=6377460866865580367&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/6377460866865580367'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/6377460866865580367'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/10/off-road-special.html' title='Off-Road special'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLeVlEj4leI/AAAAAAAAAkE/coxgUXKmzow/s72-c/IMGP1603.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-8612302245313163880</id><published>2010-10-13T23:58:00.007+02:00</published><updated>2010-10-14T00:52:07.220+02:00</updated><title type='text'>Enduro géant</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLYr3PbGoiI/AAAAAAAAAjg/8FkKxkuj4jI/s1600/IMGP1585.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 202px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLYr3PbGoiI/AAAAAAAAAjg/8FkKxkuj4jI/s320/IMGP1585.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5527653820676874786" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Mercredi 13 Octobre :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux que la moto rebute, peut-être n’est-il pas utile de lire cette chronique et d’attendre la prochaine. Mais c’est vous qui voyez…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réveil au petit matin dans la maison de notre nouvel ami Mustapha quelque part au beau milieu du Rekkam. Seuls quelques bellement de chèvres et le chant d’un coq trouble la quiétude de l’endroit. Ciel bleu profond, belle lumière, un petit matin comme on les aime.&lt;br /&gt;Petite toilette à la mode locale, un mince filet d’eau simplement versé sur les mains à l’aide d’une bouilloire en fer blanc au dessus d’une bassine métallique. La journée peut commencer.&lt;br /&gt;- Que vas-tu faire aujourd’hui Mustapha ?&lt;br /&gt;- Rien !&lt;br /&gt;Même s’il est évident que les activités possibles sont ici limitées, la réponse est pour le moins déconcertante.&lt;br /&gt;Nous petit déjeunons de nouveau invités par Mustapha - thé sucré et crêpes au beurre rance - avant de nous dire au revoir, remerciant chaleureusement notre hôte pour son accueil désintéressé.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;A la fraiche, nous roulons maintenant vers les Sud-Ouest en direction de Anoual. Pur &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLYsHg2GjII/AAAAAAAAAjo/OKTDoA3kbtA/s1600/IMGP1597.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLYsHg2GjII/AAAAAAAAAjo/OKTDoA3kbtA/s320/IMGP1597.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5527654100231425154" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;plaisir de pilotage à allure soutenue dans un paysage de western. Y’a pas à dire, faire de la moto dans ces conditions est probablement ce qui se fait de mieux pour ceux (celles) qui aiment, cocktail de sensations de pilotage aux saveurs décuplées par le contexte où tous les sens sont sollicités : découverte des paysages bien sûr, mais aussi vitesse et glisse sur ces pistes variées faites d’un mélange de graviers et de sable, odeur de poussière dans les narines, son du moteur alternant montées en régime et rétrogradages rageurs, effort physique, debout sur les cales pieds, serrant la moto entre les jambes pour faire corps avec l’engin et maîtriser les trajectoires. Parfois aussi quelques petites chaleurs en arrivant un peu vite sur une ornière perpendiculaire à la piste creusée par les pluies des derniers jours, histoire de rappeler sans frais les limites aux pilotes amateurs que nous sommes.&lt;br /&gt;A un moment j’ai comme la désagréable impression que ma roue avant est voilée. Dans le doute j’imagine un ou deux rayons cassés,&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLYsbpcNQRI/AAAAAAAAAjw/VZO8lDyLdUY/s1600/IMGP1598.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 205px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLYsbpcNQRI/AAAAAAAAAjw/VZO8lDyLdUY/s320/IMGP1598.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5527654446136115474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; mais c’est en fait une crevaison. Nous réparons rapidement, profitant de la pause pour faire quelques joyeuses séquences vidéo dont Didier a le secret.&lt;br /&gt;Ce n’est pas une course, et nous prenons le temps de nous arrêter au gré des changements de paysages, crevaisons… ou rencontre inattendues comme ce fut le cas après la difficile descente trialisante, du col de Belkassem, spectaculaires marches naturelles entre les rochers.&lt;br /&gt;Sans casse mais en nage nous nous arrêtons au pied de la descente en vu d’une oasis de carte postale, aussitôt abordé par un jeune homme en mobylette flambant neuve qui nous invite à le suivre. Comme il semble plutôt sympa nous saisissons l’opportunité d’une nouvelle rencontre improvisée.&lt;br /&gt;En fait lui et ses deux frères vivent ici, exploitant leur propre mine de plomb et autres minéraux. Très fièrement ils nous expliquent leur choix de vie : éduqués, n’ayant p&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLYsoctFp8I/AAAAAAAAAj4/d0tWdnCbEC4/s1600/IMGP1599.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLYsoctFp8I/AAAAAAAAAj4/d0tWdnCbEC4/s320/IMGP1599.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5527654666055559106" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;as trouvé de travail « en ville », ils ont décidé de démarrer leur propre activité « sans attendre l’aide de l’état ni de personne ». Et leur petite entreprise semble plutôt bien aller. Nous bavardons en sirotant un thé à la menthe, profitant de la douceur du climat de cette fin d’après-midi sous quelques palmiers plantés là par un homme solitaire qui a abandonné les lieux des années déjà.&lt;br /&gt;- Lors de notre prospection, nous avons trouvé un site favorable sur ces montagnes et nous sommes installés là il a quelques mois nous explique l’ainé dans un français impeccable.&lt;br /&gt;Et d’ajouter au moment de nous séparer :&lt;br /&gt;- Vous parlerez de nous dans votre blog ?&lt;br /&gt;Voilà, c’est fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.fr/notretdm/Maroc#"&gt;Toutes les photos du voyage en cliquant ici&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-8612302245313163880?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/8612302245313163880/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=8612302245313163880&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/8612302245313163880'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/8612302245313163880'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/10/enduro-geant.html' title='Enduro géant'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLYr3PbGoiI/AAAAAAAAAjg/8FkKxkuj4jI/s72-c/IMGP1585.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-8124404310118436151</id><published>2010-10-13T20:57:00.002+02:00</published><updated>2010-10-13T23:25:02.956+02:00</updated><title type='text'>Rekkam le Rouge</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLYjZwYwkKI/AAAAAAAAAjY/pmPBNjM9YHQ/s1600/IMGP1563.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 160px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLYjZwYwkKI/AAAAAAAAAjY/pmPBNjM9YHQ/s320/IMGP1563.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5527644518036312226" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Mardi 12 Octobre :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous imaginions dormir dans le désert ce soir. Et bien nous y sommes, quelque part au milieu du plateau du Rekkam, chez Mustapha et sa famille dans le village de El Mdl (pas facile à prononcer pas plus qu’à trouver d’ailleurs) accessible uniquement par une piste depuis Matarka.&lt;br /&gt;Inutile de chercher sur une carte ces quelques maisons de terre crue où vivent quelques centaines d’âmes, sans électricité ni eau courante, mais au pied d’un relai téléphone…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’accès au plateau du Rekkam se fait par une piste abrupte à travers une forêt clairsemée de chênes verts et pins léger. Premiers tours de roue off-road pour nos motos sur ce voyage. Nous démarrons prudemment, scrutant le ciel en espérant échapper aujourd’hui aux averses.&lt;br /&gt;Nous débouchons sur le plateau à environ 1000 d’altitude. La vue saisissante donne sur un paysage rocailleux aride au fond de terre rouge humide où poussent quelques arbustes épineux. Nous laissons derrière nous un majestueux belvédère naturel donnant sur la plaine fertile irriguée par le rivière Moulouya.&lt;br /&gt;D’abord roulante la piste s’enfile en zigzaguant doucement entre les légères ondulations du relief au creux lesquelles brillent de larges zones encore humides suite aux pluies diluviennes de ces derniers jours. La piste elle-même devient grasse et la terre rouge collante rend l’adhérence précaire qu’il s’agit de contrôler à la poignée de gaz. Très fun jusqu’au moment où sans p&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLYivjJz9NI/AAAAAAAAAjQ/A3hjbcl6CUE/s1600/P1010992.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLYivjJz9NI/AAAAAAAAAjQ/A3hjbcl6CUE/s320/P1010992.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5527643792929453266" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;révenir la roue avant de ma moto se bloque et se dérobe. Gamelle inévitable ! Je me relève assez piteusement, surpris par la soudaineté de la dérobade. Heureusement pas de gros bobo. Juste une légère douleur au poignet gauche et au genou derrière la déchirure du pantalon. Le temps de reprendre mes esprits, Didier me rejoint pour relever la moto et constater les dégâts : valise gauche « explosée »,  levier d’embrayage cassé et roue avant coincée par la terre argileuse et les pierres accumulées sous la garde de boue. Heureusement tout est prévu : poignée de secours et sangles pour refixer la valise. Il faudra tout de même démonter le garde boue pour débloquer la roue ! Et dire que je pensais le rehausser avant de partir et par pure négligence ne l’avait pas fait. Ca m’apprendra…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous repartons d’abord prudemment, puis très rapidement le naturel revient au galop, grisés par l’enchainement des virages dans ces grands espaces où le rouge de la terre humide reflétée sur la basse couche nuageuse colore le ciel en rose, donnant au paysage une allure martienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous rejoignons une bande de goudron non indiquée sur la carte. Scrutant sur notre droite une nouvelle entrée de piste au cap sud-est, nous entrons après quelques kilomètres dans le village de Matarka et profitons de l’opportunité pour compléter nos réservoirs de 5 litres d’essence « ordinaire » achetés au seau et pas filtrée. Même pas peur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cap à l’ouest sur 50 kms de piste assez roulante avant normalement de devoir bifurquer plein sud pour 100 kms supplémentaires jusqu’au village de Anoual.&lt;br /&gt;C’est déjà la fin d’après midi et la lumière rasante donne au paysage de magnifiques teintes dorées et contrastées : dégradés de bleus et gris, orange flamboyant, rouges intenses, étonnant vert émeraude, bleus profonds… Nous roulons comme dans un rêve entre deux lignes de crêtes, sur une vaste plaine ou pousse de grosses touffes typiques de ces zones désertiques, vers un horizon à perte de vue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques maisons de terre crue apparaissent furtivement dans le paysage, puis un village isolé. Comme souvent des gars désœuvrés sont assis là le long d’un mur, bavardant à côté de 2 ou 3 improbables guimbardes encore roulantes.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLYiJv-VX-I/AAAAAAAAAjI/bLUeEaiNmNA/s1600/IMGP1577.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLYiJv-VX-I/AAAAAAAAAjI/bLUeEaiNmNA/s320/IMGP1577.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5527643143535943650" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous nous arrêtons, coupons les moteurs, enlevons les casques et engageons une difficile conversation avec quelques mots de survie. Notre plan est de trouver ici un endroit pour passer la nuit. Les premières réponses sont plutôt expéditives :&lt;br /&gt;- Prochaine ville dans 100 kms dans cette direction vaguement indiquée vers l’Est.&lt;br /&gt;C’est déjà le crépuscule et il n’est pas question de rouler de nuit sur les pistes.&lt;br /&gt;Nous insistons. L’ambiance devient progressivement plus chaleureuse et nous sommes finalement invités par Mustapha, jeune homme avenant de 27 ans qui parle 3 mots de français et fait preuve d’une vraie gentillesse spontanée à notre égard.&lt;br /&gt;Son frères nous précède à mobylette jusqu’à la maison familiale 1 km plus loin. Imaginez un peu le convoi : mobylette fumante et déglinguée suivie par nos 2 motos dont un passager derrière Didier. Effet garantie en traversant le village.&lt;br /&gt;Notre arrivée crée l’évènement dans famille. Il y a là 3 générations élargies aux cousins. Séances de photos sur les motos autour desquelles se pressent les garçons tandis que les filles jettent à distance des regards espiègles.&lt;br /&gt;On se présente, échangeons nos prénoms, comparons nos âges - ils nous mettent 10 ans de moins quand nous leur mettons 10 ans de plus - montrons des photos de famille et des films de voyages entre verres de thé à la menthe et franches rigolades, installés dans la maison de notre hôte, une simple pièce non meublée. Tout est simple. A un moment Mustapha apporte sur la table basse un poulet aux olives, du pain frais et des fruits. Nous sommes presque gênés mais ne boudons pas notre plaisir devant un tel festin inattendu, poursuivant tard dans la soirée notre « discussion ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous cherchions juste un endroit pour passer la nuit et venons de passer une exceptionnelle soirée entre Hommes, simplement à échanger joyeusement sur nos modes de vie tellement différents, essayant de se comprendre avec visiblement le même intérêt de part et d’autre. Instant de grâce.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-8124404310118436151?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/8124404310118436151/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=8124404310118436151&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/8124404310118436151'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/8124404310118436151'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/10/rekkam-le-rouge.html' title='Rekkam le Rouge'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLYjZwYwkKI/AAAAAAAAAjY/pmPBNjM9YHQ/s72-c/IMGP1563.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-386897167965058119</id><published>2010-10-12T02:25:00.010+02:00</published><updated>2010-10-12T10:22:39.936+02:00</updated><title type='text'>Le ciel de Gericault...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://fantinette20073.unblog.fr/files/2009/05/gerica13.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 313px; height: 272px;" src="http://fantinette20073.unblog.fr/files/2009/05/gerica13.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Lundi 11 octobre :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le radeau de la méduse » vous connaissez ? Si, si, rappelez-vous le célèbre tableau de Gericault où les naufragés désespérés tentent de se signaler à un navire passant au large.&lt;br /&gt;Et là vous vous dites : quel rapport entre notre raid moto au Maroc et le dit tableau ? Sont-ils en perdition ?&lt;br /&gt;Non, nous ne sommes pas (encore) naufragés dans la désert. Alors ?&lt;br /&gt;Allez, réfléchissez bien.&lt;br /&gt;Un indice ?&lt;br /&gt;Regardez bien le tableau avec attention ; plutôt vers le haut…&lt;br /&gt;Le ciel, vous voyez ce ciel lourd et menaçant ?&lt;br /&gt;Et bien c’est le même que celui sous lequel nous avons roulé aujourd’hui, entre d’impressionnantes ondées tombant comme des hallebardes grossissant les oueds qui charrient des m3 d’eau boueuse de couleur ocre : le ciel pleure, la terre saigne et les gens souris ; même si l’eau arrive parfois trop vite après des mois de sécheresse.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLOt8gjmncI/AAAAAAAAAio/gA4eW4vGmdM/s1600/IMGP1551.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 193px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLOt8gjmncI/AAAAAAAAAio/gA4eW4vGmdM/s320/IMGP1551.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5526952422756752834" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous traversons donc le massif du Rif entre les nuées. Le long de la route les villages s’étirent, tous pareils, avec leurs modestes minarets au sommet desquels sont fixés des mégaphones diffusant le chant des muezzines aux quatre points cardinaux.&lt;br /&gt;Les petits commerces vaquent à leurs spécialités selon un ordre immuable : épiceries vendant pain, fruits et légumes, conserves, et Nescafé au sachet, boucheries-restaurants où assaillis par les mouches nous mangeons une brochette de bœuf sous les effluves de fumée des barbecues, mécaniciens-réparateurs en tout genre, et bien sûr les innombrables cafés où les jeunes désœuvrés passent le plus clair de leur temps à regarder passer les camions soulevant des nuages de poussière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contournant la cité impériale de Fez, la route bifurque vers l’Est en direction de Oujda, ville frontière avec l’Algérie. Intense trafic de poids lourds chargés de multiples denrées &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLOuNJ-sEOI/AAAAAAAAAiw/hhQTybkAKnI/s1600/P1010975.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLOuNJ-sEOI/AAAAAAAAAiw/hhQTybkAKnI/s320/P1010975.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5526952708754116834" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;en partance vers les pays voisins du Maghreb ; nombreux contrôles de police également.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il semble que vers où nous allons la météo soit plus clémente. Regardant dans les rétros je vois le ciel noir de nouveau strié d’impressionnantes zones d’averses. Quelques éclairs illuminent la masse sombre découvrant pour une faction de seconde d’énormes nuages aux volutes infernales, comme si le diable jouait avec les éléments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis que la nuit tombe rapidement nous rejoignons la ville de Taza.&lt;br /&gt;Très sagement, Didier qui roule en &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLQYn6g7iwI/AAAAAAAAAi4/CotQuG-sAwo/s1600/P1010963.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 166px; height: 124px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLQYn6g7iwI/AAAAAAAAAi4/CotQuG-sAwo/s200/P1010963.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5527069716691782402" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;tête s’arrête au premier hôtel où nous décidons de passer la nuit après avoir pris soin de nos montures : pleins d’essence, niveau d’huile et graissage des chaînes en prévision de l’étape de demain sur le plateau du Rekkam avec un très probable bivouac dans le désert.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-386897167965058119?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/386897167965058119/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=386897167965058119&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/386897167965058119'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/386897167965058119'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/10/le-ciel-de-gericault.html' title='Le ciel de Gericault...'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLOt8gjmncI/AAAAAAAAAio/gA4eW4vGmdM/s72-c/IMGP1551.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-6994718059926106591</id><published>2010-10-11T01:24:00.005+02:00</published><updated>2010-10-11T01:47:51.626+02:00</updated><title type='text'>Sous le déluge</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLJNz-so1xI/AAAAAAAAAig/5tgS-gp0sQc/s1600/IMGP1539.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 281px; height: 204px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLJNz-so1xI/AAAAAAAAAig/5tgS-gp0sQc/s320/IMGP1539.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5526565248135911186" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Dimanche 10 Octobre :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Long parcours de liaison depuis le nord de Madrid jusqu'à Tétouan : 810 kms.&lt;br /&gt;Pas grand-chose à dire, sauf sur la météo qui va de mal en pis !&lt;br /&gt;Vers 20h sortie rapide du Ferry rapide Algéciras – Ceuta où nos motos ont voyagé sous le nez d’une espèce de « monster-truck », énorme 4x4 vert kaki aux vitres fumées, protégé par un impressionnant arceau de sécurité extérieur, rehaussé, équipé de roues démesurées, de plaques de protections et autres treuils tant à l’avant que l’arrière ; un engin au look menaçant tout droit sorti d’un film de « Mad Max »… Déjà qu’avec nos motos nous avons parfois quelques scrupules, nous nous demandons ce que les gens d’ici peuvent bien penser en voyant passer un tel engin…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Formalités d’entrée au Maroc expédiées en une demi-heure. Il fait nuit noire. Nous roulons très prudemment vers Tétouan sous un véritable déluge, les cordes tombant du ciel se transformant au sol en véritables torrents d’eau boueuse rougeâtre descendant du relief, puis courant sur les bas cotés avant d'être projetés en énormes gerbes au passage des voitures. Inutile de prendre de risque supplémentaire ; nous décidons de passer la nuit dans le premier hôtel venu, « Le Malaga ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment où je vous parle, Didier en slip et tee-shirt, debout sur le lit, tente, faute de rideau, de fixer à bout de bras une couverture sur une tringle pour masquer la lumière de l’éclairage public juste en face de notre fenêtre. Son 2ème essai semble concluant…&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="data:image/jpg;base64,/9j/4AAQSkZJRgABAQAAAQABAAD/2wCEAAkGBhIGDhETBxMUERQSDQ8XEhERDREWEhgRHxkhFBkcFx4aJygfGyUjGRgSKzssIzMpODgsIR4xNzwqNiwrLCkBCQoKDQwNGQ4MGikkHyQpNTQ1MCs1NTU1NDU1NTU1LjU1NSw0KTU1LzU1KykuLDQsNTU1KTQsLy8xNSoxLDUsNf/AABEIAFUAgAMBIgACEQEDEQH/xAAaAAEBAQEBAQEAAAAAAAAAAAAAAwQBAgUG/8QAMxAAAQIDBwIDBQkAAAAAAAAAAAECAwQREyEzYXOhsTFBEiJxBTJDUYEUI0JSYpHB0fH/xAAbAQEAAgIDAAAAAAAAAAAAAAAAAQMCBAUGB//EACcRAAEDAgYCAgMBAAAAAAAAAAABAgMRIQQSMkFRcRMxBYEiYcFC/9oADAMBAAIRAxEAPwD8VPYsTVfypAvPYsTVfypA1D06LQ3oAAFgAAAAAAAAAAAAAAALyOLD1WcoQLyOLD1WcoCuXQ7oT2LE1X8qQLz2LE1X8qQAi0N6AAILAAAAAbPZjUR6uje6xtV+vlTnYLY08dikwuGfPStEsnK7J9rRDIcKTEH7O9zV/C5U/rahMGxFI2WNsjPSpVPsAAFgAAALyOLD1WcoQLyOLD1WcoSVy6HdCexYmq/lSBeexYmq/lSAEWhvQABBYD1DRFVLRaJ3VG1U8gGEjVe1Woqp+09/03xZBkFEV0RVR3RyQlVNlKWMNkGlpRHurVYTr0bdSnqpjlph0FaM8yOuVi3tcbZ2WSZWkmqLZp4Vh1vSirVUr1vUw7Ok4tuIhxEcGOndlzZs340onqqZbLmy3VVavYm4EOKjHvidWolUhOWqpcq5diTpGG1njWItF6fdKir6Iq3mhsJIEJzIvhe9tYngvolyItadblVaf6fMjRnR1rEWq/x8k+QSo+KZip1WLDzuSNi+/wAbt/zRFbX1utuEXbwcAMzvCJRKAAAkF5HFh6rOUIF5HFh6rOUJK5dDuhPYsTVfypAvPYsTVfypACLQ3oAAgsAAANfs2H4oiK5URGIrlVel3TdUOvm0gJSUr+qIvvu9PyoZK02OEUOHk+LbPinT4latoiI3a1783Vbeu9voSk02JEasfyuqtXInlci3L4k7Lf1/cxzEGwe5vyWn07bUPAFDLDfGphcSssLlyq2mVdqLVKfq622raiWOAAk5YAAAF5HFh6rOUIF5HFh6rOUJK5dDuhPYsTVfypAvPYsTVfypACLQ3oAAgsAAAAAAAAAAAAAAABeRxYeqzlCBeRxYeqzlCSuXQ7onPRqRol3xX981IW+W4BlQ1I5HZEvsLfLcW+W4BFCzyO5FvluLfLcAUHkdyLfLcW+W4AoPI7kW+W4t8twBQeR3It8txb5bgCg8juRb5bi3y3AFB5Hci3y3LyMasaHd8VnfNACaFckjsi32P//Z"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 180px; height: 119px;" src="data:image/jpg;base64,/9j/4AAQSkZJRgABAQAAAQABAAD/2wCEAAkGBhIGDhETBxMUERQSDQ8XEhERDREWEhgRHxkhFBkcFx4aJygfGyUjGRgSKzssIzMpODgsIR4xNzwqNiwrLCkBCQoKDQwNGQ4MGikkHyQpNTQ1MCs1NTU1NDU1NTU1LjU1NSw0KTU1LzU1KykuLDQsNTU1KTQsLy8xNSoxLDUsNf/AABEIAFUAgAMBIgACEQEDEQH/xAAaAAEBAQEBAQEAAAAAAAAAAAAAAwQBAgUG/8QAMxAAAQIDBwIDBQkAAAAAAAAAAAECAwQREyEzYXOhsTFBEiJxBTJDUYEUI0JSYpHB0fH/xAAbAQEAAgIDAAAAAAAAAAAAAAAAAQMCBAUGB//EACcRAAEDAgYCAgMBAAAAAAAAAAABAgMRIQQSMkFRcRMxBYEiYcFC/9oADAMBAAIRAxEAPwD8VPYsTVfypAvPYsTVfypA1D06LQ3oAAFgAAAAAAAAAAAAAAALyOLD1WcoQLyOLD1WcoCuXQ7oT2LE1X8qQLz2LE1X8qQAi0N6AAILAAAAAbPZjUR6uje6xtV+vlTnYLY08dikwuGfPStEsnK7J9rRDIcKTEH7O9zV/C5U/rahMGxFI2WNsjPSpVPsAAFgAAALyOLD1WcoQLyOLD1WcoSVy6HdCexYmq/lSBeexYmq/lSAEWhvQABBYD1DRFVLRaJ3VG1U8gGEjVe1Woqp+09/03xZBkFEV0RVR3RyQlVNlKWMNkGlpRHurVYTr0bdSnqpjlph0FaM8yOuVi3tcbZ2WSZWkmqLZp4Vh1vSirVUr1vUw7Ok4tuIhxEcGOndlzZs340onqqZbLmy3VVavYm4EOKjHvidWolUhOWqpcq5diTpGG1njWItF6fdKir6Iq3mhsJIEJzIvhe9tYngvolyItadblVaf6fMjRnR1rEWq/x8k+QSo+KZip1WLDzuSNi+/wAbt/zRFbX1utuEXbwcAMzvCJRKAAAkF5HFh6rOUIF5HFh6rOUJK5dDuhPYsTVfypAvPYsTVfypACLQ3oAAgsAAANfs2H4oiK5URGIrlVel3TdUOvm0gJSUr+qIvvu9PyoZK02OEUOHk+LbPinT4latoiI3a1783Vbeu9voSk02JEasfyuqtXInlci3L4k7Lf1/cxzEGwe5vyWn07bUPAFDLDfGphcSssLlyq2mVdqLVKfq622raiWOAAk5YAAAF5HFh6rOUIF5HFh6rOUJK5dDuhPYsTVfypAvPYsTVfypACLQ3oAAgsAAAAAAAAAAAAAAABeRxYeqzlCBeRxYeqzlCSuXQ7onPRqRol3xX981IW+W4BlQ1I5HZEvsLfLcW+W4BFCzyO5FvluLfLcAUHkdyLfLcW+W4AoPI7kW+W4t8twBQeR3It8txb5bgCg8juRb5bi3y3AFB5Hci3y3LyMasaHd8VnfNACaFckjsi32P//Z" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;23h locales, 1h du matin heure Française. Montres recalées, il est temps pour nous d’éteindre les feux, comptant sur la nuit pour sécher nos affaires étendues un peu partout dans la chambre. Il fera peut-être beau demain...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-6994718059926106591?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/6994718059926106591/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=6994718059926106591&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/6994718059926106591'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/6994718059926106591'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/10/sous-le-deluge.html' title='Sous le déluge'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLJNz-so1xI/AAAAAAAAAig/5tgS-gp0sQc/s72-c/IMGP1539.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-7795370711089605670</id><published>2010-10-10T08:25:00.007+02:00</published><updated>2010-10-11T01:23:00.541+02:00</updated><title type='text'>L'appel du grand large...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLFdQxeUEHI/AAAAAAAAAiY/sQsmGyyK4MI/s1600/IMGP1537.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLFdQxeUEHI/AAAAAAAAAiY/sQsmGyyK4MI/s320/IMGP1537.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5526300760500080754" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Samedi soir 9 octobre :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Partir en aventure est toujours un « déchirement », conflit intérieur entre la raison appelant à rester - forte de tous les éléments rationnels qui font qu’il serait bien plus raisonnable de ne pas prendre de risques inutiles, qu’il serait tellement plus confortable ne pas trop s’éloigner des siens, sans parler des tourments générés par une espèce de culpabilité imbécile de plaisirs égoïstes plus vraiment de notre âge - et l’irrépressible appel du large, passion des grands espaces qui une fois encore a eu le dernier mot.&lt;br /&gt;Nous sommes donc bien partis, Didier sur son Africa Twin modèle 97, déjà plus de 100 000 km au compteur dont un tour du monde l’année dernière en duo avec D’jo, et moi sur une Ténérée 89 très « vintage », de celles que nous voyions courir le Dakar avec Auriol et Neveux quand nous étions encore étudiants. Comme quoi les rêves de gosse finissent par se réaliser malgré quelques anachronismes rendant le plaisir encore plus grand…&lt;br /&gt;Nous devions faire une approche pépère vers le Maroc en voiture, motos derrière sur une remorque amoureusement préparée par D’jo, pour enfourcher nos montures juste avant la traversée du Détroit de Gibraltar ; histoire de ménager montures ET surtout postérieurs des pilotes.&lt;br /&gt;Mais, la veille du départ, c'est-à-dire hier, gagnés par une sorte d’euphorie, probable effet collatéral de l’été indien régnant sur notre région en cette première semaine d’Octobre, sans regarder plus loin nous décidons de partir directement de la maison avec nos motos préparées grand-raid. Même pas peur et toutes nos excuses D’jo pour le travail inutile sur la « chariote ».&lt;br /&gt;Résultat, après un peu plus de 900 km, fourbus mais heu-reux, nous sommes ce soir sous la pluie dans un p’tit hôtel tenu par un Arabe quelque part au bord de l’autoroute un peu au nord de Madrid, installés à expédier nos p'tites affaires sur un canapé chameau . Ca ne s'invente pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-7795370711089605670?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/7795370711089605670/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=7795370711089605670&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/7795370711089605670'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/7795370711089605670'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/10/lappel-du-grand-large.html' title='L&apos;appel du grand large...'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TLFdQxeUEHI/AAAAAAAAAiY/sQsmGyyK4MI/s72-c/IMGP1537.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-8590332441946501168</id><published>2010-10-01T23:48:00.005+02:00</published><updated>2010-10-02T18:15:13.057+02:00</updated><title type='text'>Beautés Divines...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.pascalperrault.fr/blog/files/2010/08/jolies-br%C3%A9siliennes-mini.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 347px; height: 260px;" src="http://www.pascalperrault.fr/blog/files/2010/08/jolies-br%C3%A9siliennes-mini.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Que font les hommes lorsqu’ils voyagent seuls ? Je veux dire sans leurs épouses ou compagnes…&lt;br /&gt;C’est bien connu ils regardent avec plus d’attention, voire plus d’intérêt, les autres femmes.  Sans doute d’ailleurs rien de très différent que lorsque ce sont les femmes qui regardent les hommes… ou, comment dirais-je, en parlent entre elles à la terrasse des cafés. Mais ça l’histoire ne le dit pas. En tout cas pas aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’agit-il d’un réflexe universel conséquence de l’éloignement conjugal générant quelques dérèglements hormonaux ? Ou de la résurgence d’un très ancien comportement de mâle arrivant sur un nouveau territoire ? Ou bien encore l’attirance pour quelque aventure « exotique » à l’autre bout du monde ? Ou tout autre chose sur la nature humaine que d’éminents spécialistes sauraient probablement très bien expliquer.&lt;br /&gt;Toujours est-il que je n’échappe pas à la règle, et bien que toujours aussi amoureux de Flo qui partage ma vie depuis maintenant plus d’un quart de siècle sans une seconde d’ennui ni de lassitude, je ne me prive pas, lors de mes nombreux voyages, du plaisir de regarder les gens en général, dont statistiquement plus de la moitié sont des femmes. Alors, sans me vanter, en observation de femmes du monde, je commence à en connaître un rayon…&lt;br /&gt;Et là il faut bien admettre que toutes ne sont pas à égalité.&lt;br /&gt;Bien sûr, où que l’on soit certaines sont au dessus du lot : canons de beauté exceptionnelle que la nature a gâté, corps parfait et visage éblouissant les plaçant d’entrée hors catégorie sur l’échelle des Miss Univers potentielles. Et si à la grâce physique s’ajoute celle de l’esprit, nous touchons là… que dis-je, nous sommes là face à la perfection.&lt;br /&gt;Mais au-delà de ces déesses de beauté, allez savoir pourquoi dans certains pays les femmes semblent comme avoir quelque chose de plus.&lt;br /&gt;Par honnêteté intellectuelle je ne parlerai pas des françaises dont chacun reconnait le charme unique.&lt;br /&gt;Regardez les Italiennes. Ne sortent-elles pas aussi du lot avec ce je ne sais quoi d’élégance latino-méditerranéenne si particulière ?&lt;br /&gt;Mais il est un pays où la gente féminine se distingue particulièrement…&lt;br /&gt;Vous devinez ?&lt;br /&gt;Je veux parler du Brésil. Non pas qu'ici  les femmes soient nécessairement plus jolies qu’ailleurs, mais il faut bien leur reconnaître cette allure sexy unique au monde.&lt;br /&gt;Regarder marcher un groupe de femmes Brésiliennes c’est déjà se trouver transporté au carnaval de Rio ou sur la plage de Copacabana. Admettons qu’elles soient légèrement avantagées par le joli teint hâlé typique des tropiques et les tenues légères sous ces latitudes. Mais c’est ailleurs qu’il faut chercher : démarche un rien lascive, déhanché magnifiant des rondeurs que d’autres cherchent à cacher à tout prix. Où l’art de mettre « naturellement » en valeur sa féminité sans vulgarité, avec juste ce qu’il faut de suggestivité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un ami Français ayant résidé plusieurs années au Brésil avec sa famille me racontait l’autre jour l’anecdote suivante : son épouse et lui constatèrent un changement progressif de la démarche de leur fille de 6 ans après son intégration à l’école primaire. Petite Française adoptant la démarche Brésilienne. Mon Dieux, toucherions-nous ici la perfection ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-8590332441946501168?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/8590332441946501168/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=8590332441946501168&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/8590332441946501168'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/8590332441946501168'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/10/beautes-divines.html' title='Beautés Divines...'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-5405306661346917020</id><published>2010-09-17T22:55:00.005+02:00</published><updated>2010-09-21T15:16:00.084+02:00</updated><title type='text'>God save the Queen</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.velhodeitado.com/wp-content/uploads/2008/08/god-save-the-queen.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 285px; height: 405px;" src="http://www.velhodeitado.com/wp-content/uploads/2008/08/god-save-the-queen.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Se rendre en Angleterre à toujours quelque chose de délicieusement unique. Peut-être ce côté insulaire immergeant le visiteur dans un « monde à part », savoureux mélange de conservatisme  et modernisme, comme si le temps avait fait ici des impasses, passant sans transition d’une époque à l’autre, cultivant comme un art de vivre unique quelques traditions  séculaires au goût exquis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore faut-il s’y rendre : arrivée tardive sur Birmingham après une connexion ratée à Amsterdam. Pas cool, mais pas le choix !&lt;br /&gt;Avant l’atterrissage, magnifique mais turbulente longue finale sur la ville éclairée telle des guirlandes Noël entremêlées, s'étirant du centre historique jusqu’en périphérie, déroulées au fil d’une histoire millénaire, et diffusant une douce lumière orangées entre quelques nuages bas d’un noir d’encre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est 23 heures lorsque je rejoints l’hôtel « White House ». J’étais sensé participer au dîner de gala avant la conférence du lendemain, et mes hôtes en tenues de circonstance, robe de soirée aux teintes improbables pour les Dames et costumes stricts pour les Messieurs, sirotent à cette heure déjà avancée bières et whiskies autour du bar dans une joyeuse ambiance un peu guindée.&lt;br /&gt;Tim m’accueille chaleureusement avant de me présenter à la société : poignées de mains cordiales des hommes et sourires entendue des Dames. Il faut dire que le french accent fait toujours ici son petit effet. Pour comprendre il n’a y qu’à regarder nos épouses échangeant quelques mots avec un Italien…&lt;br /&gt;Je ne m’éternise pas, il s’agit demain d’être à la hauteur pour l’ouverture de la conférence, et prends donc rapidement possession de « la Suite Kennedy » qui m’a été réservée pour la nuit. En fait de suite il ne s’agit que d’une simple chambre, certes assez vaste, sur la porte de laquelle a pompeusement été fixée une plaque de cuivre un rien prétentieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par acquis de conscience, incroyable mais vrai, je repasse pour demain la chemise blanche pliée au fond de mon sac avant de sombrer sans plus attendre dans les bras de Morphée.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;Au petit déjeuner je retrouve Tim heureusement en tenue plus décontractée que la veille. Ma chemise repassée suffira donc.&lt;br /&gt;Tea, bacon &amp;amp; egg with toasts évidemment. Nous sommes ici au cœur de l’Angleterre comme l’indique fièrement l’affiche dans le lobby de l’hôtel montrant patrimoine et productions locales : châteaux médiévaux, productions agricoles, Land-Rover et Jaquar. Si les premiers appartiennent à jamais à l’Angleterre, les secondes sont maintenant détenues par quelques grands groupes industriels issus de l’empire des Indes... Les temps changes, mais ça n’a ici aucune espèce d’importance.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;Dans l’amphi de l’université où se déroule la conférence, Tim fait l’introduction, puis me passe la parole.&lt;br /&gt;Toujours impressionnant de démarrer un topo en langue Anglaise devant une assemblée de 200 personnes dont c’est la langue maternelle. Pas vraiment le trac, juste un instant de tension en démarrant ma présentation bien rodée et soutenue par un diaporama Power Point de qualité. Dans mon anglais tellement frenchie une nouvelle fois je fais passer mon enthousiasme sur le développement de notre projet d’entreprise avec énergie et bonne humeur. Je sais déjà que ça va marcher. A force de travail et d’expérience je maîtrise parfaitement l’exercice, moment un peu excitant où l’on se prend un instant pour un show-man. Mais rien n’est plus facile que de « dire la messe », et là n’est pas l’essentiel, même s’il est parfois intéressant de remettre les choses en perspective pour se redonner du cœur à l’ouvrage. Le plus difficile n’est pas de dire, mais bien de faire avec cohérence, persévérance, courage, dans la durée. Un entrepreneur est un marathonien de la vie économique et du management des hommes au quotidien : chaque jour remettre sur le métier les fondamentaux, malgré les stress, les angoisses, les humeurs, les agressions extérieures.&lt;br /&gt;45 minutes plus tard je conclus mon exposé sous les applaudissements après avoir répondu à une salve de questions. Mission accomplie ! Je sais que cela ne restera pas sans suite, impression confirmée pendant le tea break tellement British où commentaires et échanges de cartes de visite vont bon train.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;Très vite  je saute dans un taxi pour l’aéroport. Un peu stressé par mon horaire, dans un trafic dense, le chauffeur slalome entre les camions sous des hallebardes de pluies.  Tandis que la radio joue un tube de U2 nous arrivons finalement au terminal 1 un peu en avance .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le salon d’attente ou je bois un Coca Light avant l’embarquement, BBC News diffuse un reportage sur l’expulsion des Roms en France. Pas toujours fier d’être français.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-5405306661346917020?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/5405306661346917020/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=5405306661346917020&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/5405306661346917020'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/5405306661346917020'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/09/god-save-de-queen.html' title='God save the Queen'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-3595107742790685266</id><published>2010-09-12T20:38:00.004+02:00</published><updated>2010-09-12T21:03:03.846+02:00</updated><title type='text'>J-27 avant une nouvelle déambulation Saharienne</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://api.ning.com/files/pH*bEhjGRNp59AhuJH0XDhrHwfKdk3K5*52Zz3yBt9F9IyaN0A5tHNQIGN*j0fM4-iqyRFtuV7d2xKfxCqvdMMhobXmhKc5D/sahara211.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 378px; height: 252px;" src="http://api.ning.com/files/pH*bEhjGRNp59AhuJH0XDhrHwfKdk3K5*52Zz3yBt9F9IyaN0A5tHNQIGN*j0fM4-iqyRFtuV7d2xKfxCqvdMMhobXmhKc5D/sahara211.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Dans 27 jours exactement, nouveau départ pour 2 semaines de totale liberté, en moto vers les grands espaces sahariens du sud Marocain. Pas une course, juste une navigation sportive que nous espérons belle, au gré de rencontres inattendues dans des paysages à couper le souffle et des espaces infinis, navigant avec modestie au cœur d’une nature exceptionnelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un tour du monde et plus de 100 000 kms au compteur, Didier repart avec sa toujours vaillante « Africa’Did ». Quant à moi ce sera cette fois-ci avec une vénérable Yamaha 600 Ténéré qui attend depuis plus de 20 ans l’opportunité de rouler sur les pistes qui l’ont fait naître à la grande époque du Paris-Dakar.&lt;br /&gt;Un peu blasé de moto, D’jo ne sera pas en reste, partant avec un robuste Nissan Patrol équipé de tout le confort moderne. De la ligné de ceux qu’utilisaient les douaniers Algériens et qui nous faisaient tellement rêver, à l’époque ou nous partions faire la grande traversée du Sahara par l’Algérie jusqu’en Afrique noire à bord d’improbable guimbardes hors d’âge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En révisant cet après-midi les ckeck-listes, plus que 2 ou 3 détails à ne pas oublier et « ça d'vrait l’faire ».&lt;br /&gt;Habitués de ce genre de navigation au long court, nous sommes assez au point sur la nécessaire préparation : ni trop, ni trop peu, sachant qu’en moto poids et volume sont nécessairement limités. Tout doit tenir dans 2 petites valises latérales et un top case. Voyager léger garantit l’agilité, ménage la mécanique et limite les risques de chute. Que des avantages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une nouvelle fois nous vous ferons vivre en direct nos pérégrinations, espérant partager quelques beaux moments de plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’ici là restez sur le blog : un saut express en Angleterre pour un topo sur la génétique animale devant quelques sujets des filières de production porcine de sa gracieuse Majesté... et un voyage au Brésil vous attendent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A très vite.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-3595107742790685266?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/3595107742790685266/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=3595107742790685266&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/3595107742790685266'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/3595107742790685266'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/09/j-27-avant-une-nouvelle-deambulation.html' title='J-27 avant une nouvelle déambulation Saharienne'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-1047914415374904554</id><published>2010-09-04T18:42:00.003+02:00</published><updated>2010-09-09T20:54:35.868+02:00</updated><title type='text'>Même pas mal !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.insu.cnrs.fr/ib787,image-typhon-wut-yp-iles-mariannes-pacifique-modis-aout-29-2001-1h50.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 380px; height: 273px;" src="http://www.insu.cnrs.fr/ib787,image-typhon-wut-yp-iles-mariannes-pacifique-modis-aout-29-2001-1h50.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ciel étrangement lourd sur Qingdao. D’un gris menaçant, la masse nuageuse compacte dessine d’énormes arabesques comme des coulées de lave refroidies, recouvrant la ville d’une sinistre chape de plomb qui ne dit rien de bon qui vaille. Comme si le diable en personne jouait avec les éléments.&lt;br /&gt;Sur la plage le sable a pris l’allure de la cendre, tandis que la mer d’huile devenue pétrole  semble s’engluer dans d’épaisses et lentes ondulations que la moindre étincelle pourrait faire exploser.&lt;br /&gt;Deux typhons ont rasé la côte ces derniers jours avant l’aller se dégonfler dans la Mer de Chine, et l’on en annonce un troisième pour cette nuit. Le calme avant la tempête…&lt;br /&gt;Il est 19h. Dans cette atmosphère pesante, un vieux bonhomme s’affaire au bord de l’eau. Il fait déjà nuit noire et je ne parviens pas à distinguer ce dont il s’agit. Un petit garçon le rejoint. Intrigué et curieux je tente de comprendre. Sont-ils en train de pêcher ?&lt;br /&gt;Par intermittence apparaît une lueur furtive. Puis un halo de lumière plus régulier éclaire leur petite activité, dessinant en contre jour de frêles silhouettes projetées sur la plage en ombres chinoises.&lt;br /&gt;C’est alors que la lueur s’élève lentement dans le ciel d’encre, suivie par une autre quelques instants plus tard. Je m’approche doucement. Une troisième lueur s’élève encore avec grâce, petits ballons de papier de soie à l’intérieur desquels une bougie génère l’air chaud nécessaire à la sustentation. Instant de grâce absolue entre le vieux monsieur et le petit garçon dont le regard semble comme hypnotisé par l’envol de ces éphémères et frêles esquifs, poétique message de clémence adressé aux éléments.&lt;br /&gt;Sous le charme je rentre à pied à mon hôtel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réveil programmé à 5h30, assis sur le lit je traite quelques e.mails avant d’adresser le compte rendu de suivi du rendez-vous de la journée à mes équipiers. Quelques pages de mon livre du moment : « La Marche dans la Ciel » d’Alexandre Poussin et Sylvain Tesson, puis je tente de m’endormir malgré un léger jet-lag.&lt;br /&gt;Vers 3 heures du matin réveil en trombe… d’eau. Comme si des seaux entiers étaient projetés avec violence contre la fenêtre de ma chambre. Dix-sept étages plus bas, dans la rue les quelques arbres se tordent de douleurs tel des pantins désarticulés sous les coups de boutoir des violentes bourrasques. Un parasol en liberté traverse l’avenue du front de mer et quelques poubelles roulent toutes seules. Le typhon est effectivement dans les parages… Un instant je pense à mon vol du lendemain avant de me rendormir.&lt;br /&gt;5h30, réveil avec « du shampoing plein les yeux ».  Dehors les éléments semblent s’être un peu calmés, même s’il pleut toujours sans discontinuer sous quelques rafales. Merde, pas possible de sortir courir ce matin. Je me rabats sur quelques exercices d’étirement et de musculation en regardant les informations à la télé. CCTV locale titre sur le typhon qui a léché les cotes Chinoises avant d’aller se déchainer en Corée où les dégâts sont semble t-ils importants. Cette fois-ci même pas mal pour les Chinois. Il faut dire qu’ils ont eu leurs lots de désastres ces dernières semaines suite aux pluies diluviennes dans plusieurs provinces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9h aéroport de Qingdao : du fait des mauvaises conditions météo une voix criarde répète en boucle que mon vol vers pékins est décalé de 9h55 à 11h50. Du coup pas sûr du tout de pouvoir attraper la connexion pour Paris ! Pas cool mais inutile de s’agacer il n’y rien à faire…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivée à Pékin : juste trente minutes pour le transfert vers la zone internationale. Ca va être très chaud !&lt;br /&gt;Sortie rapide de l’avion en poussant quelque peu les autres passagers Chinois, mais ils ont l’habitude…, puis sprint avec sac à dos et valise à roulettes jusqu’au train automatique vers terminal 3. Par chance les portes se ferment juste derrière moi. Reste à passer la douane. Pourvu qu’il n’y ait pas la queue. Une dizaine de comptoirs sont ouverts. Je vise la file à priori la moins chargée et m’excuse en passant devant tout le monde. Plus que 17 minutes avant le décollage et il me reste encore la sécurité à passer. Même scénario : la file à priori la moins chargée, puis passage devant tout le monde. Il me faut maintenant rejoindre la porte E58. Zut c’est à l’autre bout du terminal qui n’en finit pas. Plus que 14 minutes. Je cours comme un fugitif poursuivi par je sais quel Alien menaçant et aperçois enfin la porte d'embarquement. Plus personne ne semble attendre. En nage, comme un compétiteur arrivant à un point de contrôle je claque mon boarding-pass sur le comptoir sous le regard ahuri de l’agent Air-China. Incrédule il scanne le document. Dans son regard de Ninja, quelque chose ne semble alors pas tourner rond. Je jette un coup d’œil inquiet sur l’écran d’ordinateur ou clignote la mention « delete » (annulé). Je proteste alors fermement en lui demandant s’il reste de la place dans l’avion. Un coup de fil, deux coups de fil, 3 coups de fil puis un bus finit par me prendre. Je suis seul à bord…&lt;br /&gt;Siège 41C (place couloir pour ma grande carcasse) est indiqué sur mon boarding-Pass. En montant l’échelle d’accès à l’Airbus 340 j’ai le pressentiment que le siège est déjà occupé. Pas manqué. Une jeune fille Chinoise est déjà installée, avec le même ticket. Un steward s’enquiert alors de la situation et, fort courtoisement… déplace la jeune fille en 38 E ! J’avoue avoir un peu honte, mais n’ai pas insisté pour me retrouver en milieu de rangée. De toute façon elle avait les jambes bien plus courtes que moi, alors… Bon je sais, c’est pas très classe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous décollons à 14h locale avec un petit de retard. Relax, je suis à bord et normalement dans une 15aine heures à la maison.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-1047914415374904554?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/1047914415374904554/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=1047914415374904554&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/1047914415374904554'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/1047914415374904554'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/09/meme-pas-mal.html' title='Même pas mal !'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-611333177410549319</id><published>2010-08-31T18:00:00.004+02:00</published><updated>2010-09-01T15:14:50.177+02:00</updated><title type='text'>Vacances ou Voyage ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://boutique.linternaute.com/personnaliser/html_externe/statique/image/fotolia/450/plage.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 346px; height: 227px;" src="http://boutique.linternaute.com/personnaliser/html_externe/statique/image/fotolia/450/plage.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L’autre jour, encore sous l’effet du décalage horaire, nous faisions avec Flo une petite marche nocturne sous les étoiles, retrouvant notre ciel de fin d’été, constellation du Cygne au zénith sous la grande arche de la voie lactée diffusant sa lueur subtile. Il faisait déjà frais. A l’ouest le ciel était encore très légèrement laiteux, plus exactement d’un bleu foncé métallique, effet magique de la lumière zodiacale en cette période de l’année, tandis qu’à l’Est pointait la pleine lune comme un gros point sur le I du clocher de notre village, image familière de retour à la maison après 2 semaines de villégiature Chinoise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous marchions sans bruit, main dans la main, des images du Tibet encore plein les yeux lorsque Flo me dit tranquillement :&lt;br /&gt;- Tu sais, il ne faut pas confondre vacances et voyage…&lt;br /&gt;Nous marchions lentement, l’esprit quelque peu dans le vague. Faisant à peine attention je ne réponds pas tout de suite...&lt;br /&gt;- Tu veux dire quoi ?&lt;br /&gt;- Et bien que les vacances sont faites pour se reposer, tandis que les voyages c’est autre chose.&lt;br /&gt;- Et alors ?&lt;br /&gt;- Et alors, une nouvelle fois nous avons voyagé.&lt;br /&gt;- Pas faux.&lt;br /&gt;- Et voyager demande un effort, un vrai investissement personnel. Sans quoi c’est gâché.&lt;br /&gt;- T’as raison.&lt;br /&gt;- Et tu sais quoi ?&lt;br /&gt;- Non.&lt;br /&gt;- Et bien y’a des fois où j’aimerais bien faire un voyage de vacances. Juste pour se reposer. Aller dans un endroit relaxant, avec une plage, la mer tiède et c’est tout.&lt;br /&gt;- Je vois…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous rentrons nous coucher. La tête sur l’oreiller, je réfléchis à la réflexion de ma femme en me disant qu’elle avait une nouvelle fois parfaitement raison. Voyager demande en effet un effort, un réel investissement,  sinon la télé pourrait suffire. Appuyer sur le bouton pour regarder « Discovery Channel » est une formidable fenêtre sur le monde souvent montré de la plus belle manière qui soit : images de paysages extraordinaires sous tous les angles, de gens magnifiques dans leur environnement. C’est très beau, magique, instructif parfois. Mais où est l’investissement personnel ? Où sont les rencontres inoubliables ? Où sont les odeurs ? les saveurs ? Où sont les morsures du soleil du désert, la moiteur d’un climat tropical, la caresse d’une brise de bord de mer, l’ivresse des hauts sommets ? Où est l’oppressante ambiance du souk de Marrakech, l’énergie électrique des rues Manhattan, la folie de Copacabana ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors c’est vrai, vivre tout cela est impossible sans effort ni un minimum de risques. Et même si les bénéfices de l’investissement ne sont pas chiffrables, ils n’en sont pas moins dénués de richesse, de celle dont la valeur immatérielle n’a d’égal que le plaisir de la partager.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est promis. A très vite sur de nouvelles destinations.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-611333177410549319?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/611333177410549319/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=611333177410549319&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/611333177410549319'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/611333177410549319'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/08/vacances-ou-voyage.html' title='Vacances ou Voyage ?'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-7205619181298829594</id><published>2010-08-17T19:12:00.005+02:00</published><updated>2010-08-18T08:41:30.711+02:00</updated><title type='text'>Epilogue</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://regis.burnel.free.fr/images/mera_peak1.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 250px; height: 347px;" src="http://regis.burnel.free.fr/images/mera_peak1.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Shanghai a été telle qu’imaginée : grouillante, trépidante, électrique, ouverte sur le monde avec notamment cette expo universelle qui restera sans aucun doute un grand cru, confirmant pour qui en douterait encore, l’importance grandissante de la Chine sur le scène mondiale.&lt;br /&gt;En prenant l’avion tout à l’heure, j’ouvre le « China Daily », journal « officiel » Chinois en langue anglaise qui titrait fièrement : « La Chine rejoint le Japon ! ». Il s’agissait d’un indice de croissance économique. Et sous le titre un graphique montrant comment, depuis 5 ans, la Chine avait sur ce critère successivement dépassée la France, l’Angleterre et l’Allemagne. Ne nous y trompons pas, le leadership économique à changé de côté. Et tandis que les Chinois poussent, nous râlons…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce voyage restera aussi celui des contrastes.&lt;br /&gt;Aller de Shanghai à Lhassa c’est passer d’un extrême à l’autre, tant du point de vu géographique, économique que culturel.&lt;br /&gt;Nous avons effleuré le toit du monde, rencontré ses habitants et leur profondeur mystique, respirer le même air (rare) qu’eux ; avons aussi été éblouis par leur soleil intense sur fond de ciel bleu profond à l’horizon barré d’i&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGrF54Q38iI/AAAAAAAAAiA/kGp7jPSv7TY/s1600/IMGP1257.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 400px; height: 279px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGrF54Q38iI/AAAAAAAAAiA/kGp7jPSv7TY/s400/IMGP1257.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5506431092560228898" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;mpressionnantes forteresses naturelles, l’esprit un peu flou à ces altitudes, le nez en l’air, regard rivé sur les hauts sommets.&lt;br /&gt;Après le Kilimandjaro, fouler de nouveau « ces hautes solitudes » prend soudain une autre importance. Mera Peak au Népal (6478 m) raisonne maintenant en moi comme une petite musique entêtante. Plus aucun doute, ce sera pour octobre 2011.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;En attendant merci de votre fidélité. Vous avez été 298 à suivre ce récit de voyage au jour le jour. Restez sur le blog. Au programme des prochains mois : de nouveau la Chine en septembre, le Brésil début octobre, puis deux semaines exceptionnelles de raid moto dans le grand sud Marocain avec mes complices Jo et Did, alias Africa’Djo et Africa’Did, suivi par les USA en Novembre, la Chine de nouveau et probablement l’Inde avant la fin de l’année... A très vite !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-7205619181298829594?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/7205619181298829594/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=7205619181298829594&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/7205619181298829594'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/7205619181298829594'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/08/epilogue.html' title='Epilogue'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGrF54Q38iI/AAAAAAAAAiA/kGp7jPSv7TY/s72-c/IMGP1257.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-3182513968914656795</id><published>2010-08-15T17:43:00.009+02:00</published><updated>2010-08-15T18:02:26.964+02:00</updated><title type='text'>1.347.340.048 de Chinois et  moi, et moi, et moi...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGgMfQPUvNI/AAAAAAAAAhY/yzoEYDW_yFI/s1600/IMGP1367.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGgMfQPUvNI/AAAAAAAAAhY/yzoEYDW_yFI/s320/IMGP1367.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5505664275535150290" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Voyager en Chine, c’est réellement se frotter aux Chinois, au sens le plus littérale du terme, comme si ce peuple avait en permanence besoin de sentir l’autre dans une sorte de rapport de force physique étonnant à nos yeux d’Européens.&lt;br /&gt;Est-ce la peur de manquer ou de ne pas être reconnu qui les oblige à « challenger » continuellement le groupe en « poussant », que ce soit pour monter ou sortir d’un avion, d’un train, d’un métro ou d’un ascenseur, entrer dans un espace public, faire ses emplettes dans un grand magasin ou tout simplement marcher le long d’un grande avenue ? Mais toujours est-il qu’en permanence on est poussé et bousculé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous pensez que j’exagère, que mon propos n’est pas très élégant ?&lt;br /&gt;Toujours est-il q&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGgMnunENEI/AAAAAAAAAhg/AdmrkOWLhPQ/s1600/IMGP1400.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGgMnunENEI/AAAAAAAAAhg/AdmrkOWLhPQ/s320/IMGP1400.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5505664421126747202" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ue c’est un fait et qu’il doit bien trouver une explication quelque part.&lt;br /&gt;D’aucun diront qu’il s’agit tout simplement d’un manque de courtoisie ou « d’éducation ». Facile, mais je n’y crois pas un instant.&lt;br /&gt;De la même façon que les Français sont des « râleurs », qui pourrait croire qu’il s’agisse d’un quelconque manque de courtoisie ou d’éducation ?!. les Chinois sont des « pousseurs ». Et cela trouve certainement racines dans l’histoire de nos peuples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commençons par les Français : contester et râler est à priori est un sport national. Nous sommes mondialement reconnus comme les champions du monde de la grève, triste privilège avouons-le. D’après les spécialistes de la question, cela viendrait de notre très ancienne culture de villages Gaulois, à vrai dire des tribus pas bien dégrossies qui se disputaient continuellement pour étendre leur influence, attitude qui se transforma plus tard en querelles clochers. En son temps nous avions déjà su nous faire remarquer par Jules César qui en faisait déjà état dans « La guerre de Gaulles » ! Si, si, il l’a bien mentionné Jules, dans la page 721 de son ouvrage ; et d’ailleurs tout est parfaitement remis en perspective dans une œuvre majeure de notre culture nationale : « Astérix le Gaulois ».&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGgM0_sED7I/AAAAAAAAAho/Dtb-fZAXua8/s1600/IMGP1418.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGgM0_sED7I/AAAAAAAAAho/Dtb-fZAXua8/s320/IMGP1418.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5505664649049411506" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Quant à nos amis Chinois qui eux n’ont pas eu à subir les foudres de Jules, car à l’époque l’avion n’existait pas encore et que toute façon il n’aurait pas été facile de déplacer des légions armées par pont aérien, je vois deux raisons rationnelles à leur comportement de pousseurs :&lt;br /&gt;1ère raison tout à fait mécanique : ils poussent par ce qu’ils sont trop nombreux à vouloir aller au même endroit au même moment ! Remarquez bien la puissance du concept et le temps qu’il a fallu pour qu’il remonte jusqu’à l’os du cerveau avant de redescendre noir sur blanc dans mon blog. Faut dire qu’à 1.347.340.048, plus probablement 1.347.340.450 maintenant car, d’après mes calculs, il a bien du en naître environ 402 depuis le début de la rédaction de cette chronique, les passages sont parfois étroits et il faut donc faire sa place.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGgPIIqcH6I/AAAAAAAAAh4/LM8fjfRlSvM/s1600/IMGP1422.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGgPIIqcH6I/AAAAAAAAAh4/LM8fjfRlSvM/s320/IMGP1422.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5505667176899288994" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;2ème raison plus consistante : ils poussent par ce qu’au long de leur histoire, à plusieurs reprises et jusqu’à un passé récent, ce peuple a subit la disette, et qu’à ces moments là il fallait bien passer devant les autres pour survivre. Depuis la disette a disparu, et ça n’a pas été la moindre des performances de ce pays, mais ce trait de comportement collectif perdure encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela vous paraît tiré par les cheveux ? Et bien venez en Chine et vous verrez si j’exagère.&lt;br /&gt;Quant à nous, les Français, demandez-donc ce qu’en pensent nos amis étrangers ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-3182513968914656795?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/3182513968914656795/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=3182513968914656795&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/3182513968914656795'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/3182513968914656795'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/08/1347340048-de-chinois-et-moi-et-moi-et.html' title='1.347.340.048 de Chinois et  moi, et moi, et moi...'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGgMfQPUvNI/AAAAAAAAAhY/yzoEYDW_yFI/s72-c/IMGP1367.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-3525067990246129579</id><published>2010-08-14T13:09:00.009+02:00</published><updated>2010-08-19T12:56:18.058+02:00</updated><title type='text'>7 ans au tibet ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGZ7ZTFZoBI/AAAAAAAAAhI/W96fZ4pmzbQ/s1600/IMGP1339.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 271px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGZ7ZTFZoBI/AAAAAAAAAhI/W96fZ4pmzbQ/s320/IMGP1339.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5505223269056880658" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Petit déjeuner frugale : thé, pan cakes maison, miel. Lou, toujours curieux question culinaire tente le thé salé au beurre de Yack… et n’en boit qu’une gorgée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous reprenons la voiture et entamons doucement le retour vers Lhassa. Alors qu’au début de la descente, les micros parcelles les céréales sont encore vertes, en rejoignant la vallée du Kyichu c’est la moisson. Sur les parcelles plus vastes de blé mur, des groupes d’hommes et de femmes fauchent les épis à l’aide de simples faucilles, constituant des gerbes regroupés par dizaines, disposés verticalement et recouverte par 3 autres gerbes posées à plat. Ici et là, des structures de toile légère assure l’ombre pour le moment de la pause casse-croute. Un peu plus loin, des sortes de motoculteurs monocylindre très rustiques attelés d’une remorque chargent les fagots pour les amener au village voisin pour les battages. Chaque gerbe est enfournée dans une batteuse entrainée par un moteur thermique générant par grosses bouffées une fumée noire digne d’une machine à vapeur, au rythme des tours moteurs tels des coups de masse. Le grain&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGZ6jTK91DI/AAAAAAAAAgw/NkSRjTq8Z24/s1600/IMGP1324.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 276px; height: 207px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGZ6jTK91DI/AAAAAAAAAgw/NkSRjTq8Z24/s320/IMGP1324.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5505222341367288882" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; est alors directement ensaché tandis que la paille sort sous forme de petites bottes déjà liées et que les balles s’envolent aux quatre vents. A travers les vitres de la voiture défile un passionnant documentaire sur l’agriculture du temps de la jeunesse de mes grands-parents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la baisse d’altitude Flo revit et moi avec. Vraiment incroyable et imprévisible ce satané mal des montagnes. Elle est cette fois-ci définitivement vaccinée contre la très haute altitude après ce voyage et sa douloureuse expérience du Kilimandjaro il y 2 ans. Avis donc à ceux qui sont tentés par ce type d’aventure : sachez que ça ne touche pas tout le monde, ne dépend pas de la forme physique, est imprévisible, et totalement handicapant lorsque ça arrive.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGZ6zfr_bMI/AAAAAAAAAg4/NkwFRKac6VM/s1600/IMGP1325.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGZ6zfr_bMI/AAAAAAAAAg4/NkwFRKac6VM/s320/IMGP1325.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5505222619604937922" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous déjeunons tranquillement dans un délicieux restaurant typique du centre de Lhassa avant d’aller « nous perdre » dans le dédale des petites rues commerçantes.&lt;br /&gt;Comme partout dans le monde on retrouve le quartier par spécialités : les épiciers aux délicieuses effluves poivrées et pimentées, celui des marchands de fruits légumes aux couleurs chatoyantes, rouge vif des piments frais et des pastèques fendues, le vert des poivrons et autres concombres, le jaune des melons et poivrons, le violet des aubergines, l’orange des carottes… Tout cela dans une joyeuse cohue où chacun vaque à ses activités quotidiennes et où l’on croise mille visages magnifiques portant u&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGZ7FdhGPmI/AAAAAAAAAhA/zhSJQT-XRj8/s1600/IMGP1326.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 293px; height: 264px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGZ7FdhGPmI/AAAAAAAAAhA/zhSJQT-XRj8/s320/IMGP1326.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5505222928260021858" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ne histoire. Seule ombre au tableau la présence militaire ostentatoire, patrouilles omniprésentes par petits groupes de 4 soldats armés marchant au pas cadencé, et vigies postées aux carrefours et autres points stratégiques sous d’improbables parasols publicitaires.&lt;br /&gt;Puis nous traversons le quartier des bouchers, travaillant essentiellement la viande de yack en plein air dans des conditions sanitaires toujours aussi spectaculaires selon nos références européennes.&lt;br /&gt;Le « sentier » de l’habillement offre aux chalands une vaste gamme de vêtements et chaussures pour tous les styles, ainsi que de lumineux tissus de confection.&lt;br /&gt;Les quincaillers aux 1000 trésors proposent d’improbables produits essentiellement Chinois à des prix défiant toute concurrence.&lt;br /&gt;Nous terminons notre déambulation par une petite rue où des artisans réalisent une multitude d’objets typiques de la culture locale : peintures sur toiles, broderies, mobiliers traditionnels décorés à la main. En furetant Flo y &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGZ6YP5dfQI/AAAAAAAAAgo/cyM2iNapXgo/s1600/IMGP1362.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 293px; height: 235px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGZ6YP5dfQI/AAAAAAAAAgo/cyM2iNapXgo/s400/IMGP1362.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5505222151509998850" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;déniche LE joli mandala qui va bien, comme l’un des souvenirs de cette belle découverte du Tibet aux facettes multiples, subtil mélange fait de traditions à forte connotation religieuse, de tolérance, et de communion avec cette nature grandiose mais redoutable où ils ont su développer un style de vie modeste mais parfaitement adapté.&lt;br /&gt;Quant à « la question Chinoise », comme dans tout, l’équilibre ne pourra venir que de compromis dont le contour semble bien difficile à apprécier sans avoir vécu « 7 ans au Tibet », en référence au magnifique film de Jean-Jacques Annaud que nous allons revoir dès notre retour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous repartons demain sur Shanghai via Chengdu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-3525067990246129579?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/3525067990246129579/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=3525067990246129579&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/3525067990246129579'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/3525067990246129579'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/08/7-ans-au-tibet.html' title='7 ans au tibet ?'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGZ7ZTFZoBI/AAAAAAAAAhI/W96fZ4pmzbQ/s72-c/IMGP1339.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-5633508447205773025</id><published>2010-08-13T12:35:00.014+02:00</published><updated>2010-08-13T15:32:25.066+02:00</updated><title type='text'>Des hautes vallées Himalayennes vers le Nirvana...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGUn43DWr5I/AAAAAAAAAfo/lseHTwn-3Lk/s1600/IMGP1260.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 215px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGUn43DWr5I/AAAAAAAAAfo/lseHTwn-3Lk/s400/IMGP1260.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5504849977334476690" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;De Lhassa nous partons vers le Nord-Est remontant la vallée de la rivière Kyichu vers les hauteurs à la découverte du Tibet rural.&lt;br /&gt;Sortant de la ville, la vallée encore large se couvre de verts pâturages parfois marécageux entre des villages dont les maisons de pierres joliment montées de gros blocs rectangulaires sont construites suivant le même modèle : une pièce principale devant laquelle s’étale une modeste terrasse couverte, puis deux petites ailes latérales, le tout entouré d’une enceinte de pierres rondes de rivière au dessus de laquelle est stocké le combustible pour l’hivers, des milliers de bouses de yacks bien agencées en position verticale légèrement inclinée, comme les livres d’une bibliothèque.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGUoFGaPSOI/AAAAAAAAAfw/k4Nf6smvgDc/s1600/IMGP1312.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 194px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGUoFGaPSOI/AAAAAAAAAfw/k4Nf6smvgDc/s320/IMGP1312.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5504850187615422690" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Très souvent, devant la maison, une bouilloire solaire, parabole réfléchissante concentrant les puissants rayons du soleil à cette altitude sur un récipient posée sur un support au centre du foyer. Autant de bouses de yack économisées pour l’hiver…&lt;br /&gt;Au fur et à mesure de notre progression les villages sont plus clairsemés et la vallée se fait plus étroite laissant place à de petites parcelles de cultures de céréales en terrasses de forme plus ou moins ovales.&lt;br /&gt;Nous franchissons la barre des 4000 m d’altitude et croisons maintenant aussi des tentes nomades noires faite de laine de yack, desquelles s’échappent parfois un filet de fumée bleutée, habitat traditionnel des éleveurs accompagnant leurs troupeaux au gré des saisons.&lt;br /&gt;Nous montons toujours jusqu’au cul de&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGUoSYo7AwI/AAAAAAAAAf4/s9PLF6vGHNU/s1600/IMGP1344.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 293px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGUoSYo7AwI/AAAAAAAAAf4/s9PLF6vGHNU/s320/IMGP1344.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5504850415847146242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; sac conduisant au monastère de Dringuill-Till par une petite piste à flan de montagne. Mieux vaut ne pas regarder en bas. Mon altimètre indique alors 4360 mètres et Flo est prise de violents maux de tête. J’ai mal avec elle mais ne peux rien faire de significatif pour la soulager après qu’elle ait pris antalgiques et respiré l’oxygène que l’on trouve ici en aérosol.&lt;br /&gt;Comme les enfants semblent plutôt très bien supporter le choc, nous partons faire la visite au pas de charge, laissant Flo à son triste sort dans le minibus. Je culpabilise en me disant qu’il ne s’agit que d’un monastère de plus et que nous ferions mieux de redescendre au plus vite.&lt;br /&gt;Visite somme toute assez banal maintenant que nous en avons vu un certain nombre, sauf que celui-ci a la particularité d’être un des lieux de sépulture traditionnelle Tibétain. Et là je dois reconnaître que rite mortuaire ordinaire que l’on nous a expliqué ne nous a pas laissé indifférent. En effet, sauf exceptions, le défunt n’est pas ici mis en terre ou incinéré comme nous l’aurions naturellement imaginé si la question nous avait été posée, mais emmené sur un lieu sacré dans la montagne, puis découpé en petits morceaux laissés aux&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGUomv_hPQI/AAAAAAAAAgA/lO1KRtnY-EU/s1600/IMGP1307.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 177px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGUomv_hPQI/AAAAAAAAAgA/lO1KRtnY-EU/s320/IMGP1307.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5504850765713325314" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; oiseaux. Il nous a bien fallu plusieurs minutes pour assimiler l’information. Une image me revient alors à l’esprit. En arrivant sur la place du monastère dominant une perspective spectaculaire sur la vallée, je m’approche de l’épais mur faisant office de garde fou et aperçoit un gros oiseau jouant avec ce qui m’avait semblé être un doigt. Rationalisant la situation je me suis dit qu’il s’agissait surement d’une hallucination due à l’altitude. Ce n’était peut-être finalement pas le cas…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous quelques goûtes d’eau nous retrouvons Flo nous attendant dans la voiture et « descendons »  vers une chambre d’hôte pour y passer la nuit.&lt;br /&gt;Le lieu est intéressant, au creux d’une étroite vallée à 4150 m d’altitude, construit sur des sources d’eau chaude.&lt;br /&gt;En entrant dans « l’établissement » Al&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGUo603EdaI/AAAAAAAAAgI/r7Wd-6t84c4/s1600/IMGP1237.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGUo603EdaI/AAAAAAAAAgI/r7Wd-6t84c4/s320/IMGP1237.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5504851110617445794" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ex croise un gars au sourire éclairé lui déclarant spontanément :&lt;br /&gt;- Welcome here whoever you are! (Bienvenu ici qui que tu sois !)&lt;br /&gt;Un peu en contrebas, au bord d’un bassin fumant d’eau chaude, une jeune femme rouquine plutôt jolie s’adonne à une démonstration de postures Yoga plus étranges les unes que les autres, tandis qu’une grosse femme fait trempette dans le bassin avant d’en ressortir rouge écrevisse.&lt;br /&gt;Plus loin un homme d’âge déjà mur ressemblant étrangement au faquir des albums de Tintin fait quelques étirements sous le regard gourmand d’une femme habillée d’ample tissus légers acheté sans doute acheté localement et faisant sur elle quelque peu déguisement…&lt;br /&gt;Vous l’avez deviné, se trouve ici tout un groupe de Californiens un peu baba probablement à la recherche du Nirvana.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours aussi enthousiaste Nina veut aussi tenter l’expérience. Non, pas celle du Nirvana, pas déjà, mais de faire trempette dans le bassin alimenté par les sources chaude. N’a&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGUpSNjK8hI/AAAAAAAAAgQ/uFb1fdD-L8U/s1600/IMGP1300.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGUpSNjK8hI/AAAAAAAAAgQ/uFb1fdD-L8U/s320/IMGP1300.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5504851512381862418" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;yant aucune notion sérieuse de géologie, je m’étonne d’ailleurs que l’eau chaude puisse remonter si haut dans la montagne, mais c’est un fait. Malgré plusieurs tentatives Nina ne parvient pas à se baigner. Trop chaud !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous allons dîner avec les enfants dans une salle réchauffée, plus exactement enfumée par une petite cheminée alimentés aux bouses de Yack séchée. Je vous laisse imaginer le parfum. Toujours au plus mal Flo est restée allongée dans la chambre. Le prochain « hôtel » sous les 4000 se trouvant à plus de 90 kilomètres sur une route défoncée, nous avons convenu que ce n’était pas une option raisonnable pour ce soir.&lt;br /&gt;Repas frugale : poulet curry, riz, nouilles sautées et raviolis locales au fromage. Sans plus.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGUp_sqAOEI/AAAAAAAAAgY/TkfGWWxtnV4/s1600/IMGP1298.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 181px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGUp_sqAOEI/AAAAAAAAAgY/TkfGWWxtnV4/s200/IMGP1298.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5504852293826132034" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Petite nuit… Au réveil de 8 heures Flo semble émerger un peu des brumes qui n’avaient rien du Nirvana. Je sorts respirer « le bon air (rare) de la montagne » et, notre chambre donnant sur la source d’eau chaude, n’en croit pas mes yeux : une baleine (rappelez-vous la grosse dame « gourmande » qui regardait le fakir dont le je vous ai parlé tout à l’heure) se baigne toute nue dans le bassin, portant seulement ses lunettes fumées à bord dorée, façon Tom Cruise dans Top Gun. Evidemment ça réveille !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-5633508447205773025?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/5633508447205773025/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=5633508447205773025&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/5633508447205773025'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/5633508447205773025'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/08/des-hautes-vallees-himalayenne-vers-le.html' title='Des hautes vallées Himalayennes vers le Nirvana...'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGUn43DWr5I/AAAAAAAAAfo/lseHTwn-3Lk/s72-c/IMGP1260.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-8047395329058924488</id><published>2010-08-11T16:56:00.009+02:00</published><updated>2010-08-11T17:15:31.797+02:00</updated><title type='text'>Pouvoir contre pouvoir</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGK6sKki-_I/AAAAAAAAAe4/K2Vy6FX5Fgw/s1600/IMGP1197.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 236px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGK6sKki-_I/AAAAAAAAAe4/K2Vy6FX5Fgw/s400/IMGP1197.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5504166962514820082" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Souvent associé au Dalaï Lahma actuel, 14ème du nom, comme chacun sait en exil, le Potala Palace reste l’un des symboles emblématiques du peuple Tibétain, lieu où jusqu’au milieu du siècle dernier s’exerçait pouvoirs politique et religieux étroitement mêlés.&lt;br /&gt;Ses photos en sont universellement connues. En les regardant on n’imagine pas qu’en réalité le Potala se situe dans la ville même de Lhassa sur un promontoire surplombant la vallée où la cité s’est développée. (Très loin de l’apriori que je m’en étais fait, naïvement, l’imaginant implanté dans un lieu propice à la méditation quelque part dans les montagnes Himalayennes…)&lt;br /&gt;En arrivant sur le palais par une grande avenue, l’impression dégagée par l’énorme bâtiment est saisissante. Blanc et ocre, il est constitué de presque 1000 pièces sur 13 étages, blanches réservées aux affaires politiques et administratives, ocres aux activités religieuses. Au sommet, impossible de ne pas remarquer le drapeau Chinois flottant au vent.&lt;br /&gt;Juste en face, de l’autre côt&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGK64v9YRNI/AAAAAAAAAfA/E5TsGJC_BJ0/s1600/IMGP1203.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGK64v9YRNI/AAAAAAAAAfA/E5TsGJC_BJ0/s400/IMGP1203.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5504167178709517522" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;é de l’avenue, une grande esplanade au milieu de laquelle est érigée un symbole à la gloire du peuple Chinois « libérateur » du Tibet.&lt;br /&gt;Le tableau résumé des relations complexes entre la Chine et le Tibet est planté !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parcourir le Potala est propice à la réflexion même si le tour est minuté, une heure et pas plus, afin de satisfaire la demande des nombreux visiteurs, essentiellement asiatiques, et pour éviter les embouteillages dans le dédale de pièces et couloirs.&lt;br /&gt;L’ascension des quelques centaines de marches permettant d’accéder au palais nous rappelle que nous ne sommes pas d’ici. Même si petit à petit l’acclimatation se fait, que les brumes cérébrales se dissipent, au moindre effort le souffle reste encore court et le cœur s’emballe.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGK9w8e5IaI/AAAAAAAAAfY/yW57I3rAMSo/s1600/IMGP1165.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGK9w8e5IaI/AAAAAAAAAfY/yW57I3rAMSo/s320/IMGP1165.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5504170343167238562" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous démarrons par les pièces réservées aux activités politiques : curieusement vides et peu ou pas d’explication de la part de notre guide.&lt;br /&gt;Me reviennent alors à l’esprit les propos d'amis Chinois, ouverts sur le monde, sur la question Tibétaine. En bref ils disent ceci : depuis le Moyen-âge le Tibet s’est mis à plusieurs reprises sous protections Chinoise pour répondre aux agressions de peuples voisins comme les Népalais ou encore les Mongols puis, à la fin du 19ème siècle, la colonisation Anglaise ; insistant ensuite sur la situation dans laquelle se trouvait encore le Tibet au début du 20ème,  sous le joug d’un pouvoir théocratique et féodal exercé par des religieux et des propriétaires terriens asservissant un peuple crédule et ignorant, pour finalement être libéré par Chine… Et de rappeler les progrès dont bénéficie le Tibet : infrastructures, éducation, santé, sous statut particulier de provinces autonomes. La dernière affirmation étant un des grands classiques du discours officiel de tout pays colonisateur…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis nous entrons dans la partie réservés aux activités religieuses du bâtiment.&lt;br /&gt;Très humblement je dois reconnaître n’avoir pas tout suivi tant les subtilités de la religion Bouddhiste sont complexes : entre le bouddha ancien, l’actuel et le futur bouddha ; toutes les déclinaisons du Bouddha, la succession des Dalaï Lama, les influences des autres grands Lamas. Mais une question particulière m’a particulièrement intéressée. Puisque dans la tradition Tibétaine le Dalaï Lama incarne à la fois le pouvoir religieux et politique, alors comment sont donc désignés les Dalaï Lama, et quel est leur champ de pouvoir ?&lt;br /&gt;Voici ce que j’en ai compris :&lt;br /&gt;Le Dalaï Lama est désigné après la mort du précédent par des moines et des maîtres spirituels, qui, à partir de différents textes et oracles vont rechercher sa réincarnation. Des enfants candidats vont alors être identifiés dans les villages, puis évalués selon les souvenirs qu’ils auraient de leur précédente incarnation. L’enfant finalement choisi sera ensuite formé dans un monastère…&lt;br /&gt;J’avoue très franchement être resté un peu perplexe quant la véritable légitimité d’un tel mode de désignation, qui plus est, fait dès le plus jeune âge d’un enfant qui sera ensuite « formé » par ceux-là même qui l’on choisi… Quel ouverture et liberté d’esprit aura-t-il alors ? Bien sûr, si l’on en reste au niveau des croyances ou la foi, cela concerne l’intimité de chacun et il n’y a pas vraiment à débattre. Mais lorsqu’il s’agit de gouverner avec clairvoyance à la destiné d’un peuple, c’est à mon humble avis une toute autre affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ces considérations politico-religieuses, ressortant de palais nous retrouvons la puissante lumière du jour. Lunettes de soleil et chapeau obligatoires à ces altitudes.&lt;br /&gt;La vue est impressionnante depuis la terrasse où nous embrassons d’un seul coup d&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGK7SCDve-I/AAAAAAAAAfI/XFZo0ADr1A0/s1600/IMGP1152.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 400px; height: 204px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGK7SCDve-I/AAAAAAAAAfI/XFZo0ADr1A0/s400/IMGP1152.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5504167613064772578" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;’œil toute la vallée. D’ici l’esplanade édifiée par le pouvoir Chinois face au Potala semble bien modeste, illustration parfaite de l’évidente nécessité de séparation des deux pouvoirs.&lt;br /&gt;Le spirituel transcende les contingences de la vie quotidienne s’adressant, dans une autre dimension, à l’âme.&lt;br /&gt;La politique a pour mission de régler la vie de la cité, mais ne peut s’affranchir du droit fondamental de liberté du citoyen.&lt;br /&gt;Confondre les deux mène aux excès que l’on connait.&lt;br /&gt;Oublier le droit fondamental de liberté n’a pas de non plus de futur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retrouvant la rue nous redescendons une nouvelle fois sur terre et longeons une allée au long de laquelle sont alignés des dizaines de moulins à prières que des passant font machinalement tourner. Tout semble tranquille.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-8047395329058924488?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/8047395329058924488/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=8047395329058924488&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/8047395329058924488'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/8047395329058924488'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/08/pouvoir-contre-pouvoir.html' title='Pouvoir contre pouvoir'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGK6sKki-_I/AAAAAAAAAe4/K2Vy6FX5Fgw/s72-c/IMGP1197.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-3661005289229002846</id><published>2010-08-10T16:18:00.007+02:00</published><updated>2010-08-11T10:54:41.552+02:00</updated><title type='text'>Sur la terre comme au ciel</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGFgPhuigcI/AAAAAAAAAeI/5UDegRVOf1A/s1600/IMGP1122.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGFgPhuigcI/AAAAAAAAAeI/5UDegRVOf1A/s400/IMGP1122.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5503786039491330498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Très petite nuit. L’arrivée rapide à 3600 m d’altitude n’est pas propice au repos sans un temps d’acclimatation préalable de quelques jours. Déjà hier soir Flo fut prise de nausées et maux de têtes violents, et nous devons bien avouer que personne n’est vraiment dans son assiette au réveil. Petit dej frugale et départ à 8h30 vers le Monastère de Deprung situé sur les hauteurs non loin de Lhasa, sans vraiment savoir à quoi nous attendre en ce premier jour de la fête du yaourt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après quelques kilomètres nous rejoignons un flot humain marchant dans la même direction et devons rapidement laisser le minibus pour nous joindre à la foule. Mais où peuvent-ils bien aller ?&lt;br /&gt;Bhudi nous montre alors un monastère à flan de montagne précisant qu’il s’agit de l’objectif de tous ces gens, et donc à l’évidence le nôtre également. Nos regards se croisent avec Flo. Il y a du dénivelé, sans acclimatation ça ne va pas être une simple promenade de santé…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Portés par la procession des pèlerins qui grossit à vu d’œil, nous attaquons donc doucem&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGFgi2IZTJI/AAAAAAAAAeQ/4myuN--6T9o/s1600/IMGP1108.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 214px; height: 285px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGFgi2IZTJI/AAAAAAAAAeQ/4myuN--6T9o/s320/IMGP1108.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5503786371386002578" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ent la pente, bousculés de toutes parts, dans une ambiance assez étrange pour nos repères d’occidentaux.&lt;br /&gt;Le souffle court, nous sommes régulièrement enfumés par des brulots d’encens et autres herbes aromatiques.&lt;br /&gt;De part et d’autre du chemin, des mendiants comptent sur la générosité des pèlerins venus honorer le Bouddha en ce jour exceptionnel, tandis que des moines submergés par des billets de 1 yuan (12 centimes d’Euros) égrainent musicalement des prières pour le compte de généreux donateurs en marche vers le monastère purifier leur âme, estimant sans doute que le résultat dépendra aussi des litanies de prières proférées, même si c’est par délégation contre menue monnaie.&lt;br /&gt;Au long du parcours la présence de l’armée est ostentatoire. Nécessité indéniable de canaliser la foule maintenant immense tout en rappelant à chacun où est l’autorité suprême... Mais objectivement cela ne semble gêner personne, les valeurs du jour étant autrement plus spirituelles.&lt;br /&gt;De part et d’autre, sur les pentes, te&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGFhF-GLC1I/AAAAAAAAAeY/ceeq5WOzFnM/s1600/IMGP1116.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 246px; height: 184px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGFhF-GLC1I/AAAAAAAAAeY/ceeq5WOzFnM/s320/IMGP1116.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5503786974819584850" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;lles d’immenses toiles d’araignées, sont tendues de très longues ficelles sur lesquelles flottes des milliers de fanions de prières multicolores selon qu’ils fassent référence à la terre, au ciel, au feu, aux nuages… J’en oublie probablement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fur et à mesure que nous approchons du but, le chemin, je devrais plutôt maintenant dire les chemins tant il y a de ramifications, se font plus étroits, et je dois bien avouer ne pas être toujours totalement tranquille quand la foule s’agglutine à quelques goulots d’étranglement. Nous sommes alors poussés, tirés, presque portés parfois, tandis qu’alors certains déjà en transe se mettent à ronronner des chants religieux de plus en plus fort. Mais tout le monde finit par passer sans accident et la procession continue d’avancer… Surréaliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous dépassons maintenant le niveau du monastère (que nous croyions être notre objectif) pour découvrir un peu plus haut sur la pente, une immense tenture brodée du Bou&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGFiIA9glMI/AAAAAAAAAeo/SgNxAYL-PpY/s1600/IMGP1136.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGFiIA9glMI/AAAAAAAAAeo/SgNxAYL-PpY/s320/IMGP1136.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5503788109459920066" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ddha, « Tanka » de 40 mètres sur 40, le fameux « display » dont Budhi nous parlait depuis le matin mais dont le sens exact nous avait échappé. Im-prés-sion-nant !&lt;br /&gt;Chacun essaie alors de s’en approcher au plus près pour y lancer une écharpe de tissu blanc en faisant un vœux, mais c’est impossible tant la foule est immense. Combien peut-il y avoir de gens sur la pente ? Ils étaient parait-il plus de 100 000 l’an dernier pour assister à cet évènement unique. En effet, le « Tanka » n’est déployé qu’un jour dans l’année, et c’est aujourd’hui.&lt;br /&gt;Autour du Tanka de nombreux moines s’affairent, essayant de canaliser la ferveur des pèlerins, tandis que d’autres chantent en cœur des mélopées, démarrant lentement dans les tonalités les plus graves pour terminer vers les plus aigües à un rythme un peu plus élevé. D’autres enfin soufflent dans d’énormes cornes métalliques émettant des vibrations graves tout à fait uniques.&lt;br /&gt;Sans pouvoir s’approcher d’avantage, comme beaucoup d’autres nous faisons donc nos vœux en accrochant nos écharpes de tissu blanc aux branches des bosquets environnant, leur donnant un aspect fantasmagorique. A cet instant précis je jette un coup d’œil sur mon altimètre de poignet : 4000 mètres ! Nous ne sommes effectivement plus tout à fait sur terre…&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGFhcnTYMsI/AAAAAAAAAeg/GrXh7kBV9O0/s1600/IMGP1147.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 237px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGFhcnTYMsI/AAAAAAAAAeg/GrXh7kBV9O0/s320/IMGP1147.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5503787363837948610" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... La descente des cieux est plus paisible.&lt;br /&gt;Plus tranquilles les pèlerins semblent rassérénés, profitant de cette occasion exceptionnelle pour visiter le monastère ouvert au grand public pour la circonstance, puis, plus bas sur la pente, s’arrêtent pique-niquer à l’ombre des arbustes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fatigués nous profitons de l’instant, remerciant les autorités chinoises de ne nous avoir pas permis de rejoindre Lhasa par la train, mais par avion. Sans quoi nous aurions manqué cette journée exceptionnelle.&lt;br /&gt;Qui sait, peut-être un signe amical du Bouddha ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-3661005289229002846?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/3661005289229002846/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=3661005289229002846&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/3661005289229002846'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/3661005289229002846'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/08/sur-la-terre-comme-au-ciel.html' title='Sur la terre comme au ciel'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGFgPhuigcI/AAAAAAAAAeI/5UDegRVOf1A/s72-c/IMGP1122.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-8227179009980798607</id><published>2010-08-09T16:55:00.004+02:00</published><updated>2010-08-10T14:33:24.184+02:00</updated><title type='text'>En route vers Lhasa</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGAXR6qdk_I/AAAAAAAAAeA/rYP2ERwiffc/s1600/IMGP1078.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 264px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGAXR6qdk_I/AAAAAAAAAeA/rYP2ERwiffc/s400/IMGP1078.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5503424341219316722" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;6h45 aéroport de Shanghai : la nuit a été courte et nous sommes en attente de l’embarquement pour Lhasa après 3 contrôles successifs de notre autorisation spéciale pour entrer au Tibet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait nous devions initialement faire ce voyage sur 2 jours non-stop par train, et malheureusement au tout dernier momentce ne fut pas possible , pour cause officielle de surbooking par les VIP se rendant à la fête du Yaourt qui se tient à Lhasa à partir de demain. Dommage, mais nous gagnons un jour sur place, opportunité de mieux profiter de l’évènement…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10h30 escale à Xi’Am : après une demie heure de laborieux palabres au milieu de l’aérogare, nous comprenons finalement que nous changeons d’avion et qu’il partirait à 13h35 porte 12, puis à 11h45 porte 8, puis à 12h05 porte 10. Nous embarquons finalement par la porte 18 à 14h30, pour ne décoller qu’après 30 minutes d’attente supplémentaire, dans l’avion, sur le taxiway...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vol vers Lhasa est magnifique et impressionnant. Dans un ciel bourgeonnant, d’un bleu profond, nous survolons en zigzaguant pour éviter quelques cumulonimbus menaçants, les contreforts de l’Himalaya, énorme cataclysme géologique où les formes les plus improbables se télescopent brutalement : pointes menaçantes dressées vers le ciel telle une gigantesque gueule ouverte aux dents acérées, vastes vallées morainiques inexorablement broyées par de formidables glaciers comme des serpents argentés que rien ne semble pouvoir arrêter. Du coup, confortablement installé au siège 5F, le sol semble plus près… et il est effectivement plus près ! Nous volons toujours à 10 000 m, mais les sommets du dessous ont comblés plus de la moitié de la distance… Brrr, qu’il ne ferait pas bon devoir se « poser » dans un tel environnement hostile. Et pourtant certains comme « l’arc-ange » Jean Mermoz en sont revenus vivants après s’y être échoué en avion. D’accord, c’était dans le La Cordillère des Andes. Mais ça change quoi ? Et Adrienne Bolland qui en 1921 franchit cette même Cordillère dans des conditions dantesques, sans carte, seule à bord de son Caudron G3, monomoteur à cockpit ouvert sans oxygène. Qu’avaient-ils de plus pour réaliser de tels exploits ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Intéressante » approche sur Lhasa : nous descendons doucement en glissant d’une vallée à l’autre pour finalement s'aligner et poser sur le longue piste d’altitudes bordées de quelques jets militaires. Immobilisés sur notre point de stationnement je consulte mon altimètre : 3650 m !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En sortant de l’aérogare nous sommes accueillis par « Budhi », notre charmante guide locale. 29 ans, seconde fille d’une famille de 4 enfants, elle nous explique tout de go que « Budhi » veut dire « petit garçon » dans le dialecte local, car ses parents comptaient sur un garçon. C’eut été vraiment dommage.&lt;br /&gt;Originaire de Shigatse, 2ème ville de la province, elle réalise son rêve d’enfance en étant guide après avoir quitté l’école secondaire pour apprendre l’anglais par cours privés.&lt;br /&gt;Et quand je lui demande quel est son prochain rêve ?&lt;br /&gt;Elle répond tout sourire avec un répartie fort à propos :&lt;br /&gt;- Faire comme vous, parcourir le monde.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-8227179009980798607?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/8227179009980798607/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=8227179009980798607&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/8227179009980798607'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/8227179009980798607'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/08/en-route-vers-lhasa.html' title='En route vers Lhasa'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TGAXR6qdk_I/AAAAAAAAAeA/rYP2ERwiffc/s72-c/IMGP1078.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-5518198733794075644</id><published>2010-08-08T18:25:00.005+02:00</published><updated>2010-08-08T18:34:22.009+02:00</updated><title type='text'>Une journée parfaite à Shanghai</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TF7bAWa__MI/AAAAAAAAAdo/1UqiBHfnCgI/s1600/IMGP1048.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 212px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TF7bAWa__MI/AAAAAAAAAdo/1UqiBHfnCgI/s400/IMGP1048.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5503076593758633154" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Shanghai est l’une de ces villes impressionnantes que l’on ne sait pas vraiment comment aborder à priori. A elle seule, l’évocation de cette mégapole de plus de 20 millions d’habitants, la plus peuplée de Chine, située au confluent de la Huangpu River et de la Mer de Chine et baignée dans les vapeurs moites d’un climat tropical, est associée à une multitude d’images plus ou moins fantasmagoriques dans l’esprit de beaucoup d’occidentaux : choc de cultures à cette entrée portuaire de l’Empire du milieu, mystérieuses et obscures pratiques orientales aux vertus chez nous inconnues, improbables trafics, et j’en passe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le métro est aujourd’hui le meilleur moyen de transport urbain de Shanghai. Rapide, sûr, impeccablement tenu, pour un prix modique il dessert parfaitement  la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A voir absolument, les anciens quartiers commerçants à l’architecture préservée dans un état proche de ce qu’ils étaient au début siècle dernier, là où se développaient justement tous les trafics… On y trouve mille et une échoppes proposant toute sortes d’articles, des plus « antiques » au plus contemporains, lieu de déambulation des touristes Chinois venu visiter la ville. C’est charmant et bon enfant, avec un parfum de « Tintin et le Lotus Bleu », maisons traditionnelles chinoises aux toitures concaves dont les pointes semblent vouloir défier les mauvais esprits qui voudraient s’y installer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Détour par un magnifique jardin réalisé au XVème siècle par un notable du Shichuan en hommage à ses parents. Petits chemins tortueux et ombragés entre de grosses pierre&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TF7bKh0ZPRI/AAAAAAAAAdw/C9acBTT61yA/s1600/IMGP1013.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 227px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TF7bKh0ZPRI/AAAAAAAAAdw/C9acBTT61yA/s320/IMGP1013.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5503076768616627474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;s savamment agencées au milieu desquelles coulent un charmant ruisseau où nagent de magnifiques carpes Koï symboles de prospérité. Ici et là de petits temples propices à la méditation. On va doucement. On profite de la tranquillité préservée du lieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sortant du parc nous retrouvons le brouhaha du quartier et déjeunons au 6ème étage d’une de ces maisons aménagée en restaurant typique. Au menu, canard rôti (on ne se refait pas), légumes, nouilles sautées et riz, repas parfait pour moins de 15 € à cinq !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On approche de la rivière en longeant les quartiers de l’ancienne concession Française, maisons couvertes de tuiles rouges, rues typiques des années 20 chez nous avec leurs trottoirs bordés de platanes, linges séchant aux fenêtres. Allez au Maghreb ou en Afrique noire francophone et vous retrouvez ces mêmes standards architecturaux de l’époque coloniale parfois complètement inadaptés aux conditions climatiques locales, mais tellement français…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous flânons sur les quais rive gauche de la Huangpu River sous le ronron de péniches hors d’âge et autres improbables cargos de bois tandis que l’on aperçoit amarré dans le port un magnifique paquebot de croisière.&lt;br /&gt;Sur l’autre rive, les quartiers d’affaires et la très impressionnante ligne de grattes ciel au style un peu désordonné mais tellement spectaculaire, mêlant modern-art Américain, rigueur Singapourienne, et exubérance Chinoise avec sa célèbre tour aux deux hémisphères. La chaleur est écrasante et nous fondons littéralement sous le soleil malgré nos tenues légères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir nous avions réservé des places pour la séance du Cirque Acrobatique de Shanghai.&lt;br /&gt;Petit passage à notre hôtel pour se rafraîchir puis direction nord-ouest par la ligne 2 du métro.&lt;br /&gt;Spectacle magique et magistral&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TF7bYiu--QI/AAAAAAAAAd4/Q7gUCbfm3SQ/s1600/IMGP1054.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TF7bYiu--QI/AAAAAAAAAd4/Q7gUCbfm3SQ/s320/IMGP1054.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5503077009380538626" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; où se succèdent les numéros de jongleurs, contorsionnistes et autres acrobates sur fil ou bien suspendu à de longues bandes de tissus ; dans la plus grande tradition Chinoise, de celle dont on voit parfois des extraits à la télé. Sauf que là c’était « pour de vrai ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous rentrons à pieds par le la voie pédestre « Nanjing Road », ni plus ni moins les Champs-Elysées où la Vème Avenue locale. C’est dimanche soir et des milliers de gens terminent leur week-end de flânant « à la fraîche » sous les sunlights des multiples enseignes publicitaires, surenchère spectaculaires de lumières électriques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est déjà minuit et demie passé, et là il faut vraiment que je vous laisse.&lt;br /&gt;Demain réveil à 4h15 pour notre départ au Tibet. La nuit va être courte.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-5518198733794075644?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/5518198733794075644/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=5518198733794075644&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/5518198733794075644'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/5518198733794075644'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/08/une-journee-parfaite-shanghai.html' title='Une journée parfaite à Shanghai'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TF7bAWa__MI/AAAAAAAAAdo/1UqiBHfnCgI/s72-c/IMGP1048.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-7935142858170112690</id><published>2010-08-07T18:25:00.006+02:00</published><updated>2010-08-08T11:46:53.945+02:00</updated><title type='text'>A chacun sa tour...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://fr.academic.ru/pictures/frwiki/69/Exposition_universelle_1900.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 325px; height: 245px;" src="http://fr.academic.ru/pictures/frwiki/69/Exposition_universelle_1900.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Question Exposition Universelle j’en étais un peu resté aux images noire et blanc de Paris 1900, celle de la Tour Eiffel, démonstration éclatante des techniques modernes de l’époque : électricité « industrielle », moteur à combustion interne, premiers aéroplanes et automobiles, téléphone, photographie, architecture en acier et j’en passe… Moins reluisante, il y avait aussi l’exposition coloniale avec entre autre ses lamentables zoo humains. Dominant le monde, la vieille Europe était alors à son apogée, symbolisée par la flèche triomphante de la Tour Eiffel dominant la ville des lumières. Une autre époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelles surprises allaient donc nous réserver l’Expo Universelle 2010 de Shanghai ?&lt;br /&gt;Allions-nous être éblouis par quelques dernières technologies ?&lt;br /&gt;Et bien rien de tout cela. La technologie entre en direct dans nos vies par le biais notamment de l’internet sans attendre une expo, aussi universelle soit-elle. L’étonnement ne pouvait donc venir de là.&lt;br /&gt;Allions-nous être fiers de notre pavillon national ?&lt;br /&gt;Et bien franchement dire, et sans jouer les grincheux rabat-joies critiquant notre pays lorsqu’ils en sortent (je déteste cela), il n’y avait malheureusement pas de quoi pavoiser au terme de la visite après une heure et demie de queue. Précisant bien que l’humeur n’a rien à voir avec le temps d’attente uniquement due à l’affluence générale des visiteurs chinois sur l’ensemble de l’expo. Nous avons donc vu des clichés stéréotypés d’un pays vieillissant tentant de reverdir ses villes, puis, à l’avenant, quelques stands de grandes entreprises ; tout cela à peine bien tenu. Franchement et malheureusement rien de très valorisant.&lt;br /&gt;A coté de ça nous sommes allés visiter les pavillons moins courus et souvent sympathiques de "petits" pays : Mongolie, Kazakhstan, Chili, République Tchèque, Lettonie, Géorgie, Iran, Hollande, Mongolie, Irak, Lybie, Turkménistan, Kirghizstan, Pakistan, Luxembourg… avant de terminer en beauté par la Nouvelle-Zélande, le Brésil et l’Australie. Bref, un extraordinaire tour du monde en 2 jours seulement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les surprises ne pouvant donc venir des innovations techniques, qu’ont-elles donc été ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Peut-être étaient-ils noyés dans le flot des Chinois, mais nous n’avons croisé que très peu d’occidentaux. Tant et si bien que nous avons été photographiés un nombre incalculable de fois par les Chinois curieux de fixer notre image différente à leurs côtés. Probablement l’effet dévastateur de l'irrésistible charme exotique d’Alex et Lou ???&lt;br /&gt;- Plus sérieusement, le nombre&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TF2NKAFKqNI/AAAAAAAAAdY/zYtlARDZV6c/s1600/IMGP0998.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TF2NKAFKqNI/AAAAAAAAAdY/zYtlARDZV6c/s320/IMGP0998.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5502709522676492498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; impressionnant de pavillons, avec 242 pays ou organisations représentés, faisant de cette expo un évènement réellement universel où s’expose le village mondial dont le centre de gravité se déplace inexorablement vers les quartiers asiatiques.&lt;br /&gt;- Enfin la fraîcheur et le bien être dégagés par un petit pays comme la Nouvelle-Zélande, l’énergie volontariste du Brésil, le « melting-pot » Australien, et bien sûr la puissance Chinoise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos aïeuls avaient construit la Tour Eiffel, 4 pieds solides soutenant une pointe d’acier vertigineuse tendue vers le ciel dominant toute l’expo.&lt;br /&gt;Les Chinois ont construit un monumental bâtiment rouge à base étroite, pyramide carrée à degrés inversés faite d’un empilement de poutres gigantesques s’élevant vers le ciel en s’élargissant pour surplomber toute l’expo.&lt;br /&gt;Les époques passent, les symboles restent.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-7935142858170112690?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/7935142858170112690/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=7935142858170112690&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/7935142858170112690'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/7935142858170112690'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/08/chacun-sa-tour.html' title='A chacun sa tour...'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TF2NKAFKqNI/AAAAAAAAAdY/zYtlARDZV6c/s72-c/IMGP0998.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-3512785178533094559</id><published>2010-08-06T17:22:00.005+02:00</published><updated>2010-08-07T15:52:23.112+02:00</updated><title type='text'>Vous avez dit combien ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://colorvisiontesting.com/Demo%20no.%2016.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 239px; height: 236px;" src="http://colorvisiontesting.com/Demo%20no.%2016.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je me souviens de quelques départs en vacances familiales à la montagne lorsque j’étais enfant. Nous partions alors à 6 entassés dans la R16 blanche achetée d’occasion, mes parents devant, mes 2 sœurs mon premier frère et moi sur la banquette arrière en skaï marron, et les bagages entassés dans le coffre plein à raz bord pour une traversée de la France en diagonale jusque dans les Alpes. Soixante km/h de moyenne par les routes de l’époque avec les arrêts. C’était pour nous le bout du monde, et il fallait toute l’autorité de notre papa pour nous tenir, tous excités que nous étions par ce « long » voyage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous partions un matin de bonne heure pour arriver le lendemain midi, déchargions les bagages pour nous installer dans la petite maison de location et profiter d’une vue imprenable en respirant le bon air de la montagne. Et comme disait la chanson, « c’était bien, c’était chouette… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, en fin d’après-midi nous sommes partis de la maison, tous les cinq, Flo, Lou, Alex, Nina et moi, chacun tirant sa valise à roulettes sur le quai de la gare de Nantes pour prendre un TGV vers Roissy Charles de Gaulle. Derrière les vitres de la voiture 16 le paysage défile à 300 à l'heure, tandis qu’en bavardant tranquillement nous mangeons les excellents sandwiches maison concoctés par Nina.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivée quelques minutes en retard sur la plate forme de CDG.&lt;br /&gt;Nous pressons le pas vers le terminal 2F pour ne pas manquer le vol AF116. Porte F52, pile à l'heure pour l’embarquement. Bonne surprise nous sommes tous les 5 surclassés, remontés au rang 16 ! Si ce n’est le petit avantage bénéficiant parfois aux grands voyageurs, et en l’occurrence ici à leur famille (merci Air-France), la coïncidence de nombre est pour le moins troublante.&lt;br /&gt;Il est un peu plus de 23h lorsque nous décollons vers l’Est à bord d’un triple 7 flambant neuf.&lt;br /&gt;Rapidement l’avion atteint son niveau de vol vers le soleil levant à 900 km/h. Nous avançons nos montres de 6 heures avant d’avaler un léger sédatif histoire de ne pas trouver le temps trop long pendant ce vol de nuit. Pas le temps de terminer le film dont je ne me souviens d’ailleurs même plus du titre que mes paupières tombent irrésistiblement. Filant vers l’Asie je suis déjà dans les bras de Morphée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16h pile locale lorsque nous posons à Shanghai ! Un « kiss-landing » dans cet air humide générant de jolis effets de vortex en bout d’ailes, volutes d’air comprimé et tourbillonnant comme de légers rubans vaporeux.&lt;br /&gt;Un jour et demi pour se rendre de l’autre côté de la planète. D’accord ce ne sont pas les Alpes, mais il y aura l’Expo-Universelle 2010 puis le Tibet !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Au fait, quel numéro lisez-vous en tête de cette chronique ?)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-3512785178533094559?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/3512785178533094559/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=3512785178533094559&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/3512785178533094559'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/3512785178533094559'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/08/vous-avez-dit-combien.html' title='Vous avez dit combien ?'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-7530452635991865559</id><published>2010-08-04T09:35:00.006+02:00</published><updated>2010-08-04T13:56:16.664+02:00</updated><title type='text'>Lenin Café...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TFkbRzw59yI/AAAAAAAAAc4/HCG2kNtRRIE/s1600/IMAG0060.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 222px; height: 371px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TFkbRzw59yI/AAAAAAAAAc4/HCG2kNtRRIE/s320/IMAG0060.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5501458412576831266" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il est de ces improbables lieux que sur les bons conseils de l’ami d’un ami qui y serait passé il ne faudrait manquer sous aucun prétexte… « Le Lenin café» en fait parti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimanche matin nous prenons donc nos motos et partons en quête du lieu qui serait parait-il sur une île de la Loire du côté de Chalonnes-sur-Loire au cœur de l’Anjou.&lt;br /&gt;Approche agréable par les routins du bocage puis du vignoble où nous zigzaguons doucement avec délice profitant de « la douceur Angevine » de cette matinée d’été : fraîcheur humide au creux des Coteaux du Layon quand les rayons du soleil sont encore à mi-pente, puis tiédeur entre les carrés de vigne de Savennières exposés plein Sud, avant de descendre sur la ligne de ponts enjambant les bras de la Loire jusqu’à Chalonnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce serait donc dans le coin, mais où ?&lt;br /&gt;Nous stoppons devant la boulangerie du village où je demande à la patronne, une p’tite dame au parfait physique de l’emploi, joviale, petite ronde légèrement serrée dans un impeccable tablier blanc à dentelles, si le Lenin Café lui dit quelque chose. Coup d’œil entendu à son homme juste derrière aux fournils qui rapplique aussitôt.&lt;br /&gt;- Ben oui dit-il. Ca fait bien parti d’Chalonnes. Z’avez qu’a r’tourner sur vos pas et prendre direction « Basse Ile » à gauche juste après l’premier pont. Y’a bien 5 km !&lt;br /&gt;- Merci M’sieur Dame et bon Dimanche.&lt;br /&gt;Le lieu semble donc bien connu…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voilà donc repartis : le premier pont, la petite route à gauche vers « Basse Ile ». Petite en effet, la route. 3 km, 4 km puis quelques maisons avant de tomber sur un spectaculaire portrait de Lenin un verre à la main, noir sur fond rouge auréolé d’une enseigne « Lenin Café » sous-titrée : musée, bistrot, débat, concert. Tout un programme !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous garons les motos au raz de la tonnelle naturelle protégeant la terrasse du soleil, posons les casques et « entrons » sous le regard d’une femme d’âge mure au visage joliment marqué de rides d’expressions, pommettes saillantes, cheveux blancs coupés courts et yeux clairs protégés derrières une élégante paire de lunettes fumées à monture noire. Habillée à mode la Russe traditionnelle, robe colorée assez ample et étole de tissu rose en écharpe, dans sa tenue théâtrale la dame est élégante et souriante, du sourire de ceux qui ont fait une bonne farce.&lt;br /&gt;Accueillante elle nous souhaite la bienvenue en nous invitant à découvrir les lieux où nous entrons doucement. Etrange décors, atmosphère de datcha Russe où, au-delà du bar qui passe presque inaperçu, en parcourant l’enfilade de 4 pièces de cette maison de plein pied nous découvrons mille et un objets à l’effigie de Lenin retraçant une certaine histoire de&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TFkcpbZ1AGI/AAAAAAAAAdI/ZocGi1JIwlk/s1600/IMAG0059.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 217px; height: 365px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TFkcpbZ1AGI/AAAAAAAAAdI/ZocGi1JIwlk/s320/IMAG0059.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5501459917866074210" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; la Russie du 20ème siècle ; sorte de sanctuaire à la gloire du communisme triomphant. Pour le moins étrange et à vrai dire presque intimidant ici et maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous retrouvons la tenancière sur la terrasse et engageons la conversation avec la dame qui n’attend que ça. En un quart d’heure, dans un rare « one women show », Martine nous raconte son histoire : fille d'un militant de gauche travaillant en hôpital psychiatrique, elle devient perceptrice des impôts avant, au début des années 70, de partir découvrir la grande Russie au volant d’une 2CV pour finir « expert économique européen » pour les pays de l’Est et finalement fonder le café communautaire « Lenin », lieu de convivialité et d’échange « qui fait polémique » ajoute t-elle avec une fierté non dissimulée. Et de nous compter les nombreuses oppositions et autres manifestations hostiles à sa petite entreprise au cœur de cet Anjou d’habitude si paisible mais parfois tellement conservateur où le diable peut faire encore peur à quelques esprits chagrins « bien pensants ».&lt;br /&gt;Elle a visiblement des comptes à régler « La Martine », écorchée vive de la société capitaliste à la recherche de confrontation intellectuelle. Rien de méchant, juste le plaisir du débat avec une gouaille de tribun parfaite dans les meetings politiques à une époque ou les deux blocs s’affrontaient par idéologies interposées.&lt;br /&gt;Finalement le temps passe assez agréablement, sirotant une vodka tout en écoutant la patronne. Et j’en viens à me demander jusqu’où va sa sincérité quand Flo revient avec un livre acheté au coin du bar titré « J’aurai voulu être Lénin », signée Martine T.&lt;br /&gt;Elle serait donc sincère… sauf que les temps changent Martine. Il y a déjà plus de 20 ans que le mur de Berlin est tombé signant l’effondrement du système communiste « traditionnel », tandis que depuis le système capitaliste ultra-libéral semble avoir aussi touché ses limites dans la crise boursière que nous traversons.&lt;br /&gt;Mais à cet instant ça n’a finalement aucune espèce d’importance.&lt;br /&gt;Nous avons passé un super moment dans un lieu en effet unique. Alors merci Martine.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-7530452635991865559?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/7530452635991865559/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=7530452635991865559&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/7530452635991865559'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/7530452635991865559'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/08/lenin-cafe.html' title='Lenin Café...'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TFkbRzw59yI/AAAAAAAAAc4/HCG2kNtRRIE/s72-c/IMAG0060.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-7422574821645190988</id><published>2010-07-18T22:29:00.003+02:00</published><updated>2010-07-19T08:32:52.386+02:00</updated><title type='text'>Pélerinage</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://img.turbo.fr/02067604-photo-ancien-panneau-de-depart-de-la-competition-musee-des-24-heures-circuit-de-la-sarthe.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 228px; height: 182px;" src="http://img.turbo.fr/02067604-photo-ancien-panneau-de-depart-de-la-competition-musee-des-24-heures-circuit-de-la-sarthe.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="file:///C:/Users/FREDER%7E1.GRI/AppData/Local/Temp/moz-screenshot.png" alt="" /&gt;Aller au Mans en voiture de sport « ancienne », c’est un peu comme  se glisser dans la peau de Steve Mac Queen dans les premières séquences du film « Le Mans », lorsqu'il pilote sa Porsche 911 sur les petites routes du bocage Sarthois.&lt;br /&gt;On roule fenêtres ouvertes savourant pleinement les sonorités mécaniques du V6 de l’Alpine mêlé aux effluves champêtres de cette belle matinée d’été, mélange de foin et de blé mur à une heure ou l’on profite encore de la fraîcheur avant la chaleur écrasante annoncée.&lt;br /&gt;On roule « tranquille », assis au raz du sol en position semi-allongés dans les baquets somme toute confortable d’une auto née il a un déjà un quart de siècle et au charme inégalable : petit volant 3 branches entre les mains, direction et freins sans assistance, pédalier inversé très rapproché, levier de vitesse placé haut, bref une voiture à piloter conçue à une époque où l’électronique n’avait pas encore envahit les postes de conduites qui, s’ils apportent de vrais progrès en matière de sécurité, aseptisent considérablement le plaisir de conduire.&lt;br /&gt;On roule donc « tranquille », laissant le moteur monter dans les tours vers des notes plus aigües soutenues par le léger sifflement du turbo, sans rien brusquer, pour changer de vitesse en souplesse avant que le régime moteur n’atteigne la zone rouge, laissant l’auto respirer un instant quand les aiguilles du compte tour et de pression de turbo retombent pour repartir de plus belle sur le rapport suivant jusqu’au prochain virage abordé sans freiner, juste en rétrogradant avec un léger coup de gaz, histoire de profiter décrescendo de la mélodie mécanique. A cet instant je ne fais plus qu’un avec la voiture, ressentant chaque vibration comme s’il s’agissait de mes propres muscles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Approchant du Mans, lieu de pèlerinage automobile s’il en est, nous rejoignons un groupe de passionnées roulant en file indienne, chacun profitant du spectacle son et lumière de la voiture précédente. Il y a là, à la queue-leu-leu, une Jaguar et une MG immatriculées en Angleterre, une magnifique Porsche Carrera compétition à la sonorité métallique ainsi qu’une Maserati toutes deux immatriculées en Italie. Sans se faire prier nous nous insérons dans la file pour profiter de la symphonie en V12 majeur sous le regard envieux des badauds croisés au gré de la traversée des villages ; ici journal et baguette à la main, où là dégustant un p’tit noir attablés à la terrasse d’un café… Douce France du week-end qui commence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Arnage » indique la pancarte en bordure de la D323, virage célèbre à l’ouest du mythique circuit automobile.&lt;br /&gt;Nous y sommes déjà, noyés dans un flot de « fanatiques » arrivant de l’Europe entière à bord d’innombrables voitures de sports de toutes marques ; improbable bouchon de Ferrari, Porsche, Aston-Martin, Maserati, Corvettes, Lamborghini, Jaguar, Caterham, Alpine et j’en passe… aux abords des parkings.&lt;br /&gt;Sûr, la journée va être belle !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-7422574821645190988?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/7422574821645190988/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=7422574821645190988&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/7422574821645190988'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/7422574821645190988'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/07/pelerinage.html' title='Pélerinage'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-867507533391741829</id><published>2010-07-07T22:34:00.004+02:00</published><updated>2010-07-07T22:52:24.819+02:00</updated><title type='text'>Gaaaaz !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TDTmXRBC9WI/AAAAAAAAAco/vgObDFhwPas/s1600/IMAG0014.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 191px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TDTmXRBC9WI/AAAAAAAAAco/vgObDFhwPas/s320/IMAG0014.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5491267133050647906" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L’actualité professionnelle chargée de ces dernières semaines ne m’a pas permis de faire vivre mon blog de voyage et d’évasion comme je l’aurais souhaité. 1000 excuses aux 250 lecteurs réguliers de mes petites chroniques… Promis, je vais être plus assidu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était dimanche il y 15 jours. Un petit SMS entre copains pour nous retrouver à moto en début d’après-midi sur le parking du Décathlon Cholet, histoire de prendre l’air en faisant sortir nos vénérables Africa-Twin entretenues avec amour. A 22 ans d’âge la mienne est déjà passée en collection, mais l’émotion reste intacte chaque fois que je l’enfourche : l’appel des grands espaces commence à la sortie du garage…&lt;br /&gt;Didier (alias Africa’Did), Marco et moi nous retrouvons donc avec joie pour une petite sortie improvisée sur les routes forestières au Nord de Cholet.&lt;br /&gt;Soleil radieux nous roulons à petite vitesse dans les sous-bois étincelants où la lumières joue entre les feuilles d’un vert intense de ce début d’été. Coiffés de casques ouverts type enduro, nous profitons pleinement de l’air, respirant à pleins poumons les senteurs de cette nature en pleine effervescence, mélanges subtils de parfums boisés, fleuris, de chlorophylle humide, ressentant sur le visage les moindres écarts de température au gré des zones ombragées ou ensoleillées. Dieu que c’est bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après quelques kilomètres, Didier qui connait le coin comme sa poche bifurque sur un chemin de terre battue en bordure de prairie. Comme un seul homme, sortie de la route nous adoptons la position debout sur les cales pieds, façon enduristes, corps légèrement basculé vers l’avant, regard « au loin » vers la trajectoire. Puis le rythme s’accélère incidemment : freiner plus tard, accélérer plus tôt en inscrivant la roue arrière en léger dérapage, pneus tout terrain projetant une gerbe d’herbe fraîche à l’accélération. Surtout ne pas se laisser distancer. Garder le contact histoire de montrer qu’on n’est pas le dernier des « poireaux ». A cet instant nous sommes ailleurs, quelque part à l’autre bout du monde, roulant dans les steppes mongoles où sur les hauts plateaux chiliens. Evasion totale. Que du bonheur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis les chemins se fond plus étroits, plus profonds, plus gras, pour devenir carrément boueux. Même pas peur avec nos motos plutôt taillées pour les grands espaces.&lt;br /&gt;Et ce qui devait arriver arriva : Didier notre ouvreur passe le bourbier. En le suivant je passe aussi avec difficulté. Marco qui n’a d’autre choix que de s’enfoncer d’avantage dans nos ornières reste planté au milieu « du gué », de la boue jusqu’au sabot moteur et jusqu’aux genoux ! On rigole en voyant la scène, trop contents de ne pas y être, puis finalement bien obligés d’y aller… pour sortir la moto…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inutile de décrire l’état dans lequel nous sommes rentrés à la maison sous le regard quelque peu condescendant de nos épouses, crottés du haut en bas, mais heu-reux comme de grands enfants venant de s’en donner à cœur joie en sautant dans les flaques d’eau…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un bien bel après-midi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-867507533391741829?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/867507533391741829/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=867507533391741829&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/867507533391741829'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/867507533391741829'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/07/gaaaaz.html' title='Gaaaaz !'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/TDTmXRBC9WI/AAAAAAAAAco/vgObDFhwPas/s72-c/IMAG0014.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-6885116849770725363</id><published>2010-06-02T11:04:00.003+02:00</published><updated>2010-06-02T11:13:59.687+02:00</updated><title type='text'>One night in Bangkok</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://wallpapers-diq.org/wallpapers/63/Wat_Arun%2C_Bangkok%2C_Thailand.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 278px; height: 206px;" src="http://wallpapers-diq.org/wallpapers/63/Wat_Arun%2C_Bangkok%2C_Thailand.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Parti lundi soir de Charles de Gaulle, l’A330 d’Air France pour Ho Chi Ming se pose 10h30 plus tard pour un court stop over à Bangkok ma destination express.&lt;br /&gt;Nous sommes mardi, il est 12h30 local et l’aéroport est curieusement désert. Il faut dire que l’état de siège vient tout juste d’être levé suite aux émeutes sanglantes opposant depuis quelques semaines les « Chemises Rouges » au Pouvoir, interrompant pour un temps le flot des touristes venu découvrir l’exotisme de ce pays charmant. Mais cette fois-ci il semble bien que quelque chose de grave se soit passé : plus de 80 morts, conséquence de l’intervention brutale de l’armée, alors que la population attendait un geste d’apaisement du vieux Roi malade qui n’est pas venu, laissant un immense sentiment de frustration dans ce pays d’habitude si pacifique.&lt;br /&gt;Qu’adviendra t-il lorsque les « Chemises Rouges » retournées à la campagne auront repris leur esprit ?&lt;br /&gt;Et quid des relations avec l’autre camp, les « Chemise Jaunes » qui n’ont pas voulu cela mais qui pourraient servir de bouc émissaire ?&lt;br /&gt;L’ambiance est lourde, et pour le moins gêné, chacun est parfaitement conscient qu’une mèche a été allumée…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’hôtel où je descends, habituellement bondé, est quasi vide. De grandes affiches offrent 50% de discount sur les tarifs ordinaires. Il ne faut manquer aucun client.&lt;br /&gt;Dans un coin du lobby, un gros bonhomme occidental au visage rougeaud, la cinquantaine mure, caresse piteusement la main d’une jeune femme locale. On dirait un gros chien en mal d’affection. J’ai honte pour lui.&lt;br /&gt;Accueil toujours aussi prévenant. Chambre impeccable. Je m’affale sur le lit. Quelle heure est-il ? 17h30. Merde, j’ai dormi 3 heures ! Pas grave demain il me faudra être en forme : 2 rendez-vous très importants pour lesquels je suis venu spécialement avant de rentrer directement à la maison.&lt;br /&gt;Tout ça pour ça diront certain. Sans parler du bilan carbone d’un tel déplacement que quelques écolos sédentaires et moralisateurs ne manquent pas de rappeler au bon souvenir des grands voyageurs…&lt;br /&gt;Fort heureusement tout le business ne se fait pas par internet. Et tant qu’il aura des Hommes, rien ne remplacera définitivement la richesse d’une rencontre, d’une poignée de main, d’un débat ; valant bien une nuit à Bangkok, Saint-Petersbourg ou ailleurs…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-6885116849770725363?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/6885116849770725363/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=6885116849770725363&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/6885116849770725363'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/6885116849770725363'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/06/one-night-in-bangkok.html' title='One night in Bangkok'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-396520751592178296</id><published>2010-05-23T22:32:00.005+02:00</published><updated>2010-05-23T22:58:43.656+02:00</updated><title type='text'>Dans un jus d'hormones...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.gulvspanden.dk/Sport/run/copenhagen_marathon2008-2.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 344px; height: 515px;" src="http://www.gulvspanden.dk/Sport/run/copenhagen_marathon2008-2.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je vous écris ces quelques lignes alors que je baigne encore dans un jus d’hormones, venant de boucler le Marathon de Copenhague il y a moins de 2 heures en tout juste 3h30.&lt;br /&gt;Y’a pas de hasard ; j’avais étalonné ma préparation pour 3h30, espérant secrètement réaliser 3h25. Petite excès de prétention. Si 5 minutes sur une course de 42 km peuvent sembler dérisoires, ce sont tout de même un peu plus de 7 secondes de mieux au kilomètre, c'est-à-dire presque 300 m par heure, soit encore 1 Km sur la durée ; une valise ! Bon, je ne cherche pas à vous embrouiller avec mes considérations mathématiques, mais tout ça pour dire que la prochaine fois la préparation doit être exactement sur l’objectif, et qu’il n’est pas réaliste de compter sur le facteur chance ou que sais-je encore pour améliorer la « performance ». Aucune excuse, il m’a tout simplement manqué un peu d'allonge sur les 6-7 derniers km.&lt;br /&gt;Sur ces considérations j’en viens à la course elle-même.&lt;br /&gt;Sympathique parcours en boucles dans la jolie ville de Copenhaguen. Nous sommes au Nord de l’Europe, et ici tout est bien agencé, je dirais même « rangé » avec goût, mariant styles classiques baroques au design moderne des bâtiments contemporains.&lt;br /&gt;Nous sommes environ 12000 à prendre le départ de l’édition 2010, dont un peu plus de 2000 étrangers. Organisation bon-enfant et départs réglés derrières des « pace setters » auxquels sont accrochés des ballons gonflés indiquant l’objectif temps.&lt;br /&gt;Coup de feu de starter et la foule s'ébroue lentement. Environ 3 minutes avant que je ne franchisse la ligne de départ et lance mon chrono.&lt;br /&gt;Le temps est parfait, presque chaud, et j’en viens presque à regretter d’avoir mis un maillot noir à manches longue.&lt;br /&gt;Les 10 premiers km sont un peu « encombrés », courant à touche-touche, jouant parfois un peu des coudes dans des rues assez étroites. Doucement le corps monte en température.&lt;br /&gt;Les 10 km suivants sont parfaitement agréables. La course s'étire. On "respire" mieux. Foulées régulières, presque légères, jusqu’à franchir avec bonheur le cap de la mi-course exactement dans la plan de marche, en 1h43. Confiant j’aborde la seconde moitié en me disant, optimiste, qu’il s’agit d’une grande descente jusqu’à l’arrivée…&lt;br /&gt;Tous les 5 km des ravitaillements que je respecte scrupuleusement : verres d’eau et boisson isotonique dont le corps à besoin pour soutenir l’effort.&lt;br /&gt;En franchissant le cap important des 30 km, les jambes deviennent plus dures et je commence à m’invectiver intérieurement en me disant qu’il ne reste plus qu’un gros tiers, tout juste la distance de ma séance quotidienne d’entrainement. Ca devrait l’faire.&lt;br /&gt;Les km semblent maintenant s’allonger. Je suis toujours exactement dans le plan de marche, mais il me faut maintenant aller chercher de nouvelles ressources psychologiques pour soutenir la physiologie qui en a bien besoin, génération d’images mentales positives dont certaines parviennent à déclencher des flux d’adrénaline donnant la chair de poule, coups de fouet bienvenus pour rejoindre le 35ème km où je croise le regard de Flo noyée parmi les spectateurs scandant des encouragements maintenant soutenus. L’ambiance est formidable et Dieu que ça fait du bien ! Toujours dans le plan de marche, ça commence à sentir l’écurie, mais la vague d’encouragements ne parvient pas à me relancer : impossible d’accélérer. A regret je reste donc dans mon rythme régulier de 5 minutes au km.&lt;br /&gt;Plus que 35 minutes de courses, tout juste une petite séance d’entretien, presque rien, lorsque je sens l’amorce d’un crampe dans le mollet droit. Merde ! Pas maintenant ! Pas si près du but ! Je me mets en hyperventilation tout en essayant de détendre les muscles au maximum pour essayer de contrôler le flux ravageur d’acide lactique.&lt;br /&gt;40ème km : j’aperçois la ligne d’arrivée au bout de ligne droite de l’autre côté de la rivière. Et pas moyen d’accélérer. J’enrage.&lt;br /&gt;Dernier km entre une haie d’honneur de spectateurs déchainés. Porté par les encouragements je franchis la ligne en arrêtant mon chrono : 3h30’30’’, finissant quelque chose comme 1600ème. Je ne suis pas sous la barre des 3h30. Dommage.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;Tandis que nous dinons tranquillement dans un petit restau de quartier tout en discutant de la course, Flo développe une théorie à prendre en considération que je vous livre telle quelle :&lt;br /&gt;- Moins tu cours vite, plus tu cours longtemps.&lt;br /&gt;- Et plus tu cours longtemps, plus la course est difficile.&lt;br /&gt;- Donc si tu veux moins souffrir, t’as qu’à courir plus vite !&lt;br /&gt;… dans le même registre que la non moins fameuse théorie de la propulsion à la poussière. Certains comprendront…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-396520751592178296?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/396520751592178296/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=396520751592178296&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/396520751592178296'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/396520751592178296'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/2010/05/dans-un-jus-dhormones.html' title='Dans un jus d&apos;hormones...'/><author><name>Fred Grimaud</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12951938340264356143</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_mJq__Hz7FXU/SlzGm6NWp0I/AAAAAAAAAAQ/yMvu6tWbEmw/S220/Fr%C5%BDd%C5%BDricGrimaud11.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1989029732452695076.post-2645362197141507027</id><published>2010-05-21T18:48:00.008+02:00</published><updated>2010-05-21T19:36:48.143+02:00</updated><title type='text'>Objectif 3h25 !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/fb/Helmed_Hoplite_Sparta.JPG/413px-Helmed_Hoplite_Sparta.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 179px; height: 258px;" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/fb/Helmed_Hoplite_Sparta.JPG/413px-Helmed_Hoplite_Sparta.JPG" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les dès  sont jetés.&lt;br /&gt;Nous partons demain vers Copenhague.&lt;br /&gt;Dimanche, 42,195 km de course à pied, distance "légendaire" couru de Marathon à Athènes par le messager Phidippides pour annoncer la victoire contre les Perses en 490&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt; &lt;/span&gt;avant JC, et qui, le pauvre, serait tombé raide mort quelques instants après avoir délivré son message ; bien qu'il semble que l'histoire ne soit pas encore complètement claire sur ce point tragique...&lt;br /&gt;En revanche, si j'en crois le portrait ci-contre, et bien que nous ne soyons pas tout à fait sûrs non plus qu'il s'agisse bien de lui, les bras lui en seraient tombés et ça l'aurait bien fait marrer... Peut-être le manque d'entrainement. A moins que ne ce soit les chaussures. Il  faut dire que les sandales, y'a mieux pour courir.&lt;br /&gt;Pour ce qui nous concerne il ne sera pas question de bataille, rien d'autre qu'un challenge personnel, simplement pour le plaisir de se dépasser et franchir la ligne d'arrivée au terme d'une course juste pour soi.&lt;br /&gt;Vivement dimanche !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1989029732452695076-2645362197141507027?l=carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carnets-de-voyages-fred-grimaud.blogspot.com/feeds/2645362197141507027/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1989029732452695076&amp;postID=2645362197141507027&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/2645362197141507027'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1989029732452695076/posts/default/26453621971
